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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayKevin Warsh a cherché mardi à convaincre les sénateurs américains qu'il n'est pas « la marionnette du président » décrite par la sénatrice Elizabeth Warren et qu'il compte défendre l'indépendance de la Réserve fédérale américaine (Fed) s'il est confirmé à la tête de l'institution.
La Chambre haute doit valider sa nomination pour qu'il succède à Jerome Powell dans un mois, mais la date du vote n'est pas encore connue.
L'audition de M. Warsh a commencé à 10 h, heure locale, et a montré l'opposition des élus démocrates à sa prise de fonction.
Il a défendu sa volonté d'être un acteur indépendant, rejetant l'idée qu'il puisse s'engager auprès de Donald Trump sur le fait d'abaisser les taux de la Fed : Je ne m'y suis pas engagé, a-t-il assuré.
Lors d'une entrevue accordée à CNBC avant le début de l'audition, Donald Trump n'a pas caché ses attentes, assurant qu'il serait déçu si Kevin Warsh, une fois à son poste, n'abaissait pas fortement les taux d'intérêt de la Fed.
Dans sa déclaration préliminaire, M. Warsh a assuré qu'une politique monétaire indépendante est essentielle.
Cette indépendance dépend avant tout de la Fed elle-même, selon lui, ajoutant : Je ne crois pas que l'indépendance opérationnelle de la politique monétaire est particulièrement menacée quand des élus s'expriment sur les taux d'intérêt.
Il s'agissait d'une référence claire aux commentaires de Donald Trump, qui considère que la banque aurait d'ores et déjà dû largement abaisser les taux d'intérêt afin de soutenir sa politique économique et accuse sans arrêt Jerome Powell d'agir trop peu et trop tard.
Les propos introductifs, notamment de la sénatrice démocrate Elizabeth Warren, rappelant que tous les démocrates de cette commission ont demandé de retarder l'audition tant que les poursuites visant M. Powell n'étaient pas abandonnées, ont donné le ton de cette audition.

Le sénateur républicain Tim Scott, président de la commission, s'adresse à la sénatrice démocrate Elizabeth Warren, membre de rang, lors de l'audition de confirmation de Kevin Warsh, candidat du président Donald Trump à la tête de la Réserve fédérale, devant la commission sénatoriale des banques, du logement et des affaires urbaines, le 21 avril 2026.
Photo : Getty Images / Andrew Harnik
Le Sénat ne doit ni aider ni encourager la prise de contrôle illégale de la Fed par Donald Trump en installant la marionnette qu'il a choisie comme président, a-t-elle ajouté au sujet de M. Warsh.
Présenté comme la marionnette du président par la sénatrice démocrate, Kevin Warsh s'est défendu en assurant que ce ne serait absolument pas le cas.
Un seul républicain pourrait bloquer la nomination
En face, et c'est assez exceptionnel, le camp présidentiel ne présente pas un front uni, le sénateur de Caroline du Nord Thom Tillis ayant déjà prévenu qu'il ne voterait pas pour M. Warsh dans l'immédiat.
Durant son intervention, M. Tillis a rappelé que les états de service du candidat désigné – il a été l'un des gouverneurs de la Fed de 2006 à 2011 et est un candidat sérieux aux yeux des républicains – n'étaient pas en cause, mais bien la procédure judiciaire qui plane au-dessus de Jerome Powell, avec l'aval de Donald Trump.
En cause, les travaux engagés au siège de la Banque centrale, dont les coûts ont explosé, mais que Thom Tillis a défendus durant son intervention.

Le sénateur Thom Tillis représente la Caroline du Nord. (Photo d'archives)
Photo : Getty Images / Kevin Dietsch
La majorité présidentielle est ténue au Sénat, et un seul membre républicain de la commission des affaires bancaires peut bloquer la nomination.
Le chef de l'État rêve depuis des mois d'accélérer le départ de M. Powell, dont le mandat prend fin le 15 mai. Or, tant que Kevin Warsh n'est pas confirmé, Jerome Powell peut rester à la tête de la Fed.
La banque centrale des États-Unis est considérée comme la plus puissante du monde, ce qui fait peser une lourde responsabilité sur son président, nommé pour quatre ans.
Quand il faisait campagne pour le poste à coups d'interventions dans les médias, l'ancien gouverneur s'était montré plutôt colombe, comme sont désignés les banquiers centraux plus soucieux de soutenir la croissance que de lutter contre l'inflation.
Mais la situation a changé en quelques mois.
La guerre au Moyen-Orient fait grimper les prix et risque de peser sur la croissance. Les responsables monétaires de la Fed se disent prêts à geler leurs taux le temps qu'il faudra pour évaluer les répercussions pour la première économie mondiale et la réponse appropriée.


1 month ago
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