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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayAlors que la saison des épisodes de fortes pluies pointe le bout de son nez à Montréal, l’administration municipale bonifie son plan de mesures pour aider les citoyens à y faire face.
Les trois dernières années, on a eu huit événements de pluies diluviennes, c’est devenu notre nouvelle réalité [...] et ça coûte des milliards de dollars, donc les mesures préventives peuvent sauver beaucoup d’argent et beaucoup d’angoisse, a souligné Alan DeSousa, le responsable de la mobilité et des infrastructures au comité exécutif.
Augmenter la résilience de la ville est une responsabilité individuelle et collective, a-t-il ajouté, avant de détailler une série de mesures prises par l’administration municipale récemment.
Ainsi, l’enveloppe du programme RénoPlex est désormais de 10,3 millions $, un ajout de 2 millions. Ces sommes servent à rembourser aux propriétaires 40 % des travaux contre les inondations, comme par exemple l’installation d’un clapet anti-débordement, d'une porte étanche, le comblement d'une entrée de garage en contre-pente, ou l'installation d'un toit végétalisé.
Depuis 2021, près de 5500 logements dans plus de 2300 bâtiments ont reçu une subvention moyenne d'environ 9000 $ par bâtiment en vertu du programme RénoPlex, selon les données de la Ville.
On a relevé le plafond des propriétés admissibles pour que plus de propriétaires aient accès au programme et l'installation de batardeaux métalliques est désormais acceptée, a précisé Gabrielle Rousseau Bélanger, l’élue responsable de l'environnement à la Ville.

Deux batardeaux rétractables devant l'aréna Martin Brodeur à Montréal. (Photo d'archives)
Photo : Gracieuseté
Ces minibarrages rétractables permettent de protéger les zones les plus susceptibles de laisser passer l’eau autour des habitations en cas de forte pluie.
La Ville a aussi mis à jour sa page d’information (nouvelle fenêtre) pour aider les citoyens à corriger les zones vulnérables de leur propriété, et certains arrondissements proposent des ateliers en lien avec le sujet.
Des millions pour les infrastructures
Par ailleurs, plusieurs grands projets d’infrastructures sont dans les cartons, a mentionné M. DeSousa. Le bassin de rétention Saint-Jacques, qui permet de retenir l’eau en cas de fortes pluies pour désengorger les tuyaux, sera augmenté de 15 % (l’équivalent de six piscines olympiques) au coût de 68 millions $. Les études préliminaires sont en cours, aucune date n’est toutefois avancée pour la fin des travaux.
Les travaux de construction d’un autre bassin de rétention de 31 000 m3 d’eau (12 piscines olympiques) doivent commencer en 2028 dans le sud-ouest de l’île. À terme, il doit permettre de réduire de 30 % les surverses d’eau non traitée qui contribuent à la pollution du fleuve Saint-Laurent.
La sortie publique de la Ville de Montréal intervient alors qu’Ottawa et Québec s’apprêtent à faire une importante annonce en matière de financement des infrastructures.
Une annonce qui réjouit Alan DeSousa. Mais il faut que le robinet soit ouvert rapidement et de façon pérenne pour qu’on puisse rapidement déployer tous les projets qu’on a.

Alan DeSousa (au centre) et Gabrielle Rousseau Bélanger (derrière lui) en présence d'autres membres de l'administration Martinez Ferrada.
Photo : Radio-Canada / Benoit Chapdelaine
En tout, la Ville a budgété 7,4 G$ sur 10 ans pour rattraper son déficit d’entretien des infrastructures d’eau. C’est toutefois moins de la moitié des 15,2 milliards nécessaires, selon un rapport interne rendu public récemment, qui souligne que 10 % des conduites, des usines et des réservoirs d’eau potable sont en mauvais ou très mauvais état à Montréal.
« Deux classes de citoyens »
Du côté de l'opposition officielle, on se félicite du changement de ton de la nouvelle administration Martinez Ferrada. Ils font désormais ce qu’ils critiquaient quand ils étaient dans l'opposition, souligne, avec un brin d’ironie, Sylvain Ouellet, porte-parole de Projet Montréal en matière d’eau et d’infrastructures.
M. Ouellet croit que la Ville devrait faire des représentations auprès du gouvernement pour corriger une forme d'iniquité. Au Québec, on a un programme national pour compenser les gens victimes d’inondations le long des rives, mais il n’y a rien pour ceux en ville, note-t-il.
Selon les projections climatiques d’Ouranos (nouvelle fenêtre) pour le sud du Québec, d’ici 2050, l’intensité des épisodes de pluies abondantes devrait augmenter de 10 à 25 % d’ici 2100 selon les scénarios. En effet, la proportion de vapeur d'eau dans l'atmosphère augmente d'environ 7 % pour chaque degré Celsius de réchauffement.


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