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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayAux écuries Sagehill, deux poulains de race ojibwée sont nés à quelques jours d'intervalle. Ces naissances porteuses d'espoir contribuent à assurer, petit à petit, la sauvegarde et la prospérité de cette race unique.
Le jeune mâle a vu le jour le 21 mai, suivi de près par une femelle le 25 mai. C'était une surprise pour tout le monde, se réjouit Michelle McConomy, bénévole aux écuries Sagehill.
Le cheval ojibwé est officiellement reconnu comme la seule race équine développée par des peuples autochtones au Canada. Son histoire revient de loin : en 1977, il ne restait plus que quatre juments dans la Première Nation du lac La Croix, en Ontario.
Pour sauver la race de l'extinction, un groupe d'hommes a transporté le troupeau du côté des États-Unis afin de le faire reproduire avec un étalon mustang. Grâce à ces efforts, la population est aujourd'hui remontée à environ 200 individus en Amérique du Nord.
Une race douce au service de la communauté
Au Manitoba, ces deux naissances portent à une dizaine le nombre de chevaux ojibwés recensés dans la province. Ces animaux sont particulièrement réputés pour leur tempérament doux et leur grande facilité à interagir avec les humains, notamment les enfants.
Nous utilisons les chevaux ojibwés dans le cadre de nombreuses activités. Il s'agit notamment de cours, d'apprentissage assisté par les chevaux, ainsi que d'un accompagnement destiné aux groupes scolaires, aux groupes professionnels et à toutes sortes de communautés pour les aider à tisser des liens avec les chevaux.
Ces naissances ont été rendues possibles grâce à Chase, un étalon ojibwé recueilli en août 2024 par les écuries Sagehill dans le but de poursuivre ce programme de réintroduction. Ce dernier est originaire du ranch Grey Raven, situé dans la Première Nation Seine River, dans le nord-ouest de l'Ontario.

Chase, étalon ojibwé, est le père des deux poulains nés aux écuries Sagehill.
Photo : Gracieuseté / Michelle McConomy
Un effort collectif et un symbole de réconciliation
Les mères des poulains sont deux des trois juments surnommées les trois sœurs. Arrivées au Manitoba en 2017, elles ont d'abord été hébergées à la ferme Aurora, gérée par Louise May, avant d'être confiées aux écuries Sagehill à l'automne 2024.
Ça me fait pleurer, même en ce moment, qu'on ait pu être capables de le faire en groupe, en communauté. Elles sont vraiment, vraiment belles. Et puis, j'espère continuer à participer à ce projet longtemps.
L'engouement pour la protection de la race dépasse les frontières de l'écurie. Au nord de Winnipeg, à Gold Lake, Jérôme Marchildon s'est lui aussi lancé dans l'aventure. Il aménage actuellement sa propriété de 75 hectares pour y accueillir ses premiers chevaux à l'automne.
Au-delà de l'élevage, le futur éleveur voit dans ces animaux un symbole fort de réconciliation . Ce sont des animaux précieux et importants, qui nous donnent de l'espoir, reconnaît-il.
La prochaine étape marquante pour les deux poulains se fera dans la communauté : ils recevront officiellement leur nom prochainement, au cours d’une cérémonie traditionnelle autochtone.

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Deux poulains ojibwés sont nés aux écuries Sagehill près de Winnipeg en mai 2026.
Photo : Radio-Canada / Juliette Straet
Avec les informations de Juliette Straet


4 days ago
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