PROTECT YOURSELF with Orgo-Life® QUANTUM TECHNOLOGY
Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwaySi le décollage du troisième mandat de Doug Ford s’est fait tout en douceur, son gouvernement traverse maintenant une zone de turbulence. Le pilote a allumé le voyant lumineux de ceinture de sécurité en repoussant la reprise des travaux parlementaires à la fin octobre. Parviendra-t-il à reprendre le contrôle d’ici là ?
L'année n’avait pas bien commencé pour le gouvernement Ford. Les coupes dans l’aide financière aux étudiants et le dégel des frais de scolarité semblaient occuper presque tout l’espace politique en Ontario.
C’est finalement un tout autre dossier qui aura taraudé Doug Ford en 2026.
En achetant un jet privé pour ses déplacements en avril, le premier ministre a contredit sa propre image de marque d’homme de tous les jours, qui comprend les ennuis du quotidien.

Doug Ford se targue d'être joignable par quiconque au téléphone, dont il donne le numéro souvent lors d'événements publics. (Photo d'archives)
Photo : La Presse canadienne / Chris Young
Les Ontariens ne lui ont pas pardonné cette transgression, et ont commencé à regarder ailleurs.
La popularité de Doug Ford s’effritait déjà tout doucement, mais les sondages montrent désormais un regain de popularité des libéraux ontariens. Certains les ont même donné à égalité (ou presque) avec les progressistes-conservateurs.
Ce n'est donc pas une surprise si le premier ministre met fin aux travaux parlementaires deux jours à l'avance… et repousse leur reprise a la fin octobre.
En lançant la saison des barbecues aussi tôt (le Ford Fest doit avoir lieu dans deux semaines), le premier ministre se soustrait aux piques quotidiennes de l’opposition sur le jet privé.
Loin de l'Assemblée, il peut choisir les événements auquels il convie les journalistes, et limiter les occasions de gaffes.
Au lieu de rester ici à se disputer entre nous, nous allons sur le terrain, discuter avec les gens et commencer à créer davantage d'emplois en Ontario, a-t-il dit mardi.

Doug Ford doit tenir son prochain « Ford Fest » à Scarborough, où une élection partielle doit avoir lieu avant la reprise des travaux parlementaires. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
Il martèle que le travail ne s’interrompt pas pour autant, et que les députés s’acquitteront toujours de leurs devoirs en comité et dans leurs circonscriptions, mais les Ontariens le verront-ils du même œil ? En ne siégeant que 13 semaines et demie cette année, Doug Ford pourrait donner l’impression de ne pas prendre ses obligations législatives au sérieux.
Le premier ministre entame plutôt cette semaine une tournée aux États-Unis, afin de vendre l’Ontario (et le Canada) comme partenaire commercial de confiance.
Au cours des derniers jours, il a saisi n’importe quelle occasion de critiquer le président américain et ses politiques, la même recette qui lui a valu la victoire aux élections de 2025.
Passer à l'offensive contre l’une des figures politiques les plus détestées au Canada est probablement une bonne idée, mais suffira-t-elle à renverser la vapeur ? De nombreuses embûches se dressent toujours sur son chemin.

Les conventions collectives expirent à la fin du mois d'août pour les enseignants ontariens. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Lorenda Reddekopp
Les négociations des conventions collectives avec les syndicats d'enseignants commencent cette semaine, l’une des tâches les plus ardues de n’importe quel gouvernement ontarien, libéral ou conservateur.
Le gouvernement voudra éviter une grève des enseignants à la rentrée mais jusqu'où est-il prêt à aller, alors qu’il s'évertue à assainir les finances des conseils scolaires et à réduire la taille de son propre déficit ?
Pistes cyclables, changements à la Loi sur l'accès à l’information… plusieurs contestations judiciaires traînent toujours devant les tribunaux. Le gouvernement Ford n’est jamais à l'abri d’un revers qui pourrait lui coûter cher.
La tournée estivale permet d’habitude au premier ministre d'éclipser ses rivaux, qui peinent à attirer l’attention des Ontariens pendant l'été, mais la course a la chefferie libérale pourrait faire diversion, si elle s’échauffe.

Lee Fairclough et Rob Cerjanec sont tous deux candidats à la chefferie libérale. Deux autres candidats sont présentement en lice, soit Navdeep Bains et Dylan Marando.
Photo : La Presse canadienne / Laura Proctor
Repousser la reprise parlementaire n’est donc probablement pas une mauvaise stratégie politique pour M. Ford, mais elle ne le met pas complètement à l'abri d'autres zones de turbulences.
Mieux vaut demeurer alerte et ne pas engager le pilotage automatique pour mener à terme ce troisième vol d'affilée.


23 hours ago
2

























English (US) ·
French (CA) ·
French (FR) ·