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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLe Centre international de recherche sur les vaccins et les maladies infectieuses (VIDO), à Saskatoon, tente de comprendre l'hantavirus et travaille actuellement sur le développement d’un vaccin. Il mène simultanément trois études sur le virus.
En avril dernier, une éclosion d’hantavirus a fait trois morts à bord d’un bateau de croisière parti d’Argentine, ce qui a propulsé ce virus peu connu au-devant de la scène internationale.
Cependant, la souche dite « des Andes » présente sur le bateau de croisière est différente de la souche Sin Nombre, qui est présente au Canada, plus précisément dans les Prairies.

Le Dr Bryce Warner, chercheur principal au centre VIDO, spécialiste de la grippe aviaire hautement pathogène et virus émergents.
Photo : Fournie par VIDO
Au cours des 33 dernières années, 168 cas d'hantavirus ont été enregistrés au Canada. Tous les cas, sauf un, avaient été signalés dans l’Ouest, précise le Dr Bryce Warner, chercheur principal au VIDO, spécialiste de la grippe aviaire hautement pathogène et des virus émergents.
Recherche sur l’hantavirus
Le Dr Bryce Warner et son équipe du VIDO mènent donc une étude à petite échelle, afin de déterminer le pourcentage de rongeurs contaminés dans les Prairies et la prévalence de l’hantavirus en Saskatchewan.
Le VIDO dispose d’une ferme destinée à la recherche sur les bétails.
C’est l’endroit idéal pour attraper des rongeurs, explique le Dr Bryce Warner. [L’hantavirus canadien] a été très peu étudié et il n’existe en réalité aucun isolat canadien de ce virus disponible en laboratoire, qui permettrait de mener des études plus approfondies à son sujet.
L’isolat est une souche spécifique d'un virus prélevée et cultivée en laboratoire.
Pour élargir le champ de recherches, nous collaborons avec des personnes qui attrapent des rongeurs dans des régions plus éloignées de la province, note le Dr Bryce Warner. Je dirais que, actuellement, le Laboratoire national de microbiologie de Winnipeg et nous sommes les deux seuls endroits [au Canada] capables de mener de telles recherches.
Le VIDO compte, parmi ses installations, un laboratoire de niveau de confinement 3, soit l’un des plus grands au monde.
Nous avons la plus grande installation de haut confinement au Canada, ajoute le Dr Bryce Warner. Nous avons donc des locaux uniques pour manipuler des agents pathogènes à haut confinement, tels que la tuberculose, l'hantavirus et l’influenza aviaire.
Comprendre le virus

L'hantavirus peut être propagé par de fines particules d'excréments, d'urine ou de salive de souris sylvestres.
Photo : John Good/Parc national de Yosemite
Contrairement à ce qui se passe chez les humains, l’hantavirus ne présente aucun symptôme chez les rongeurs. C’est la raison pour laquelle le centre mène aussi une étude pour mieux comprendre cette différence.
Les équipes du VIDO comparent les cultures cellulaires humaines à celles des souris sylvestres, les rongeurs responsables de la majorité des cas au Canada.
[Cette démarche] pourrait permettre d’identifier des marqueurs potentiels de la maladie à un stade précoce et peut-être aussi d'ouvrir des perspectives thérapeutiques.
Ces études en sont, cependant, encore à leurs débuts.
Le centre de recherche utilise aussi des échantillons du virus des Andes pour étudier la progression de la maladie sur des cochons de seigle.
Cependant, il serait difficile d’utiliser la souche du virus qui s’est propagé sur le bateau de croisière. Le centre de recherche n’a pas accès à l’isolat de cette variante pour l'instant et dispose seulement de sa séquence génétique.
L'une des difficultés liées à l'étude des hantavirus réside dans le fait qu’il est impossible de créer nos propres virus à partir de la seule séquence, explique le Dr Bryce Warner.
Pas d’urgence sanitaire
Le VIDO mène des recherches pour développer un vaccin qui cible les différentes souches d'hantavirus. Le vaccin à sous-unités protéiques est au début de l’étape préclinique.
Pour l’instant, nous menons des études sur des animaux afin d'évaluer l'efficacité de certaines des approches sur lesquelles nous travaillons, tant en termes de protection que de réactivité croisée et efficacité contre plusieurs variantes, dit le Dr Bryce Warner.
À l’inverse du SRAS-CV-2, à l'origine de la COVID-19, l’hantavirus n’a pas présenté de risques d’épidémie. Le reste des cas dans le monde reste relativement bas.
La souche des Andes présente sur le bateau de croisière est la seule à avoir été transférée d’humain à humain. Par conséquent, il n’y a pas de course à la création d’un vaccin ni de grand financement à cet effet.
Le Dr Warner indique qu'il existe d'autres difficultés. Le nombre de cas assez bas ne permet pas de mener des tests nécessaires pour le développement du vaccin.
Donc, s'il n’y a, disons, qu’une poignée de cas par an […], cela pourrait ne pas suffire pour obtenir la fiabilité statistique nécessaire pour démontrer la réelle efficacité du vaccin, explique-t-il.
En moyenne, le développement d’un vaccin prend entre 10 et 15 ans.
Le VIDO a commencé à développer son vaccin il y a près d’un an et demi.


3 days ago
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