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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLes États-Unis, deuxième plus gros émetteur mondial de gaz à effet de serre, viennent de connaître leur deuxième printemps le plus chaud jamais enregistré et font face à une vaste sécheresse, a annoncé lundi une agence américaine de référence.
Entre mars et mai, les États-Unis contigus (qui ne comprennent notamment pas l'Alaska ou Hawaï), ont enregistré une température moyenne de 13,2 °C, a indiqué l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique (NOAA).
Le printemps 2026 devient ainsi le deuxième plus chaud recensé dans le pays, après celui de 2012.
Pour quatre États – l'Arizona, le Colorado, le Nouveau-Mexique et le Texas – il s'agissait même du printemps le plus chaud jamais recensé en 132 ans de relevés.
La moitié ouest des États-Unis a notamment connu en mars une vague de chaleur record, avec des températures ayant dépassé les 30 °C dans des régions où il gelait une semaine auparavant.
Le mercure avait même franchi les 44,4 °C dans plusieurs régions situées le long de la frontière sud entre la Californie et l'Arizona, établissant un record national américain pour le mois de mars.
Cette vague de chaleur exceptionnelle aurait été quasi impossible à cette période de l'année dans un monde sans changements climatiques, a établi un rapport du World Weather Attribution (WWA), un groupe de scientifiques internationaux étudiant les liens entre événements météorologiques extrêmes et changements climatiques.
Matchs extérieurs à la Coupe du monde
Du fait des changements climatiques, essentiellement causés par l'accumulation dans l'atmosphère du CO2 généré par la combustion du charbon, du pétrole et du gaz, les experts rappellent que ces vagues de chaleur sont appelées à devenir de plus en plus fréquentes, intenses et précoces.
Selon la NOAA, des températures supérieures à la normale devraient également être enregistrées en juin dans l'ouest et le nord des États-Unis.
Alors que plusieurs villes américaines s'apprêtent à accueillir des matchs de la Coupe du monde de soccer dans des stades sans toit ni climatisation, où la chaleur pourrait accabler tant les joueurs que les partisans, ces prévisions météorologiques seront suivies de près.
Dans un récent rapport, des climatologues ont indiqué qu'une chaleur éprouvante pourrait affecter un quart des matches du tournoi, y compris la finale au New Jersey.
Sécheresse
Selon le rapport de la NOAA, le début d'année 2026 a également été marqué aux États-Unis contigus par une grande sécheresse, la pire enregistrée entre janvier et mai depuis 1988.
Selon l'agence, plus de 58 % de ce territoire se trouvait encore en situation de sécheresse début juin.
Dans l'ouest du pays, l'hiver a été particulièrement difficile, 8 des 11 États de la région ayant enregistré leur hiver le plus chaud, avec pour conséquence un stock de neige dans les montagnes à un plus bas historique au début du printemps.
Étant donné que ce manteau neigeux constitue la principale source d'eau de toute cette région, une sécheresse particulièrement difficile s'est installée.
Le niveau d'eau très bas du fleuve Colorado, qui alimente quelque 40 millions d'Américains, inquiète particulièrement les autorités.
À l'inverse, Hawaï a connu en 2026 son printemps le plus humide jamais recensé en 36 ans de relevés, selon la NOAA, l'archipel ayant reçu plus du double des précipitations moyennes prévues pour la saison.
Quant à l'Alaska, il a connu son printemps le plus froid depuis 2013.


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