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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayDes représentants du milieu municipal demandent aux partis politiques provinciaux de s'engager à augmenter le financement des infrastructures d'eau, un problème qu'ils considèrent « urgent », en vue des prochaines élections.
À l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, des représentants de Montréal, de Québec, de la Fédération des municipalités du Québec (FMQ) et du Réseau Environnement ont exhorté dimanche le gouvernement à agir lors d'une conférence de presse à Montréal.
Le président-directeur général du Réseau Environnement, Mathieu Laneuville, a invité les cinq principaux partis politiques à se saisir d'urgence [du problème] du sous-financement des services d’eau et à intégrer des actions concrètes et des stratégies d’investissement à cet égard dans leurs plateformes électorales.

Mathieu Laneuville est le président-directeur général du Réseau Environnement. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Marc Landry
Nous sommes à un point de rupture au Québec, a-t-il ajouté. C'est impératif d'agir, de résorber notre déficit de maintien d'actifs, de mettre en place un autofinancement pour le maintien d'actifs et de mettre progressivement à niveau nos infrastructures.
Selon M. Laneuville, il est désormais nécessaire d’agir afin d’assurer la survie des collectivités québécoises. Il a notamment évoqué l’impossibilité de réaliser des dialyses si un hôpital venait à manquer d’eau ou encore les cours d’eau pollués qui pourraient avoir un impact sur l’industrie de la pêche.
On a bâti notre société, le Québec, sur cette ressource précieuse, notre or bleu. Il est maintenant temps de la préserver. C'est plus qu’une simple question environnementale : le financement des services d’eau est maintenant une question de sécurité publique.
Agir avant qu'il ne soit trop tard
La deuxième vice-présidente de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), Julie Bourdon, a demandé que le prochain gouvernement mette les infrastructures municipales d'eau à l'avant-plan des priorités et agisse de façon préventive.
Aujourd’hui, le 22 mars, tout le monde se lève. On est en train de frapper un mur, a-t-elle constaté. Peut-on, s’il vous plaît, faire quelque chose pour dire que c’est une priorité?
Mme Bourdon a insisté sur le fait que le vieillissement des infrastructures d'eau est une question primordiale pour les populations et pour les municipalités mais qu'il constitue aussi un problème concret sur le plan du logement.
Elle a indiqué qu’au Québec, au cours des dernières années, près de 30 000 logements n'ont pas pu être construits à cause des infrastructures d’eau qui fonctionnaient déjà à plein rendement.
Le sous-financement chronique des infrastructures municipales compromet la capacité des municipalités à soutenir le développement du Québec. Le déficit de maintien atteint 45 milliards de dollars. Sans réinvestissement majeur et des leviers financiers stables, les municipalités ne pourront plus construire de logements, soutenir l’économie locale ni maintenir des infrastructures essentielles.
Le maire de Québec, Bruno Marchand, a raconté qu’une délégation de sa ville s'est récemment rendue à Calgary et a pu observer les mesures adoptées afin de réduire la consommation d’eau depuis 18 mois à cause du déficit d’infrastructures d'eau.
Voici ce qu’on demande aux citoyens présentement : vous prenez des douches de maximum trois minutes, vous limitez l'actionnage de la chasse d'eau, a relaté M. Marchand. C’est la réalité des gens de Calgary présentement, pas pour une journée, pas pour hier, mais depuis deux semaines et pour encore deux semaines.
Il a cependant soulevé qu’au Québec, on ne s’attend pas à devoir vivre cette situation, car lorsqu’on ouvre son robinet le matin, l’eau coule et on s’attend à ce que cela dure pour toujours.

Le maire Bruno Marchand s'est rendu à l'hôtel de ville de Calgary à l'occasion de sa mission économique en Alberta. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
Selon M. Marchand, deux solutions s'offrent au Québec : attendre ou agir avant qu’il ne soit trop tard.
Prendre conscience d’un problème, prendre conscience d’une crise, c’est évidemment très angoissant, très anxiogène, a reconnu M. Marchand.
J'ai beaucoup d'espoir et j'ai confiance dans notre capacité collective, dans notre génie. J’ai confiance dans la capacité de construire pour le bien commun quelque chose qui va nous permettre de nous adapter, de réparer et de nous adapter aux changements.
Jacques Demers, le président de la FMQ, a rappelé que le Québec compte près de 100 000 kilomètres de conduites d’eau potable et d’égouts. Ces infrastructures constituent un patrimoine essentiel mais vieillissant.
Aujourd’hui, le constat est sans équivoque. Les besoins de renouvellement augmentent sans cesse de ce côté-là, a souligné M. Demers. Les coûts explosent et la pression sur les municipalités devient de plus en plus difficile à soutenir.
Il faut être clair : investir dans les infrastructures d’eau, ce n’est pas une option, c’est une obligation collective, a-t-il ajouté. Nous appelons à l'action concrète, à introduire davantage de flexibilité, à tenir compte des réalités locales et à mettre en place des mécanismes adaptés à des projets d'urgence critiques.


2 months ago
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