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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayDes centaines de personnes se sont réunies dans le centre-ville de Montréal afin d'exprimer leur solidarité envers le mouvement de contestation national en France, initié par le blocage des lycées.
Réunis devant le Consulat général de France à Montréal, les manifestants ont tenu à exprimer leur solidarité avec le mouvement social français, qui a culminé samedi avec l'organisation de manifestations à vaste échelle, marquées par de fortes tensions et 1200 interpellations.
À quelques pas de là, le Front de résistance autochtone populaire (FRAP) conviait la population au square Phillips à 15 h pour manifester contre la violence policière et le racisme systémique, en réponse aux récentes révélations selon lesquelles un policier du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) se serait filmé en train d'uriner sur des personnes en situation d’itinérance.

Des manifestants se sont également réunis au Consulat général de France à Montréal pour exprimer leur solidarité avec le mouvement des étudiants français.
Photo : Édouard Beaudoin
Ensemble, les deux mouvements aux revendications connexes se sont rejoints sous une bannière commune afin de manifester contre la violence d’État.
On est également concernés, au Canada, par des coupes budgétaires, par des reculs dans les financements des services publics, [dans] l’éducation, explique un manifestant devant le Consulat de France.
Ici, au Canada, on est très loin, mais on est là pour eux, ajoute une autre participante.

Les différentes dénonciations des manifestants étaient réunies sous le parapluie de la « violence d'État ».
Photo : Étienne Perrault
Le soulèvement, organisé par France Insoumise Montréal et le Parti communiste révolutionnaire, mais aussi soutenu par des fédérations et des unions étudiantes, s’inscrit en marge du mouvement social initié par les lycéens de France, qui dénoncent le manque de financement dans l’école publique en général.
Le mouvement a pris une ampleur nationale, samedi, alors que de multiples manifestations contre la vie chère ont réuni des centaines de milliers de personnes dans plusieurs villes de l’Hexagone.

Les manifestants de deux rassemblements se sont réunis pour faire front commun contre « la violence d'État », samedi, à Montréal.
Photo : Édouard Beaudoin
Dans une publication Instagram, la Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal (FAÉCUM), l’une des organisatrices de la manifestation, rappelle que leurs revendications sont similaires : dénoncer la précarité financière étudiante et l’austérité dans l'enseignement supérieur.
Les combats sociaux ont l’habitude de se faire ensemble, relate une participante au sujet de l’autre manifestation du square Phillips. Plus on est nombreux, plus ça a un impact.
Violences policières, ici comme ailleurs
L’autre combat social s’est organisé dans la foulée des révélations de vendredi selon lesquelles un policier du poste 21, au centre-ville de Montréal, se serait filmé en train d'uriner sur des itinérants alors qu'il était en uniforme du SPVM.
Après le poste 39, c’est maintenant le poste 21 du SPVM qui montre encore son vrai visage avec des gestes dégueulasses contre des personnes en situation d'itinérance, peut-on lire dans une publication du FRAP sur les réseaux sociaux. Assez des violences et du racisme systémique perpétués par la police au quotidien.

Les manifestants ont déposé une toilette devant des policiers antiémeutes, postés devant le Consulat général de France, en lien avec les agissements d'un policier du poste 21, qui s'est filmé en train d'uriner sur des personnes sans-abris.
Photo : Étienne Perrault
Plus tôt cet été, c'est le poste 39 qui a fait polémique, alors que 16 de ses policiers ont été visés par une enquête en lien avec des allégations de gestes racistes. Certains auraient notamment collectionné des morceaux de tresses prises sur la tête de personnes interpellées.
La manifestation contre les violences perpétrées par la police devait se dérouler en parallèle du mouvement de solidarité envers les étudiants français. Les deux rassemblements ont ultimement convergé, alors que les revendications françaises trouvent écho dans plusieurs enjeux soulevés ici, au Québec.
Parmi ceux-ci ressort la violence policière infligée aux manifestants en France, alors qu’un étudiant a perdu une main à Saint-Étienne, samedi. On est aussi là pour n'importe quel jeune qui veut manifester pour son bien et pour son éducation, résume une participante.

La démonstration symbolique s'est faite dans le calme.
Photo : Étienne Perrault
Les manifestants étaient sous haute surveillance policière, bien qu'aucun débordement n’ait été signalé.
La marche a bifurqué vers la rue Sherbrooke et doit se terminer devant le Consulat de France, où une toilette a été déposée devant des agents antiémeutes, faisant allusion au policier qui a uriné sur une personne sans-abris.
Avec les informations d'Édouard Beaudoin


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