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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayAprès l'attaque perpétrée lors des festivités de la Fierté de Berlin, la polémique enfle lundi en Allemagne sur un éventuel laxisme de la justice, accusée d'avoir laissé libre le suspect, un islamiste radicalisé au lourd casier.
À moins de deux mois d'un scrutin serré pour la mairie de Berlin, cet attentat, qui a provoqué la mort d'une Polonaise âgée de 65 ans et fait 29 blessés, pourrait profiter à l'extrême droite (AfD), en plein essor dans tout le pays.
Tué dimanche soir par la police, au lendemain de l'attaque, le suspect, Abdul Ballout, un citoyen allemand d'origine libanaise âgé de 21 ans, avait été condamné en mai à une peine d'un an et dix mois de prison avec sursis, pour préparation d'un acte de violence grave portant atteinte à la sécurité de l'État après avoir tenté de rejoindre le groupe armé djihadiste État islamique en Syrie en passant par le Liban.

Une personne a été tuée et une trentaine d'autres ont été blessées après qu’une camionnette a foncé dans la foule le 25 juillet 2026, à Berlin, en Allemagne.
Photo : Getty Images / Nadja Wohlleben
Abdul Ballout avait alors affirmé s'être distancié de l'EI et le tribunal avait pris en compte ses six mois de détention provisoire en Allemagne et ses trois mois de prison au Liban, pays où il avait été condamné pour son appartenance au groupe djihadiste.
Depuis la révélation, dimanche, de ce parcours, les critiques à l'égard de manquements judiciaires pleuvent de tous les côtés.
Il est encore trop tôt pour savoir quelles conséquences politiques nous tirons de cet attentat brutal. Mais une chose est sûre : nous ne devons pas nous contenter de simples déclarations, a admis lundi le chancelier, Friedrich Merz.
Je ne comprends toujours pas comment cet homme, pourtant placé sous surveillance permanente, a pu s'approcher de la Fierté sans être repéré.
Le danger a été minimisé, déplore Rolf Tophoven, expert de l'Institut pour la recherche en terrorisme et en sécurité politique à Essen, dans un entretien à l'AFP.

Le suspect a foncé sur des passants à bord d'une camionnette blanche avant de percuter un arbre.
Photo : Getty Images / Omer Messinger
L'auteur présumé de l'attaque a été cerné dans un jardin ouvrier dimanche en fin d'après-midi, où il a été abattu par la police après avoir couru en direction d'agents, muni d'une arme blanche, selon la police.
S'attaquer à la racine
Sur son site, la tête de liste de l'AfD à Berlin, Kristin Brinker, a déclaré qu'il fallait mettre immédiatement un terme à la politique de complaisance menée jusqu'à présent envers les islamistes enclins à la violence.
Le candidat des conservateurs (CDU), parti du chancelier et de l'actuel maire de Berlin, a convenu qu'il y avait un problème dans cette ville lié à l'islam politique.

Le maire de Berlin, Kai Wegner, s'adresse aux médias, à Berlin, le 25 juillet 2026.
Photo : Getty Images / RALF HIRSCHBERGER
Il faut s'attaquer à l'islamisme à la racine. Cela ne commence pas seulement au moment de l'acte de violence. Cela commence bien plus tôt, a affirmé Stefan Evers, dans un entretien au quotidien Die Welt.
Berlin fait partie des villes allemandes comptant les populations musulmanes les plus importantes.
L'État policier n'a pas agi correctement dans ce cas-là, a estimé Alfred Kubitz, retraité bavarois en vacances à Berlin, interrogé par l'AFP devant la porte de Brandebourg, à quelques centaines de mètres du lieu de l'attentat, où des fleurs ont été déposées pour rendre hommage aux victimes.
Cité par le quotidien allemand Handelsblatt, le député conservateur Marc Henrichmann, président de la commission parlementaire de contrôle des services de renseignement, a souligné que les libertés individuelles des extrémistes et islamistes déjà connus de la justice ne doivent plus être surévaluées à partir du moment où il y a un danger pour la vie d'autres personnes.
Le président de la Fédération des officiers allemands de la police criminelle, Dirk Peglow, affirme que, pour une personne présentant un tel potentiel de dangerosité, la sortie de détention ne devait pas marquer la fin de l'attention de l'État.
Dans un entretien à la radio Deutschlandfunk, la déléguée à l'intégration de l'arrondissement berlinois de Neukölln, où vivent de nombreux musulmans, Güner Balci, a de son côté plaidé pour la fermeture des mosquées les plus radicales afin d'envoyer un signal clair.


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