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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayAlors que les licenciements se poursuivre à l'aciérie de Stelco à Hamilton, la ministre de l'Industrie, Mélanie Joly, confirme qu'Ottawa étudie diverses options juridiques contre le propriétaire américain de l'entreprise après que celui-ci a rejeté la demande du gouvernement de mettre fin aux mises à pied annoncées.
S'adressant aux journalistes à Ottawa mercredi, Mme Joly a indiqué que le gouvernement fédéral examinait la lettre reçue de Cleveland-Cliffs et demeurait déterminé à faire respecter les engagements en matière d'emploi pris par l'entreprise lors de l'acquisition de Stelco en 2024.
Nous nous attendons à ce que Stelco respecte ses engagements, répète Mme Joly. À l'heure actuelle, une décision commerciale ou même une évolution des conditions du marché ne saurait justifier le non-respect de ses engagements.
La ministre précise que le gouvernement examine les options qui s'offraient à lui en vertu de l'article 40 de la Loi sur Investissement Canada. Ces options pourraient inclure des sanctions financières, une injonction obligeant l'entreprise à respecter ses engagements ou une ordonnance l'obligeant à vendre ses actifs canadiens. Toutes les options sont envisagées.
La ministre n'a pas indiqué si le gouvernement intenterait des poursuites judiciaires ni donné d'échéancier pour une décision. Elle indique qu'Ottawa demeure en contact avec l'entreprise et le syndicat représentant les travailleurs de Stelco.

Selon le syndidat, 90 travailleurs ont été mis à pied la semaine dernière et que 85 autres devraient perdre leur emploi d'ici la fin de la semaine. D'autres mises à pied sont prévues au cours des prochaines semaines. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Evan Mitsui
Je suis toujours disposée à discuter avec l'entreprise et à trouver une solution, mais nous étudions toutes les possibilités pour préserver les emplois au Canada, insiste Mme Joly.
Elle qualifie également la situation chez l'aciérie de Hamilton d'inacceptable.
Ces commentaires font suite aux déclarations du PDG de Cleveland-Cliffs, Lourenço Gonçalves, qui a affirmé que l'entreprise procéderait aux licenciements malgré l'avertissement d'Ottawa selon lequel ces coupes pourraient enfreindre les conditions de l'acquisition de Stelco.
Cleveland-Cliffs s'est engagée à maintenir au moins le même nombre d'employés syndiqués, ainsi que la grande majorité des employés non syndiqués, pendant cinq ans après l'annonce de son acquisition en 2024.

Le PDG de Cleveland-Cliffs, Lourenço Gonçalves, conteste l'interprétation des engagements pris par son entreprise lors de l'acquisition de Stelco en 2024 faite par le gouvernement canadien. (Photo d'archives)
Photo : Associated Press / John Kuntz
M. Goncalves conteste l'interprétation de ces engagements par le gouvernement, arguant que l'accord n'oblige pas l'entreprise à maintenir les niveaux d'emploi quotidiennement pendant toute la période de cinq ans. Il a qualifié les mises à pied de temporaires, affirmant que les emplois seraient recréés une fois qu'un accord commercial entre le Canada et les États-Unis serait conclu.
L'entreprise a également évoqué les droits de douane de 50 % imposés par le président américain Donald Trump sur l'acier canadien comme un facteur ayant influencé sa décision.
Les mises à pied déjà en cours
Ron Wells, président de la section locale 1005 du Syndicat des Métallos, qui représente les employés de Stelco, confirme que des mises à pied touchaient déjà ses membres.
S'exprimant mercredi à l'émission Metro Morning de CBC Radio, M. Wells a indiqué que 90 travailleurs avaient été mis à pied la semaine dernière et que 85 autres devraient perdre leur emploi d'ici la fin de la semaine. D'autres mises à pied sont prévues au cours des prochaines semaines.

Mike Watt fait partie des employés licenciés par Stelco le 9 octobre dernier après 20 ans de carrière au sein de l'entreprise.
Photo : Radio-Canada / Evan Mitsui
Le syndicat estime que 300 à 350 emplois pourraient être supprimés à Hamilton, et que des mises à pied sont possibles à l'usine Stelco de Lake Erie à Nanticoke, également au sud de l'Ontario.
Pour M. Wells, Cleveland-Cliffs ne respecte pas ses engagements en matière d'emploi et il exhorte le gouvernement fédéral à intenter une action en justice.
Il a également averti que les répercussions pourraient s'étendre au-delà du sidérurgiste, car d'autres fabricants dépendent des produits de Stelco.
L'acier est essentiel à la chaîne d'approvisionnement, a souligné M. Wells, prévenant que des perturbations pourraient affecter les entreprises qui fabriquent de tout, des appareils électroménagers et des abris de jardin aux produits automobiles.
Appels à la nationalisation de Stelco
Ce différend a également suscité des appels à la nationalisation du sidérurgiste.
Le chef du NPD fédéral, Avi Lewis, et la chef du NPD de l'Ontario, Marit Stiles, ont exhorté le gouvernement fédéral à nationaliser Stelco, arguant que les procédures judiciaires pourraient prendre trop de temps pour protéger les travailleurs et la capacité sidérurgique du Canada.

Stelco a annoncé à la fin septembre son intention de suspendre une partie des activités de son usine de Hamilton afin d'« assurer la survie » de l'entreprise, alors que les droits de douane américains pèsent sur ses ventes. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Michael Charles Cole
Mme Stiles a également exhorté le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford, à collaborer avec Ottawa afin de favoriser la nationalisation et la gestion canadienne, tout en insistant auprès de la province pour obtenir un allègement tarifaire et l'adoption d'une stratégie d'approvisionnement privilégiant les produits ontariens.
Le premier ministre Mark Carney avait précédemment déclaré que le gouvernement prendrait les mesures appropriées après avoir reçu et examiné la réponse de l'entreprise à la demande de Joly.
Avec les informations de Desmond Brown, CBC News


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