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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayDonald Trump, prenant de court la communauté internationale, a annoncé lundi que les États-Unis négociaient la fin des hostilités avec des responsables iraniens non identifiés, parmi lesquels il espère trouver un futur dirigeant compatible avec Washington.
Il y a automatiquement un changement de régime parce que tous les représentants du régime ont été tués, a dit le président américain aux journalistes, avant de quitter la Floride pour un déplacement à Memphis.
Nous négocions avec des gens que je trouve très raisonnables, très solides. [...] Ils sont très respectés et peut-être que l'un d'entre eux sera celui que nous cherchons, a-t-il dit en déclarant aussi que le nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei était indisponible et n'était pas impliqué dans ce dialogue.
Plus tôt en journée, M. Trump a fait état de très bonnes et productives discussions pour une cessation totale des hostilités, provoquant le soulagement des marchés après trois semaines de guerre au Moyen-Orient. Interrogé par téléphone par l'AFP, il a assuré peu après que tout se passait très bien avec Téhéran.
Des médias iraniens, citant le ministère des Affaires étrangères, ont démenti lundi l'existence de négociations entre Washington et la République islamique.

2:05
Tactique boursière, selon l'Iran
Il n'existe aucun dialogue entre Téhéran et Washington, a rapporté, de son côté, l'agence Mehr, en estimant que les propos du président américain ne visaient qu'à faire baisser les prix de l'énergie.
De fait, les marchés ont immédiatement montré leur soulagement. En milieu de matinée, le pétrole dégringolait de plus de 7 % et les bourses européennes étaient reparties dans le vert (Paris +2,19 %, Francfort +1,61 %, Londres +0,22 %). Le Dow Jones (+1,83 %) et le S&P 500 (+1,45 %) sont aussi à la hausse.
Utilisant comme à l'accoutumée son réseau Truth social, Donald Trump a précisé que ces discussions continueraient cette semaine. Le président américain a aussi fait part d'un report de cinq jours de toute frappe sur des centrales électriques ou des infrastructures énergétiques en Iran.
Le républicain, coutumier des déclarations contradictoires, a aussi menacé de continuer à bombarder allègrement l'Iran si les discussions échouaient, et dit qu'il ne garantissait rien quant à une fin des hostilités, débutées le 28 février par des frappes israélo-américaines, suivies de ripostes iraniennes.
« Nous voulons l'uranium enrichi »
Nous voulons l'uranium enrichi des Iraniens, a aussi déclaré Donald Trump, mais sans préciser comment il comptait en prendre possession.
Les déclarations du président américain semblent suspendre un risque dangereux d'escalade, alors qu'il avait fixé un ultimatum exigeant de l'Iran qu'il rouvre le détroit d'Ormuz d'ici lundi soir.
À défaut, il menaçait d'anéantir le réseau électrique iranien. Le réseau du pays dispose de plus de 90 centrales, dont certaines situées sur le Golfe. Il est exploité via un système décentralisé, avec de multiples sites de production et des centaines de postes à travers le territoire.
Le bras de fer stratégique de la guerre se concentre, encore et toujours, autour du détroit d'Ormuz, une voie maritime stratégique pour l'approvisionnement mondial en hydrocarbures que l'Iran bloque depuis le début du conflit le 28 février.

Le détroit d'Ormuz, traversé par environ 80 pétroliers et méthaniers chaque jour, s'est pratiquement vidé depuis le début de la guerre en Iran.
Photo : Kpler/Marine Traffic
En réponse à l'ultimatum de Donald Trump, le conseil de défense iranien promettait que toute attaque des côtes ou des îles iraniennes conduirait à ce que les voies d'accès et les lignes de communication dans le Golfe persique et les zones côtières soient minées.
Téhéran menaçait également de fermer complètement le détroit et de cibler toutes les infrastructures énergétiques, de technologie de l'information et de dessalement d'eau appartenant aux États-Unis, a prévenu l'armée iranienne, selon l'agence Fars.
De leur côté, les médias d'État publiaient lundi des listes de cibles potentielles au Moyen-Orient. Le site Mizan Online, un organe du pouvoir judiciaire iranien, a diffusé une infographie montrant parmi elles les deux principales centrales électriques d'Israël, Orot Rabin et Rutenberg.
Une autre, publiée par l'agence Mehr et intitulée Dites adieu à l'électricité!, présentait des cibles en Arabie saoudite et dans les émirats du Golfe. C'est toute la région qui (serait) plongée dans le noir, écrivait l'agence.
Le coup de poker iranien
Lundi, le directeur de l'AIE, Fatih Birol, a estimé que le monde avait perdu 11 millions de barils par jour, soit plus que les deux crises pétrolières majeures réunies des années 1970. Il a prévenu que la guerre au Moyen-Orient pourrait provoquer la plus grave crise énergétique mondiale de ces dernières décennies.

