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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayL'élection du Parti québécois (PQ), il y a trois semaines, a été remarquée par le président des États-Unis, Donald Trump, qui a partagé la nouvelle mardi sur son réseau Truth Social.
Félicitations à Paul St-Pierre Plamondon pour sa VICTOIRE, a-t-il déclaré dans une publication accompagnée d'un article du Irish Times daté du 6 octobre présentant l'arrivée au pouvoir des séparatistes comme un revers pour Mark Carney.
Le président américain, dans sa fournée matinale de messages, avait également souligné, quelques minutes plus tôt, l'élection, samedi, de Lorne Doerkson à la tête de la Colombie-Britannique. Les conservateurs progressent fortement au Canada!, s'était-il réjoui.
Questionné sur le sujet à sa sortie d'une rencontre privée avec le premier ministre St-Pierre Plamondon, le chef libéral Charles Milliard s'est montré peu surpris des félicitations offertes par le président américain, rappelant que ce dernier était dans la business de saboter le Canada.
Je ne sais pas, par contre, si M. Trump est au courant que M. Saint-Pierre Plamondon souhaite désespérément son départ pour tenir son référendum, a-t-il ajouté, faisant référence à la promesse du chef péquiste de consulter les Québécois sur leur avenir une fois que le dirigeant républicain aura quitté la Maison-Blanche.

Le chef libéral Charles Milliard a rencontré la presse, mardi, après avoir discuté en tête à tête pendant une heure avec le premier ministre St-Pierre Plamondon.
Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel
De son côté, la co-porte-parole de Québec solidaire, Ruba Ghazal, a associé le message du président américain à de l'intimidation envers le Québec et le Canada.
L'indépendance du Québec, ça nous appartient, c'est notre projet à nous, a-t-elle fait valoir. Il n'a pas à s'en mêler. Et moi, j'espère vraiment que M. St-Pierre Plamondon est d'accord avec nous. Donald Trump n'est pas un allié du Québec.
À Ottawa, le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, a fait peu de cas, pour sa part, du message partagé mardi par le président. Il n'y a personne de sérieux [...] qui s'imagine que Donald Trump est un ami sincère du Québec, a-t-il dit. De toutes les juridictions que je connaisse, celle qui est la plus réfractaire à M. Trump, c'est le Québec.
Personne ne s'y fera prendre, a insisté M. Blanchet. En revanche, ce qui serait hautement pertinent, ce serait d'initier, Trump ou pas Trump, une ronde de négociations dont l'objet serait une réduction mutuelle des tarifs [douaniers].
Il faut initier une désescalade, a-t-il poursuivi. Et ça, ça passe par une conversation avec Washington. Même si, sur plein d'autres sujets, on n'aime pas Donald Trump.

Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, considère le message de félicitations que Donald Trump a transmis à l'attention de Paul St-Pierre Plamondon comme de la « politesse », tout simplement.
Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld
Le message partagé mardi par le président américain s'ajoute à celui du milliardaire Elon Musk, proche de l'administration américaine, qui, le 7 octobre, avait écrit sur son propre réseau social, X, que le Québec serait bien mieux s'il se séparait du Canada.
M. Musk avait également répondu ce jour-là à un éditorial du National Post en écrivant qu'à son avis, il serait génial que Paul St-Pierre Plamondon mette sur pied le gouvernement le plus anti-woke au Canada.
Accusations d'ingérence, de part et d'autre
Ces messages surviennent à un moment où les tensions politiques entre le Canada et les États-Unis sont nombreuses, chaque pays accusant l'autre de vouloir s'ingérer dans sa politique intérieure.
Le gouvernement canadien balaye d'un revers de main les inquiétudes concernant une ingérence potentielle dans les élections américaines, alors même que ses ministres et ses premiers ministres provinciaux évoquent ouvertement [...] leurs projets visant à influencer la politique américaine, lisait-on dans ce document.
Ottawa avait réfuté ces accusations. Toutes nos actions visent l’intérêt des travailleurs canadiens, des familles canadiennes et de l’avenir de notre économie. C’est là, du début à la fin, le fondement de notre démarche, et c'est la manière dont nous la présentons, avait déclaré le premier ministre Mark Carney.
Je n'ai absolument aucun intérêt à m'immiscer dans les élections américaines, avait ajouté son homologue ontarien, Doug Ford, au cœur des reproches formulés par l'ambassade américaine.

Mark Carney (gauche) et Doug Ford (droite) nient vouloir influencer la politique américaine. (Photo d'archives)
Photo : La Presse canadienne / Liam Richards
Une possible ingérence américaine dans le scrutin provincial québécois avait également fait couler beaucoup d'encre dans les dernières semaines de la campagne électorale.
Alors que les chefs entamaient le sprint final, un article du Journal de Montréal alléguait qu'un groupe de réflexion américain, le Defense Analyses and Research Corporation, appelait sur son site web les États-Unis à soutenir financièrement le PQ et à favoriser le mouvement souverainiste, afin d’affaiblir le Canada de l'intérieur.
Une enquête de Radio-Canada a ensuite montré que la Coalition avenir Québec avait en sa possession les documents de ce groupe de réflexion 10 jours avant que l'histoire ne s'invite dans la campagne, et qu'au moins un employé du parti avait tenté de les refiler à des journalistes.


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![[PANEL] La relation Carney-PSPP teintée par le sommet Canada-UE?](https://images.radio-canada.ca/q_auto,w_1250/v1/ici-tele/emissions/16x9/telejournal-18h30-mathieu-nadon.jpg)























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