PROTECT YOURSELF with Orgo-Life® QUANTUM TECHNOLOGY
Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLe chef de la direction du groupe WestJet, Alexis von Hoensbroech, plaide en faveur d’une stratégie nationale pour le secteur aérien afin de maîtriser la hausse des coûts et de rétablir l’équilibre du marché face aux interventions continues du gouvernement fédéral.
En entrevue, le dirigeant de la deuxième compagnie aérienne du Canada a affirmé que les lois actuelles sur le travail, les droits des passagers, les taxes et les redevances freinent la croissance et grignotent les résultats financiers des transporteurs canadiens.
M. von Hoensbroech a expliqué que les compagnies aériennes nationales doivent faire face à des coûts plus élevés que leurs concurrentes américaines dans des domaines allant de la navigation aérienne à la compensation des émissions en passant par l’indemnisation des clients.
Voulons-nous un secteur aérien capable de résister au prochain choc, de maintenir les liaisons entre les collectivités, d’être compétitif à l’international, d’attirer des capitaux et de continuer à investir dans les avions, les liaisons et l’emploi? a-t-il soulevé lors d’un événement organisé à la Chambre de commerce de Calgary la semaine dernière.
À l’heure actuelle, nous avons un système surréglementé, excessivement coûteux et qui ne répond pas à ces objectifs, a-t-il affirmé ensuite en entrevue.
M. von Hoensbroech a précisé qu’il était reconnaissant que le gouvernement fédéral actuel se soit penché sur des réformes concernant la gouvernance des aéroports, la réglementation du travail et la protection des consommateurs, mais que celles-ci devaient être envisagées dans le cadre d’une vision plus large.
Je crains un peu qu’elles ne soient examinées de manière isolée. Il faut aborder cette question dans une perspective globale, a souligné le chef de la direction à La Presse canadienne.

La hausse du prix du carburant affecte les activités de WestJet. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Evan Mitsui
Le secteur aérien canadien s’est consolidé au cours des trois dernières années, avec la faillite de la compagnie à bas prix Lynx Air et la décision de WestJet d’intégrer sa filiale Swoop à son réseau principal et de racheter Sunwing Airlines.
Les transporteurs qui restent en activité sont confrontés à des obstacles de taille.
Coût du kérosène
Le coût du carburant a explosé en raison de la crise pétrolière mondiale déclenchée par la guerre en Iran, ce qui a alourdi de plus d’un milliard de dollars la facture de WestJet cette année. La crise a également poussé Porter Airlines, Transat et Flair Airlines à solliciter avec succès plus de 630 millions de dollars d’aide d’urgence auprès d’Ottawa.
M. von Hoensbroech a dénoncé cette mesure, affirmant qu’une partie de ces prêts à faible taux d’intérêt risquait de se transformer en dons provenant des contribuables, ce qui renforcerait encore davantage l’influence du gouvernement fédéral.
Il a cité l’exemple de Transat, dont les prêts gouvernementaux contractés pendant la pandémie de COVID-19 ont été restructurés l’an dernier, de sorte que près de la moitié de sa dette de 772 millions de dollars a été annulée et qu’une autre partie a été convertie en crédit sans intérêt sur cinq ans.
Cet argent se transforme en réalité en subventions et influence la dynamique du marché, indique-t-il.
À son avis, les compagnies aériennes peuvent aussi utiliser ces liquidités pour financer leur croissance et baisser le prix des billets, ce qui, en retour, discrédite la capacité du secteur à récupérer ses coûts de carburant.

Le Canada a fourni une aide d'urgence à plusieurs compagnies aériennes, dont Air Transat. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers
L’Association du transport aérien international (IATA), un organisme professionnel, a fait valoir que le Canada constituait un marché peu attractif pour les compagnies aériennes en raison des taxes et des redevances.
D’après le professeur spécialisé dans les relations professionnelles à l’Université Western Geraint Harvey, toute stratégie industrielle du pays devrait tenir compte des points de vue des consommateurs et des 265 000 salariés directement employés dans le secteur de l’aviation, selon les données de l’IATA.
Tout le monde est favorable au renforcement du secteur, mais dans quel but? a demandé M. Harvey. Quel est l’impact sur les salariés, quel est l’impact sur les passagers?
Une stratégie nationale pour l’aviation n’est pas nécessairement une mauvaise chose. Il faut simplement que ce soit une stratégie fondée sur les contributions de multiples parties prenantes, et non pas simplement quelque chose qui soit déterminé par les compagnies aériennes, a-t-il conclu.
Malgré les mesures d’aide accordées aux compagnies aériennes canadiennes, le pays reste un endroit où il est coûteux de prendre l’avion et d’exploiter une entreprise de voyage, selon une étude du Forum économique mondial.
Son indice de compétitivité dans le secteur du voyage et du tourisme pour 2024 classe le Canada à la 101e place sur 116 pays en matière de compétitivité des prix, qui mesure le coût des déplacements ou de l’activité économique dans un pays.
Toutefois, le Canada s’est également classé 11e au classement général, et il a devancé les 22 autres pays d’Amérique du Nord et du Sud dans la catégorie environnement des affaires.


9 hours ago
1























English (US) ·
French (CA) ·
French (FR) ·