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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLes cours de l'or noir grimpent mercredi après de nouvelles frappes aussi bien américaines qu'iraniennes qui ont ciblé des pétroliers au Moyen-Orient et ont fait passer le baril de Brent au-dessus des 100 $ US pour la première fois depuis juillet.
Vers 6 h 35 (HAE), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en novembre, gagnait 2,79 % à 100,65 $. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en octobre, s'échangeait en hausse de 2,28 % à 95,15 $.
La pression se ressent davantage sur les cours des produits raffinés : aux États-Unis, le gallon (3,78 litres) de diesel a atteint mercredi un nouveau record à la pompe, s'affichant en moyenne à 5,94 $, selon l'Association automobile américaine (AAA).
Plusieurs navires sont en feu dans la région du Golfe, a annoncé mercredi l'agence maritime britannique UKMTO.
Le Corps des Gardiens de la révolution islamique, armée idéologique de l'Iran, a indiqué avoir ciblé deux bateaux américains, huit pétroliers, dix autres navires, et aussi avoir attaqué une base militaire des États-Unis en Jordanie, en réponse à des frappes américaines.
Mardi, l'armée américaine avait déclaré avoir détruit cinq pétroliers iraniens dans la région du Golfe.
Pour le marché de l'or noir, c'est une nouvelle escalade, explique Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
Selon lui, si l'Iran commence à viser des pétroliers dans les ports et les zones de mouillage d'autres États du Golfe, une part bien plus importante des infrastructures pétrolières de la région et de la flotte de pétroliers pourrait potentiellement être impliquée.
Pour l'économie, le seuil de 100 $ est un niveau psychologique qui compte, estime Kathleen Brooks, de XTB.
Une fois ce niveau dépassé, de nombreuses banques centrales n'auront d'autre choix que de relever leurs taux, au risque d'alourdir les coûts pour les entreprises comme pour les consommateurs et de plomber la croissance, note-t-elle.
Par ailleurs, la Chine a importé en août un peu plus de brut qu'en juin et juillet, même si ses importations restent très en dessous des niveaux avant la guerre, souligne Bjarne Schieldrop de SEB.
En fait, les raffineries chinoises, probablement avec la bénédiction du gouvernement, importent davantage de brut et le réexportent sous forme de produits pétroliers. Cela contribue à transformer la tension sur les produits pétroliers en tension sur le pétrole brut. L'Inde fait la même chose, précise l'analyste.


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