Fatih Birol, directeur exécutif de l'Agence internationale de l'énergie, prend la parole au National Press Club de Canberra, en Australie, le 23 mars 2026.
Photo : Reuters / LUKAS COCH
Dans les faits, le transit de marchandises dans le détroit d'Ormuz s'est effondré de 95 % depuis le début de la guerre, selon la société d'analyse Kpler. Seul un petit nombre de cargos et de pétroliers ont réussi à le franchir. Or, d'ordinaire, 20 % de la production mondiale d'hydrocarbures y transite.
Aucun pays ne sera immunisé contre les effets de cette crise si elle continue dans cette voie.
Nombre de sites énergétiques des pays de la région sont sous le feu de l'Iran. D'après Fatih Birol, au moins 40 infrastructures énergétiques ont été gravement ou très gravement endommagées dans neuf pays, depuis le début de l'offensive américano-israélienne.
Comme en écho, la Chine a annoncé limiter la hausse du prix des carburants dans le pays et la Grèce a mis en place des subventions d'un montant total de 300 millions d'euros (450 millions $) sur les carburants et les engrais.
Un important fournisseur d'énergie au Cambodge a suspendu la vente de gaz de pétrole liquéfié à partir d'avril. L'Indonésie envisage de réaliser jusqu'à 80 000 milliards de roupies (6,5 milliards $) d'économies pour se protéger des conséquences de la guerre.
40 sites énergétiques touchés
Habituellement très en retenue dans cette crise, Pékin a mis en garde contre le risque d'une situation incontrôlable.
Moscou a pour sa part fait état d'un entretien téléphonique entre les chefs de la diplomatie russe et iranienne, Sergueï Lavrov et Abbas Araghchi, après les discussions irano-américaines.
La partie russe a souligné la nécessité d'un arrêt immédiat des hostilités et d'un règlement politique, a indiqué Moscou.
En contradiction avec les dernières déclarations de son allié américain, Israël avait indiqué dimanche se préparer à encore plusieurs semaines de combats contre l'Iran et le Hezbollah pro-iranien au Liban.
Tôt lundi, l'armée israélienne a annoncé mener une large vague d'attaques à Téhéran, où des agences iraniennes ont signalé des explosions. D'après Fars, les frappes ont touché le nord, le centre, l'est et l'ouest de la capitale.

Des civils observent les décombres d'un immeuble, le 21 mars 2026, dans le quartier de Shahrak-e Gharb à Téhéran, en Iran.
Photo : Getty Images / Majid Saeedi
Des explosions ont retenti lundi en début d'après-midi à Téhéran, a constaté un journaliste de l'AFP, sans pouvoir dire ce qui en était la ou les cibles. Elles ont été ressenties dans le centre de la capitale, faisant trembler les fenêtres du quartier.
La nuit a aussi été le théâtre d'attaques aux Émirats arabes unis, à Bahreïn et en Arabie saoudite.
L'armée israélienne compte intensifier les opérations terrestres ciblées et les frappes au Liban pour repousser le Hezbollah loin de la frontière, a affirmé son chef d'état-major, le lieutenant-général Eyal Zamir.
Dimanche, elle a détruit un pont stratégique du sud du Liban, utilisé selon elle par le Hezbollah. Des images de l'AFPTV ont montré une gerbe de feu et de fumée au-dessus de la structure, sur la principale route côtière reliant Tyr au reste du pays.


2 months ago
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