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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayDes équipements de pêche de la Nouvelle-Écosse s'échouent sur des îles isolées de l'Atlantique. Des chercheurs appellent à une collaboration internationale pour lutter contre la pollution plastique transfrontalière.
Des étiquettes de homard de la Nouvelle-Écosse ont été retrouvées sur les plages de l’archipel des Açores, au large du Portugal. Ces îles se trouvent à plus de 3000 km de la Nouvelle-Écosse.
Une récente étude menée par des chercheurs de l'Université des Açores a analysé plus de 1500 débris d'engins de pêche en plastique échoués sur l'archipel portugais. De ce nombre, plus du tiers provient du Canada.
La majorité a été identifiée comme venant de la zone de pêche au homard 34, dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse. Le reste est issu des activités de l'industrie des pêches américaine.
L'étude révèle que ces débris, notamment des élastiques, des bouts de casiers et des évents d'évacuation, sont devenus une source importante de pollution dans l'océan.
Le principal auteur de l'étude, Christopher Kim Pham, a déclaré qu'un fort courant océanique tournant dans le sens des aiguilles d'une montre transporte davantage de déchets marins vers les Açores depuis l'Amérique du Nord que depuis l'Europe.
Bien que les débris d'engins de pêche ne soient pas le seul type de déchet à s'échouer sur l'archipel, M. Pham considère qu'ils constituent une menace pour les écosystèmes marins locaux.
Une pollution qui n'a pas de frontières
Lors d'une étude précédente, M. Pham a déterminé que les engins de pêche en plastique constituaient le type de déchet le plus courant sur les fonds marins entourant l'archipel.
Christopher Kim Pham estime que, même si les engins de pêche ne présentent pas nécessairement un risque plus élevé que les autres déchets plastiques dans les océans, leur abondance exacerbe le problème de la pollution plastique.
Il déplore qu'il n'existe aucun accord international sur la manière de gérer ce problème.
C’est le principal problème des îles océaniques particulièrement isolées, dont la population peu nombreuse essaie d’être aussi respectueuse de l’environnement que possible, mais nous subissons les effets de la pollution provenant d’autres endroits qui finit par s'échouer ici, a-t-il expliqué.

L'équipe de Christopher Kim Pham a examiné 1577 articles liés à la pêche au homard, notamment des élastiques, des coins de casiers, des évents d'échappement et des taquets de sacs d'appâts.
Photo : Autre banque d’images / Christopher Kim Pham
La tragédie des biens communs
Tony Walker, un professeur à l'École d'études des ressources et de l'environnement de l'Université Dalhousie, fait remarquer que les pêcheurs américains et canadiens déploient environ cinq millions de casiers à homards par an et que des dizaines de milliers d'entre eux sont abandonnés, perdus ou jetés à la mer chaque année.
C’est la tragédie des biens communs, a-t-il déclaré en faisant référence à une situation où des individus, en cherchant leur propre profit, finissent par épuiser ou détruire une ressource partagée.
Il reconnaît cependant que ce que les scientifiques marins et les pêcheurs appellent les engins de pêche fantômes ne représente qu'une partie de la pollution plastique marine.
M. Pham et M. Walker s'entendent pour dire qu'il n'est pas simple de parvenir à un consensus international sur la pollution plastique transfrontalière, mais préviennent que, sans coopération, la situation continuera de se détériorer.
Des solutions avancées pour diminuer la pollution
M. Pham exhorte l'industrie des pêches du Canada et des États-Unis à mettre en œuvre des mesures préventives, telles que revoir la conception des casiers à homards, encourager le recyclage des engins de pêche et assurer un suivi de l'empreinte environnementale des équipements.
M. Pham estime que le public est de plus en plus conscient de la pollution plastique et il constate certains changements dans les habitudes des gens.
Mais tant qu'on ne s'attaque pas au cœur du problème, c'est-à-dire la production, ça va être difficile, a-t-il assuré.
Dans une déclaration transmise à CBC, le ministère canadien des Pêches et des Océans (MPO) a indiqué que tous les pêcheurs commerciaux sont tenus de signaler la perte de leurs engins de pêche au moyen d'un système en ligne.
Le MPO ajoute que le gouvernement fédéral a consacré 15 millions de dollars supplémentaires à la récupération des engins de pêche fantômes dans les eaux canadiennes. Toujours dans cette déclaration, le MPO précise que les fonds alloués précédemment ont permis de récupérer plus de 2590 tonnes d’équipement perdu depuis 2020.
D’après le reportage de Yuan Wang, de CBC


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