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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLe député de Joliette—Manawan, Gabriel Ste-Marie, et la porte-parole du Bloc Québécois en matière de Relations avec les Autochtones et de développement du Nord, Marilène Gill, réclament que le gouvernement fédéral comble les lacunes en logement et infrastructures dans les communautés des Premières Nations d’ici 2030, comme il s’était engagé à le faire.
Ils seront ce mardi à la Chambre des communes en compagnie de Sipi Flamand, chef de la communauté atikamekw de Manawan, qui a fait l’objet d’un rapport d’Amnistie internationale en avril en raison de la pénurie et la vétusté des habitations. France-Isabelle Langlois, directrice générale d'Amnistie internationale Canada francophone, sera également présente.
Avoir un toit convenable sur la tête, c’est un droit humain, estime le député Gabriel Ste-Marie. À Manawan, il y a en moyenne huit personnes par logement, ce qui a des conséquences pour le développement des enfants, insiste le député.
Pourquoi est-ce que le gouvernement fédéral accepte ce manque flagrant de dignité?
Le Bloc demande qu’Ottawa agisse, autant à Manawan que dans les autres communautés autochtones, qui vivent toutes des situations semblables.
Il faut du financement qui est constant, prévisible et qui tient compte des réalités d’éloignement et d’augmentation des coûts de construction, affirme Marilène Gill, porte-parole en matière d’Affaires autochtones du Bloc Québécois. Cette demande ne vaut pas seulement pour Manawan, mais pour l'ensemble des communautés autochtones du Québec, ajoute-t-elle.
Maintenir la pression
En se rendant à Ottawa, le chef Sipi Flamand veut continuer de mettre la pression. Il y a deux semaines, il a remis en main propre le rapport d'Amnestie internationale au premier ministre Mark Carney, venu à l’inauguration des travaux de la mine de Nouveau Monde Graphite (NMG), à Saint-Michel-des-Saints, dans Lanaudière.
Selon l’Assemblée de Premières Nations Québec-Labrador, il manque 10 000 logements dans les communautés autochtones au Québec, plus de 8000 ont besoin de réparations et de rénovations, et près de 4000 doivent être décontaminés en raison de la présence de moisissures.
Dans son rapport de 2024, la vérificatrice générale du Canada soulignait que, de 2018 à 2023, Services aux Autochtones Canada et la Société canadienne d’hypothèque et de logement n’avaient fourni que le cinquième du financement nécessaire pour combler le déficit d’infrastructures.
Selon Amnistie internationale, c’est non seulement le droit au logement, mais également les droits à l’éducation, à la santé, à la vie privée, à la sécurité et à la vie des Autochtones qui sont bafoués.


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