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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLe Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a lancé des mandats d'arrestation visant 11 jeunes suspects en lien avec les événements ayant précédé la mort de Nooran Rezayi, 15 ans, abattu par balles par un agent du Service de police de l'agglomération de Longueuil (SPAL), le 21 septembre 2025.
Cinq personnes ont déjà été arrêtées. Six autres ont reçu des sommations à cet effet. Ces jeunes feront face à une volée d'accusations, notamment de complot pour enlèvement, de complot pour séquestration et de port d’armes dans un dessein dangereux.
Si certains ont depuis atteint la majorité, ils étaient tous âgés de 13 à 17 ans [au moment des faits], a précisé le directeur des communications du SPVM, David Shane. Leurs dossiers sont désormais entre les mains du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP). Ils comparaîtront tous devant la Chambre de la jeunesse.
Ces arrestations découlent de l'enquête parallèle menée par le SPVM, qui visait à faire la lumière sur les circonstances qui ont mené à l'intervention des policiers ce jour-là, notamment sur les signalements au 911 qui indiquaient la présence d'adolescents cagoulés et armés.
Précisons que les policiers de Montréal n'avaient pas pour mandat de statuer si le policier du SPAL qui a tiré sur Nooran Rezayi était justifié de le faire. Cette tâche appartient plutôt au Bureau des enquêtes indépendantes (BEI), qui a remis au DPCP un rapport à ce sujet en mars.
C'est ultimement le DPCP qui doit décider si des accusations doivent être portées contre le policier qui a ouvert le feu sur l'adolescent.
Peu de détails
Après son annonce, c'est un peu par principe que l'inspecteur Shane s'est prêté à la période de questions avec les journalistes. Étant donné que c'est un dossier qui concerne des personnes mineures, les identités et les détails de la cause sont protégés par la loi, a-t-il rappelé d'emblée.

David Shane, directeur des communications au SPVM. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers
Les journalistes se sont tour à tour butés à un mur en tentant d'obtenir davantage de détails sur ces arrestations. Impossible de savoir, entre autres, si Nooran Rezayi aurait également fait partie de la liste des suspects.
Je ne suis pas en mesure d'aller plus en détail. Ça fait partie des éléments qui vont devoir être débattus devant les tribunaux, a répété le directeur des communications.
David Shane a néanmoins insisté sur le fait que les suspects n'étaient pas accusés de port d'armes à feu, mais bien de port d'armes dans un dessein dangereux, laissant entendre qu'il pourrait s'agir d'autres types d'armes.

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Les explications d’Amélie Desmarais
Rappelons que, sur les lieux, le BEI a saisi une seule arme à feu, celle d'un policier, ainsi que des cagoules, un sac à dos, un bâton de baseball et divers autres objets.
On sait qu’il n’y avait pas d’arme à feu, malgré qu’on laisse encore entretenir un flou sur cette question-là. Je trouve ça assez malheureux, a commenté l'avocat de la famille Rezayi, Me Fernandon Belton.
Selon lui, la conférence de presse de mardi a permis d'apprendre très peu de choses sur les circonstances entourant la mort de Nooran Rezayi.
Aujourd’hui, on tourne notre regard sur des choses très périphériques, qui nous aident plus ou moins à comprendre pourquoi Nooran Rezayi est décédé, et c’est là que le focus devrait être, a-t-il dénoncé en entrevue au 15-18, sur ICI Première.
Me Belton a insisté sur l'importance de connaître les informations que détenaient les policiers au moment d'intervenir. Peu importe ce qui se serait passé avant, pour déterminer si l’intervention était fautive ou pas, il faut se ramener aux deux policiers qui ont fait l’intervention auprès de ces jeunes, et savoir quelle information ils avaient au moment d’intervenir, a-t-il martelé.
La mort de l'adolescent avait suscité une vague d'indignation à l'automne 2025. Six membres de la famille de Nooran Rezayi ont intenté une poursuite civile de 2,2 millions de dollars, en décembre dernier, contre la Ville de Longueuil et contre les policiers impliqués dans l'intervention pour usage déraisonnable et disproportionné de la force.

Des manifestations ont été organisées à la mémoire de Nooran Rezayi, âgé de 15 ans, après qu’il eut été abattu par la police de Longueuil.
Photo : Paula Dayan-Perez/CBC
Dernier développement en date : le ministre de la Sécurité intérieure, Ian Lafrenière, a annoncé le 1er juin le déclenchement d'une enquête administrative sur la façon dont le SPAL a géré les débuts de l'enquête et la coordination avec le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI).


3 weeks ago
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