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Le premier ministre du Québec, Paul St-Pierre Plamondon, envoie finalement son diplomate en chef, Pascal Paradis, le représenter au sommet Canada-Union européenne (UE), qui débute jeudi à Montréal.
Le premier ministre Mark Carney proposait au premier ministre du Québec d'assister au sommet sans y prononcer de discours, ce que ce dernier refusait, y voyant un manque de respect.
C’est en fin d’après-midi que M. St-Pierre Plamondon a mis fin au suspense sur sa présence au sommet en rendant publique une lettre qu’il a adressée à la délégation européenne.
Dans un document de deux pages, le premier ministre St-Pierre Plamondon a d'abord passé en revue l’historique des relations entre le Québec et l’UE.
Nous sommes, depuis longtemps, des alliés et de véritables partenaires de l’Europe. Cela ne s’est jamais démenti. C’est à ce titre de grand allié que je vous fais parvenir la présente, a écrit M. St-Pierre Plamondon, soulignant que plusieurs thèmes abordés lors du sommet relevaient des compétences de Québec en vertu de la Constitution canadienne.
C’est notamment le cas de la santé et des services sociaux, de l’éducation, de la propriété et des droits civils et des ressources naturelles, qui demeurent des compétences exclusives du Québec, a-t-il indiqué.
Poursuivant son plaidoyer, le premier ministre a expliqué que la mise en œuvre des ententes internationales signées par Ottawa relevait des provinces lorsque ces accords touchent leurs champs de compétence.
Toutefois, a ajouté Paul St-Pierre Plamondon, le gouvernement fédéral a décidé d’écarter le Québec des discussions qui s’y tiendront, ce qui rend incertaine l'application des ententes qui pourraient être négociées, selon lui.
M. St-Pierre Plamondon accuse Ottawa de ne pas fournir d’informations névralgiques à Québec. Non seulement le Québec n’a pas été mis au courant de ce que le Canada souhaite discuter, mais le gouvernement fédéral semble retenir les informations névralgiques de cette négociation par crainte qu’elles ne concordent avec la volonté démocratique.
Le gouvernement que j’ai l’honneur de diriger depuis les élections du 5 octobre dernier n’a ni chaise à la table de négociations ni l’occasion de prendre la parole pour présenter à nos partenaires européens les orientations générales de l’État du Québec en vue des accords qui en découleront. Et ce, même si ce sommet est organisé en sol québécois.
Nous souhaitons ardemment pouvoir vous rencontrer dans un proche avenir, dans un contexte plus opportun, pour élargir notre coopération, ajoute le premier ministre du Québec à l'intention de la délégation européenne.


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