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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLes succès récents de Super Mario Galaxy, le film (The Super Mario Galaxy Movie) et de Projet dernière chance (Project Hail Mary) ont dopé les résultats du box-office nord-américain, à son meilleur depuis la pandémie de COVID-19, se réjouit le patron du regroupement Cinema United, avant que ne s'ouvre à Las Vegas le salon professionnel qu’il organise depuis 1975, le CinemaCon.
Les dirigeants de salles américaines sont très enthousiastes devant le bons chiffres de cette année, a fait savoir à l'Agence France-Presse (AFP) Michael O'Leary, à la tête de cette organisation établie à Washington qui représente des milliers de salles de cinéma aux États-Unis et dans le monde.
Concurrencés depuis des années par des services de diffusion de plus en plus puissants, les cinémas en Amérique du Nord ont réalisé en 2026 leur meilleur début d'année depuis 2020, avec plus de 2 milliards de dollars américains (2,8 milliards de dollars canadiens, ou $ CA) de recettes en date du début avril, en hausse de 23 % sur un an.
Le box-office nord-américain, qui regroupe le Canada et les États-Unis, n'est pas basé sur le nombre d'entrées vendues, comme en France, mais sur les revenus qui en sont tirés.
Les professionnels du secteur qui se rassembleront de lundi à jeudi au CinemaCon de Las Vegas espèrent que la dynamique se poursuivra, après des années de disette et de fermetures de salles.
La pandémie de COVID-19, la grève des acteurs et des scénaristes d'Hollywood, sans oublier la croissance de la diffusion en continu ont bousculé les habitudes des spectateurs et ont provoqué une hémorragie dans les cinémas.
La génération Z renoue avec le cinéma, selon Michael O'Leary
Ce qui pousse les gens dans les salles, ce ne sont pas uniquement les films hollywoodiens à gros budget, qui restent dominants, mais aussi les films indépendants ou venus de l'étranger, croit Michael O'Leary.
Les gens sont attirés par des histoires captivantes. Et peu importe vraiment où vous vivez, d'où vous venez, ou même la langue que vous parlez [...], vous voulez une histoire prenante et intéressante, a-t-il dit à l'AFP.
Michael O'Leary tire son optimisme d'une dynamique générationnelle, estimant que le secteur s'est employé à imaginer des expériences toujours plus impressionnantes dans les salles, et on voit donc un retour du public, particulièrement les jeunes.
La génération Z mène la course, en quelque sorte, car c'est elle qui va de plus en plus au cinéma, a-t-il ajouté.

Paramount Skydance l'a emporté sur Netflix dans la guerre aux enchères pour le rachat de Warner Bros. Discovery.
Photo : Reuters / Dado Ruvic
Inquiétudes sur le rachat de Warner par Paramount
Les bons succès de salle en Amérique du Nord cette année mènent les professionnels à espérer que l'industrie retrouve ses résultats prépandémie, quand les revenus annuels du secteur totalisaient plus de 11 milliards de dollars américains (15,2 milliards $ CA), un chiffre qui n'a pas dépassé les 9 milliards de dollars américains (12,5 milliards $ CA) depuis 2020.
Projet dernière chance, une comédie de science-fiction avec Ryan Gosling, et Super Mario Galaxy, le film ont récemment obtenu de très bons chiffres pour leur première semaine en salle, avec des recettes respectives de 81 millions de dollars américains (112 millions $ CA) et de 132 millions de dollars américains (183 millions $ CA).
Et d'autres grosses sorties sont prévues ces prochains mois : Michael, le film biographique sur Michael Jackson; Le diable s'habille en Prada 2 (The Devil Wears Prada 2); Star Wars: The Mandalorian and Grogu; Spider-Man : un jour nouveau (Spider-Man: Brand New Day); L'Odyssée (The Odyssey), de Christopher Nolan; ainsi que le troisième opus de la saga Dune.
Néanmoins Michael O'Leary s'inquiète des vastes mouvements de consolidation qui bousculent le secteur, notamment de la tentative de rachat de Warner Bros. Discovery par Paramount Skydance.
Quand vous assistez à la concentration des grands studios historiques, comme nous en avons fait l'expérience avec Disney et Fox, le nombre de films produits diminue, les prix augmentent, et nous pensons que c'est mauvais pour les salles de cinéma, affirme-t-il.
C'est mauvais pour le secteur, et c'est certainement mauvais pour les amateurs de films, fait valoir le patron de Cinema United. Son organisation s'oppose fermement à cette transaction auprès des autorités réglementaires américaines, et elle leur demande de bien étudier cette fusion, parce que les conséquences seront graves.


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