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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayAvec son projet de loi 25, le gouvernement de l’Alberta veut « retirer la politique et l’idéologie des salles de classe ».
Les modifications proposées à la Loi sur l’éducation visent à réaffirmer que l’enseignant en classe doit être neutre, équilibré et exempt de tout parti pris personnel et politique tout en aidant les élèves à explorer les différents points de vue et à se forger leurs opinions.
Des attentes claires seront données aux écoles concernées, soit les écoles publiques, catholiques, francophones, à chartes ainsi que les écoles indépendantes autorisées.
Le bureau du ministre de l’Éducation a affirmé : Les commentaires de parents, enseignants, élèves, directeurs d’écoles, conseillers scolaires et directeurs généraux, ont contribué à l’élaboration de ce projet de loi. Il a précisé que les parents avaient exprimé des préoccupations en ce qui concerne la présence de la politique et de l’idéologie en classe.
Code de conduite
Le projet de loi prévoit également de modifier le règlement qui régit la conduite des enseignants pour exiger l’objectivité, une présentation équilibrée des enjeux et la prise en compte de la diversité des points de vue des élèves.
Je suis fermement convaincu qu'il est de la responsabilité professionnelle des enseignants de veiller à ce qu’ils soient neutres et impartiaux quant à leurs opinions, a déclaré le ministre de l’Éducation, Demetrios Nicolaides, dans une entrevue accordée sous embargo à CBC, lundi.
Il a ajouté qu’en présentant des sujets historiques ou politiques les enseignants doivent s’assurer que les deux côtés du débat soient présentés avec exactitude, afin que les élèves puissent formuler leur propre opinion.
Le ministre a fait référence à un incident survenu en janvier, où quelqu’un avait filmé en cachette un enseignant qui dénigrait la culture du Parti conservateur uni.
Les conseils scolaires auront l’interdiction de prendre position sur des questions politiques, sociales ou idéologiques qui ne relèvent pas de leur rôle.
D’un autre côté, le projet de loi prévoit également de protéger la liberté d’expression des conseillers élus.
Le projet de loi vise aussi à protéger les employés qui refusent de participer à une activité qui rentre en conflit avec leurs croyances, sauf si cela est requis dans le cadre d’un programme d’étude ou d’enseignement religieux.
Demetrios Nicolaides estime que la grande majorité des enseignants agissent de façon professionnelle et que le fait de se conformer à ces nouvelles exigences ne devrait pas représenter un problème.
Le projet de loi prévoit que les intervenants externes qui présentent du contenu dans le cadre d’enseignement religieux ne soient plus soumis à l’obligation mise en place depuis septembre 2025, qui veut que le ministre de l’Éducation doive approuver les ressources pédagogiques qui sont en lien avec l’identité de genre, l’orientation sexuelle et la sexualité humaine.
Drapeaux autorisés
Le projet de loi vise également à permettre d’arborer uniquement le drapeau canadien et albertain.
En ce qui concerne le drapeau franco-albertain, le ministre a affirmé, par voie de communiqué, qu’il pourra continuer à flotter à l’extérieur des écoles pendant que la réglementation relative aux drapeaux est créée. Il sera considéré comme un drapeau approuvé une fois cette réglementation mise en place.
Il a précisé que, une fois que le projet de loi 25 aura reçu la sanction royale, le gouvernement de l’Alberta et les conseils scolaires discuteront de la réglementation pour les autres drapeaux qui représentent le patrimoine de l’Alberta.
Nous voulons nous assurer, encore une fois, que les écoles sont exemptées de la politique et de l’idéologie. Parallèlement, nous prenons des mesures supplémentaires pour aider à développer et à renforcer une fierté civile et la reconnaissance, a affirmé Demetrios Nicolaides lors de son entrevue.
Les écoles seront aussi dans l’obligation de diffuser l’hymne national canadien au moins une fois par semaine.
Droit de veto de la province
Si le projet de loi est adopté, le gouvernement aurait le pouvoir de veto sur plusieurs décisions qui relèvent actuellement des conseils scolaires, tels que le choix du nom des écoles qui appartiennent aux conseils scolaires publics, l’utilisation des bâtiments scolaires vacants ou encore, l’approbation de contrat de travail des directeurs généraux.
Le projet de loi 25 prévoit que le ministère de l’Éducation aura l’autorité nécessaire pour permettre notamment de garantir des moyens qui permettent aux parents d’avoir une participation significative dans les activités d’apprentissage de leurs enfants et dans les décisions qui concernent les activités parascolaires.
Le projet de loi vise également à mettre à jour la Loi sur l’éducation pour renforcer la sécurité en classe en mettant en place des règles de conduite claires et de responsabilité lorsque ces règles ne sont pas respectées.
Si elles sont adoptées, la majorité des modifications à la Loi sur l’éducation prévue par le projet de loi entreront en vigueur le 1er septembre.
Avec des informations de Janet French


2 months ago
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