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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayAfin de doubler sa production d’électricité d’ici 2050, le Canada misera notamment sur la construction de dix nouveaux réacteurs nucléaires de grande taille. C’est ce qui ressort de la Stratégie du Canada en matière d’énergie nucléaire dévoilée lundi.
À l'heure actuelle, le Canada compte 17 réacteurs en activité en Ontario et au Nouveau-Brunswick qui fournissent 13 % de l’électricité au pays.
Ottawa compte en construire jusqu’à dix de plus d’ici 25 ans, dont deux d’ici 2035 et cinq autres qui devront être planifiés ou en développement d’ici 2040.
Par ailleurs, un microréacteur de démonstration destiné à être déployé dans les communautés éloignées devra être opérationnel d'ici 2035.
Lors d’une réunion d’information technique destinée aux médias lundi matin, des responsables de Ressources naturelles Canada ont indiqué que la construction de nouveaux réacteurs pourrait coûter plus de 100 milliards de dollars. La stratégie ne précise pas comment le Canada financerait ce projet.
Même si certains pays, comme l’Allemagne, l’Italie ou l’Espagne s’éloignent de cette source d’énergie, Ottawa affirme dans son communiqué de presse que l’énergie nucléaire est essentielle pour l’avenir du Canada.
Non seulement, le pays est le deuxième plus gros producteur d’uranium au monde (24 % du marché), grâce à la Saskatchewan, mais la technologie canadienne CANDU est utilisée dans neuf réacteurs en Corée du Sud, en Chine, en Roumanie, en Argentine et en Inde.
Aujourd’hui, le secteur nucléaire soutient 90 000 emplois directs et indirects hautement qualifiés [...] et injecte 22 milliards de dollars chaque année dans l’économie canadienne, mentionne le communiqué de presse.
Doubler la production d'électricité
La stratégie d’Ottawa cible aussi différents mécanismes pour favoriser l’essor de cette industrie. Cela inclut le déploiement d’une nouvelle politique de financement fédéral d’ici avril 2027, des mesures de soutien à l'exportation (objectif : développer quatre nouveaux marchés), l'implication des Premières Nations et des actions pour favoriser le doublement des investissements en recherche.
Ottawa veut aussi accélérer l’étude des nouveaux projets en les plaçant sous la houlette de la Commission canadienne de sûreté nucléaire et non plus de l’Agence canadienne d'évaluation environnementale.
Le nucléaire n’est pas le seul secteur mis à contribution dans le cadre de la nouvelle Stratégie nationale pour une économie canadienne électrifiée qui vise à doubler la capacité de production d’électricité au Canada d’ici 2050.
Pour atteindre cet objectif, le gouvernement chiffre à un billion (1000 milliards) de dollars les investissements nécessaires dans les secteurs de l’hydroélectricité, du nucléaire, de l’éolien et de l’énergie solaire.
Mais certaines mesures visant à accélérer les grands projets énergétiques inquiètent certains élus et écologistes, dont le fait que les études environnementales seraient désormais entre les mains d'organisme fédéraux de régulation proches de l'industrie.
Poilievre pas convaincu
Répondant aux questions des journalistes à Vancouver avant l'annonce prévue lundi, le chef du Parti conservateur du Canada, Pierre Poilievre, a déclaré qu'il n'était pas convaincu par ce projet.
Une annonce ne suffit pas à construire quoi que ce soit, a-t-il affirmé.
Et c'est là le problème que nous avons eu avec les libéraux de Carney : leurs promesses sont présentées comme des résultats, alors qu'il n'y a eu aucun résultat à ce jour, a-t-il ajouté.
Avec les informations de Christian Noël et La Presse canadienne


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