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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLes personnes trans et non-binaires, qui ne représentent que 0,33 % de la population canadienne, ont souvent été la cible, malgré elles, de controverses et de débats politiques récents.
Dans un tel contexte de polarisation, où la communauté fait face à plusieurs défis, ça fait du bien d'avoir cette journée-là pour, quand même, souligner de façon un peu plus optimiste, peut-être, la suite des choses pour les communautés trans et non binaires, témoigne la directrice générale d'Aide aux Trans du Québec (ATQ), Victoria F. Legault.
Parmi les enjeux soulevés qui touchent le Québec, la dirigeante de l'organisme mentionne entre autres le rapport du Comité de sages sur l'identité de genre déposé en 2025 ou encore la politique linguistique de l'État québécois annoncée en septembre dernier, des sagas qui ne font qu'ajouter de l'huile sur le feu, selon Mme Legault.
On voit qu'il y a vraiment un ressac sur l'acceptabilité sociale des personnes trans et de leurs droits un peu partout en Occident.

Victoria Legault est directrice générale de l’organisme Aide aux Trans du Québec, qui existe depuis 1980. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Priscilla Plamondon Lalancette
La CAQ fait l’objet de critiques
Or, ces décisions ont toutes été prises par le gouvernement de François Legault, au pouvoir depuis 2018.
Mme Legault ne se cache pas : le bilan que dresse son organisme des deux mandats de la CAQ n'est pas positif pour les personnes trans et non binaires.
Non seulement on a le sentiment d'avoir reculé sur certains dossiers, mais, en plus de ça, il y a encore des dossiers qui sont sur la table et qui nécessitent des actions du gouvernement, notamment en ce qui a trait à la reconnaissance légale des personnes non binaires, qui font face à des embûches pour obtenir la mention X sur des documents officiels.

ATQ dit ne pas dresser un portrait positif du gouvernement de la CAQ quant aux enjeux liés à la communauté trans. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel
Alors que la campagne électorale provinciale approche à grands pas, Victoria F. Legault dit craindre les positions que prendront certains partis politiques qui ont définitivement tendance à utiliser ces questions-là pour faire mousser leur écoute.
C'est sûr qu'on est inquiets, ou je dirais qu'on a une certaine appréhension, du fait qu'on est en année électorale, dit-elle. Au final, il est question de vies humaines en arrière de ces questions et de ces débats publics là.
Aujourd'hui, pour cette Journée de la visibilité trans, on lançait un appel, d'une certaine manière, aux partis politiques et aux différents acteurs de la société civile, même, de ne pas utiliser ces questions et ces enjeux à des fins partisanes et d'éviter de polariser encore davantage les débats autour de ça, expose Victoria F. Legault.
La transmisogynie
Même si l’ensemble de la communauté est concerné, la directrice générale d’ATQ insiste, au regard de certains événements récents, sur le concept de la transmisogynie, soit la haine spécifique que vivent les femmes trans : de la transphobie parce qu’elles sont trans et de la misogynie en raison de leur féminité.
Victoria F. Legault donne l'exemple la récente décision du Comité international olympique (CIO) d'exclure les femmes transgenres des épreuves féminines, alors que cette mesure n’a pas été appliquée aux compétitions masculines.
C'est vraiment une diabolisation des femmes trans en particulier pour Mme Legault, qui met en lumière une inégalité de traitement, alors que drôlement et tant mieux, j'ai envie de dire, il n'y a pas ce mépris-là qui est aussi présent entourant les hommes trans, par exemple.
Cette situation fait écho à la décision prise par le ministère de la Sécurité publique du Québec, en juin dernier, de classer les détenues dans les prisons en fonction de leur sexe assigné à la naissance. Deux personnes trans qui sont actuellement incarcérées au Québec ont contacté ATQ pour témoigner des conséquences de cette décision.
Ça nous fait toujours craindre une atteinte à la dignité et à l'intégrité de ces personnes-là, ajoute Mme Legault, qui précise qu'il y a des démarches en cours auprès du ministère, avec d'autres organismes sur ce dossier.


2 months ago
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