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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayBien qu'elle ne prendra pas position pour un parti politique, dans le cadre de la prochaine élection québécoise, la CSN aimerait remettre à jour sa position sur l'avenir du Québec, elle qui s'est déjà prononcée en faveur de la souveraineté lors des deux derniers référendums.
En vertu de ses statuts, la CSN ne peut pas prendre position pour un parti politique, contrairement à la FTQ, qui le pourrait, mais qui ne le fait plus depuis plusieurs années.
Néanmoins, comme la tenue d'un troisième référendum sur la souveraineté du Québec revient dans l'actualité, les délégués au congrès triennal de la CSN, qui se tient cette semaine à Québec, sont appelés à lancer une consultation pour remettre à jour la position de la centrale syndicale sur cette question.
Lors des deux derniers référendums, la position de la CSN était prosouverainiste. Et on faisait vraiment la distinction entre ''non, on n'appuie pas un parti politique, ça, c'est de la politique partisane'', et l'avenir du Québec, qui est une question qui transcende les partis et pour laquelle on veut prendre position.
Ce qu'on souhaite faire, pendant le présent congrès, c'est de dire aux membres : hey, ce serait l'fun d'aller voir les gens, de lancer une consultation et d'actualiser notre position, parce que fonctionner avec notre mandat d'il y a plus de trente ans, ce n'est pas ce qu'il y a de plus confortable, ajoute Mme Senneville.
Nouveau mandat
Mme Senneville amorce d'ailleurs un nouveau mandat à la tête de la deuxième centrale syndicale du Québec, qui a plus de 300 000 membres.
Interrogée à savoir si la CSN allait changer des orientations ou des façons de faire à la suite de ce congrès, et dans le contexte où le gouvernement caquiste a adopté plusieurs projets de loi touchant les syndicats, Mme Senneville a répondu qu'il appartenait plutôt au gouvernement de changer.
Les changements, on va surtout les attendre de la part du prochain gouvernement, parce que le présent gouvernement a multiplié les attaques antisyndicales. Et les projets de loi qu'il a mis de l'avant sont contestés par à peu près toutes les organisations syndicales, a-t-elle tranché.
Elle admet toutefois que la nouvelle loi visant à tenir davantage compte des besoins de la population en cas de grève ou de lock-out, qui crée le concept de services pour assurer le bien-être de la population, au-delà des services essentiels, change la donne.
C'est sûr que des stratégies de grève vont peut-être changer par rapport à la loi 14, mais on parle de stratégie. Alors on verra comment faire en sorte qu'on puisse exercer notre rapport de force, de façon à ce que ça porte tout de même, a ajouté Mme Senneville.


6 days ago
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