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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLe Québec souverain rêvé par le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon se doterait d’une armée, d’un ministère de la Défense nationale et serait membre de l’OTAN. Les dépenses militaires atteindraient d’ailleurs 5 % du PIB afin de se conformer aux exigences de l’alliance internationale.
Le Québec indépendant serait pleinement en mesure de se doter de mécanismes, d’institutions et de politiques qui lui ressemblent en matière de sécurité frontalière, de défense, de renseignement et de sécurité nationale, peut-on lire dans le livre bleu que le Parti québécois (PQ) a rendu public dans son intégralité lundi soir.
Le document indique toutefois que les effectifs des forces armées permanentes du Québec indépendant ne seront pas particulièrement massives.
Une force de réserve volontaire sera constituée, afin de maintenir un potentiel plus élevé en cas de situation le nécessitant, ajoute-t-on.
Le PQ ne prévoit aucun service militaire obligatoire.
De plus, on indique que les quelque 20 000 militaires canadiens présents sur le sol québécois au moment de l’indépendance seront invités à joindre les forces armées québécoises et à prêter allégeance à la nouvelle république.
Le PQ affirme que les actifs matériels des forces armées canadiennes qui reviendront au Québec devraient être comparables au pourcentage du poids démographique du Québec au sein du Canada.
On pense ici notamment aux bases militaires de Valcartier et de Bagotville.
Une variation à la hausse ou la baisse du transfert des actifs militaires devrait être compensée par une hausse ou une baisse, selon le cas, de la prise en charge de la dette canadienne, écrit-on.
Adhésion à l’OTAN et au NORAD
Le PQ croit même que le Québec pourrait faire mieux que le Canada en matière de défense nationale, notamment en se dotant d’objectifs plus clairs, d’une structure décisionnelle plus cohérente et d’une politique adaptée à ses propres intérêts stratégiques.
Selon le livre bleu, le Québec devrait adhérer à l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), notamment en raison de son article 5 stipulant qu’une attaque contre un État membre et une attaque contre tous les membres de l’alliance.
Pour ce faire, le PQ vise à ce que les dépenses et des investissements militaires du Québec atteignent 5 % de son PIB d’ici 2035.
Un Québec souverain se joindrait également au Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord (NORAD) et à la Commission permanente mixte de défense Canada-États-Unis.
Un Québec indépendant aura donc son propre ministère de la Défense nationale, dont les objectifs seront :
- préserver l’intégrité du territoire québécois et l’indépendance nationale;
- protéger la population civile des menaces militaires intérieures et extérieures;
- protéger la population civile en cas de catastrophes naturelles majeures;
- assurer le maintien de la paix à l’étranger et la conduite de missions humanitaires, selon les priorités établies par le gouvernement et nos engagements envers nos alliés;
- assumer tout autre rôle que lui confiera le gouvernement, dans les limites constitutionnelles.
Un début de dialogue
Le PQ avait commencé par effeuiller son livre bleu – visant à préparer l'indépendance du Québec – en présentant un chapitre à la fois. Le parti avait, par exemple, présenté en novembre dernier le chapitre où il indiquait vouloir doter le Québec de sa propre monnaie.
Or, la formation politique souverainiste a décidé de présenter l’ensemble du document lundi soir à ses membres lors d’un Conseil national en virtuel. Il a été entériné lors de l’événement.
Le document de plus de 500 pages ratisse large avec des chapitres sur l'identité, l’économie, les finances publiques, les étapes d'accession à l’indépendance, les relations internationales, la citoyenneté, le français, ou encore l’environnement.
Le chapitre sur les relations avec les Premières Nations et les Inuit est toutefois absent.
On indique que dans un esprit de collaboration et dans une optique de coconstruction de notre avenir collectif, le PQa choisi d’entamer un dialogue avec les Premières Nations et les Inuit avant de publier le chapitre les concernant. Ce dernier devrait être rendu public cet été.
Pour Paul St-Pierre Plamondon, ce document est un début de dialogue avec le peuple québécois.
C'est une première mouture dont la vocation est d'évoluer au fur et à mesure qu'on va recevoir de la rétroaction, a-t-il affirmé lors du Conseil national.


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