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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLes partisans présents au Stade Boréale ont bondi de leur siège, dimanche en début de soirée, lorsque les coups de sifflets finaux se sont fait entendre. Leur club, le FC Supra du Québec, venait de défaire le Cavalry FC par la marque de 2-1, dans le match aller de cette demi-finale de Première Ligue canadienne.
La joie des 4432 amateurs présents aurait pu être contagieuse pour le Supra, mais l’entraîneur-chef du club, Kyt Selaidopoulos, a tenu à rappeler, en conférence de presse, que le travail est loin d’être terminé.
Est-ce que je suis content qu’on ait gagné? Oui. Est-ce que c’est fini? Non, a-t-il lancé, tout juste après que le capitaine du Supra, David Choinière, eut transmis un message similaire dans ses propres mots.
On sait que tout est à refaire. C’est la réalité du sport : on a gagné aujourd’hui, mais le deuxième match va être encore plus difficile, a-t-il expliqué.
Difficile, certes, car sur papier, l’équipe de Calgary est nettement supérieure au Supra. Les Albertains ont terminé 22 points devant les Québécois et ont décroché le titre de champions de la Première Ligue canadienne.
Heureusement pour le Supra, les matchs se jouent sur le terrain. Et l’équipe qui s’est présentée sur la pelouse semblait pétrie de confiance. Peut-être même un peu trop par moments, a jugé Selaidopoulos.
On est devenus arrogants pendant quelques minutes et on est sorti de ce qu’on faisait de bien. Quand on s’est regroupé, ça s’est mieux passé.
On est peut-être devenus surconfiants, parce qu’on était en train de les tuer pendant les 30 premières minutes, a reconnu Choinière.

David Choinière
Photo : /OneSoccer / Thiago Szwarc
Départ canon
La réalité, c’est que même le plus optimiste des partisans du Supra aurait difficilement pu imaginer un tel scénario pour les 10 premières minutes du match.
À la quatrième minute de jeu, Zachary Brault-Guillard a conclu une remarquable action collective. Un but contre son camp de Eryk Kobza, à la suite d’une frappe de Diyaeddine Abzi, a ensuite permis au Supra de doubler l’avance, dès la neuvième minute.
De quoi donner un petit supplément de confiance au onze partant des locaux.
Une chose que j’ai remarquée, c’est qu’on n’a plus vraiment de doute dans l’équipe. On attaque les matchs avec confiance et on sait qu’on peut faire mal à tout le monde avec les joueurs qu’on a. Il faut continuer sur cette erre d’aller.
Soudainement, le Cavalry FC semblait plus attaquable, moins glorieux. Et les locaux, conscients de leur supériorité, ont tenté d’en ajouter.
Tellement, que les visiteurs ont été presque inexistants lors des 40 premières minutes. C’est justement à ce moment que la bête s’est réveillée et a commencé à souffler dans le cou du Supra.
Multipliant les actions, les joueurs du club albertain ont finalement terminé par obtenir un tir de pénalité à la suite d’une contestation. Le tir a été arrêté, mais Tobias Warschewski a profité du rebond pour inscrire les siens au pointage.
C’est sûr qu’il y a des éléments très positifs à retenir. Les gars étaient prêts, ils sont sortis d’une bonne façon, tout le monde était concentré. Il y a de petites choses qu’on va devoir arranger, mais globalement, je pense qu’on a très bien fait, a résumé Selaidopoulos.

Kyt Selaidopoulos
Photo : OneSoccer / Thiago Szwarc
Tout reste à jouer
Les joueurs du Supra s’envoleront d’ici quelques jours vers la terre parfois ensoleillée, parfois nuageuse, voire parfois neigeuse, comme l’a souligné l’entraîneur-chef du Supra, de Calgary. Le match va avoir lieu le samedi 7 novembre, à 16 h.
D’ici là, le Cavalry FC va devoir trouver une solution au problème du Supra, alors que les Albertains ne traversent pas leur meilleure phase.
Si tu regardes le Cavalry dans leurs six derniers matchs, ils ne sont pas les meilleurs. Aujourd’hui c’est leur septième match où ils ne sont encore pas les meilleurs. Est-ce que leur orgueil est touché depuis un mois et demi? Oui, a relevé Selaidopoulos.
La réalité est toute autre pour le Supra. L’équipe québécoise s’est qualifiée pour les séries après une séquence extraordinaire pour terminer l’année, soit quatre victoires et un match nul.
On est confiants, parce qu’on a prouvé qu’on est une très bonne équipe sur les six derniers matchs. On a prouvé que, quand on joue en équipe comme ça, on est très durs à battre et on a l’erre d’aller avec nous, a justement fait remarquer Choinière.
Mais donc, à quoi s’attendre de ce fameux match retour? Ils vont sortir avec les canons, a illustré Selaidopoulos. Les canons vont arriver de chaque côté, alors nos boucliers doivent être prêts, on doit rester concentrés sur ce que nous on doit faire.


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