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La France défait le Paraguay et rejoint le Maroc en quarts de finale

2 weeks ago 7

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Un tir de pénalité de Kylian Mbappé a délivré l'équipe de France, longtemps embourbée devant une rugueuse défense paraguayenne, et a scellé la qualification des Bleus pour les quarts de finale du Mondial au terme d'un duel irrespirable et disputé sous une chaleur extrême, samedi, à Philadelphie.

Comme on pouvait le prévoir, c'est une véritable bataille qu'ont dû mener les hommes de Didier Deschamps pour l'emporter 1-0 et ainsi poursuivre leur route dans la compétition. Ils défieront le Maroc, jeudi, à Foxborough.

Il y a 28 ans, sur la voie du sacre de 1998, les Français avaient attendu la prolongation et le but en or de Laurent Blanc pour se défaire des coéquipiers de José Luis Chilavert.

Cette fois, c'est un tir de pénalité transformé par Mbappé, à la 70e minute, après une faute de Diego Gomez sur Désiré Doué, qui a sauvé la France, lui évitant une sortie de route prématurée, qui aurait été synonyme d'énorme désillusion après un début de tournoi idyllique, placé sous le signe de l'attaque, du spectacle et du beau jeu.

Deschamps et ses joueurs peuvent donc respirer après ce succès acquis dans la douleur et remercier une nouvelle fois leur capitaine et grande vedette, auteur de son 7e but dans cette Coupe du monde, et son 19e en phase finale, à une petite unité du record de Lionel Messi (20).

L'attaquant du Real Madrid n'a pas tremblé au moment de s'élancer, et cette 63e réalisation en 103 sélections avec l'équipe nationale vaut de l'or.

Les Bleus méconnaissables

Car sous une chaleur étouffante (37°C), les Bleus n'ont pas été à la fête en cette journée de célébration des 250 ans de l'indépendance des États-Unis et ont eu bien du mal à emballer le match. On a ainsi eu peine à reconnaître l'attaque flamboyante qui a enchanté la compétition avec une moyenne d'au moins trois buts par rencontre.

L'équipe de France a été méconnaissable, incapable de se créer des occasions dignes de ce nom face à une équipe paraguayenne très faible, malgré une possession de ballon et une domination de tous les instants.

Il fallait en faire largement plus pour bousculer une défense très regroupée et déstabiliser des joueurs rompus au combat et bien décidés à employer tous les moyens, même les moins licites, pour s'imposer, comme ils avaient si bien su le faire pour se débarrasser de l'Allemagne en 16es de finale au bout d'une séance de tirs au but.

Petites fautes ou gain de temps, les Paraguayens ont usé de tous les ressorts à leur disposition pour pourrir le match et sauvegarder leurs chances contre l'ogre de ce Mondial.

Ils pensaient qu'on allait venir jouer en tuxedo, faire de belles actions et des une-deux, mais on sait faire le sale soccer aussi. On l'a fait aujourd'hui, on l'a gagné, et même dans ça on a été meilleur qu'eux, a dit Mbappé au micro de M6.

Tout le monde joue avec ses armes. Il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises manières de jouer, la seule manière c'est gagner. Ils ont essayé de nous avoir comme ça, mais on les a eus aussi comme ça, a ajouté le capitaine des Bleus.

La canicule qui sévit entre autres en Pennsylvanie a sans doute nivelé les valeurs et empêché les Français de se montrer percutants et de mettre de la vitesse dans leur jeu.

Frayeurs et souffrance

Monstrueux jusque-là, Mbappé a été quasiment absent des débats, à part sur son tir de pénalité, et n'a pas eu grand-chose à se mettre sous la dent, ratant une tentative de la tête en première période (31e), avant de très mal négocier un long dégagement en profondeur de Mike Maignan (51e) et de buter sur le gardien Orlando Gill sur un tir enroulé (86e), puis sur deux frappes à bout portant dans les arrêts de jeu (90e+6).

Ses coéquipiers Michael Olise et Ousmane Dembélé ont été plus actifs, mais avec un déchet inhabituel. Olise, qui avait illuminé la Coupe du monde par sa science de la passe, n'a jamais trouvé l'ouverture pour placer les attaquants dans de bonnes conditions, perdant quelques ballons chauds, à l'instar de Dembélé.

Les menaces françaises sont donc venues essentiellement de loin : Manu Koné (22e, 55e), Adrien Rabiot (32e, 45e, 49e) Jules Koundé (36e) et Dembélé (39e).

La France s'est donc fait une frayeur et s'est qualifiée dans la souffrance. Une panoplie de plus dans son arsenal qui pourra lui servir pour la suite, sans doute dès les quarts de finale contre le Maroc.

Ça n'a pas été facile. Ils jouent avec tous les ressorts possibles. Ce n'est peut-être pas le soccer qui va faire venir les gens au stade. Il y a l'agressivité, ça en rajoute, a déclaré Didier Deschamps.

On n'est pas sorti de notre match. C'est difficile, il y a de la densité, ils savent bien défendre. Évidemment, la température va à l'encontre de l'intensité, et eux, sans intensité, ils ont bien défendu. C'est une belle étape de passée. C'est toujours compliqué face à ces équipes sud-américaines, a continué le sélectionneur des Bleus.

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