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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayPaul St-Pierre Plamondon dit vouloir être clair : dans le cas d'un référendum gagnant sur la souveraineté qui suivrait une élection du Parti québécois (PQ), certains fonctionnaires fédéraux au Québec apprendraient que leur emploi « ne peut pas être continué dans un Québec indépendant ».
De passage vendredi à l'émission Mordus de politique, le chef du PQ a répondu aux questions du public sur son programme électoral, notamment sur le projet indépendantiste au cœur de son offre politique.

16:03
Moins de bureaucratie
Bien qu'il soit possible que certains fonctionnaires fédéraux soient transférés dans un ministère québécois dans l'éventualité d'une victoire du oui, M. Plamondon a déclaré qu'il préférait être 100 % transparent que l'objectif de l'opération, c'est de dégraisser l'État.
C'est le choix que je fais et c'est ça mon offre politique, a-t-il insisté. Dans son plan pour un État indépendant, M. Plamondon avait déjà précisé qu'il ne pourrait garantir que tous les emplois des ministères fédéraux seront transférés dans la fonction publique québécoise.
Il espère, avec son budget de l'an 1 d'un Québec souverain, rapatrier des sommes de près de 90 milliards de dollars des coffres d'Ottawa, provenant des impôts que les Québécois y envoient chaque année.
On pense qu’en étant plus agressif sur la débureaucratisation de nos États, on peut générer quelque chose d’intéressant, a-t-il précisé, notamment pour les prestations de retraite, qu'il promet d'augmenter.
Le député de Camille-Laurin a toutefois indiqué que des mesures de transition étaient prévues pour les personnes qui perdraient leur emploi, sans toutefois en préciser la nature.
La menace au sud de la frontière
Le chef du PQ a aussi répondu aux inquiétudes entendues quant aux menaces d'annexion proférées par le président des États-Unis, Donald Trump.
Pour M. Plamondon, si une invasion militaire des États-Unis devait survenir, le fait d'être indépendant ou d'être dans le Canada ne change[rait] rien.
C'est très improbable et, si ça a lieu, ce n'est pas l'armée canadienne qui va nous défendre au Québec.

Le gouvernement Carney a adopté diverses mesures pour renforcer la sécurité et la souveraineté du Canada en raison des tensions géopolitiques actuelles. (Photo d'archives)
Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick
M. Plamondon est plutôt d'avis que la menace réelle est celle de l'escalade des mesures tarifaires, faisant référence aux droits de douane imposés par l'administration Trump à de nombreux États, dont le Canada.
Il s'est dit inquiet du fait que, lors de la future renégociation de l'ACEUM, le premier ministre Mark Carney priorise les secteurs de l'automobile et du pétrole au détriment du secteur agroalimentaire, une industrie particulièrement importante au Québec.
Le président Trump a déjà critiqué le système canadien de la gestion de l'offre, cher aux producteurs laitiers québécois.


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