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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayIl s’agit probablement de la démonstration la plus flagrante, jusqu’à maintenant, que l’administration Trump ne voit plus l’Europe comme un partenaire de défense fiable.
Dans une entrevue accordée au média britannique The Telegraph mercredi, le président américain Donald Trump a affirmé que le départ des États-Unis de l’OTAN – la plus grande alliance militaire au monde, qui inclut le Canada et la plupart des pays d’Europe – était maintenant irréversible.
Je n’ai jamais été influencé par l’OTAN. J’ai toujours su que c’était un tigre de papier, et Vladimir Poutine le sait aussi, en passant.
Le président américain dit être particulièrement amer du refus – ou plutôt, du silence – des pays de l’OTAN après qu’il leur a demandé d’intervenir militairement dans le détroit d’Ormuz, il y a deux semaines, au large de l’Iran. Voyant qu’il y avait peu d’enthousiasme à sa demande, il s’est rétracté trois jours plus tard, disant que l’OTAN devrait simplement être heureuse qu’il existe, et qu’il n'avait plus besoin d’aide.
Visiblement irrité, Donald Trump avait déjà laissé entendre, vendredi dernier, qu’il ne viendrait pas en aide aux pays de l’Alliance s’ils étaient attaqués. Il a ensuite précisé sa pensée aujourd’hui.
Nous [Les États-Unis], on a toujours été là pour eux, y compris en Ukraine. Même si l’Ukraine, ce n’était pas notre problème. Mais eux, ils n’ont pas été là pour nous, a fustigé Donald Trump durant son entrevue au Telegraph.
Le Royaume-Uni se distancie des États-Unis
Donald Trump a aussi critiqué ouvertement l’armée britannique, estimant qu’elle n’avait pas de marine, puis s’en est directement pris au premier ministre Keir Starmer, disant qu’il préférait construire de coûteuses éoliennes plutôt que d’investir dans son matériel militaire.
La pique du président est arrivée à un moment opportun pour Keir Starmer, qui s’en est servi pour légitimer son rapprochement vers l’Europe avec une conviction renouvelée – un changement de cap qu’il pousse à tâtons depuis la nouvelle administration Trump.
Notre intérêt national à long terme exige un partenariat plus étroit avec nos alliés européens et avec l'Union européenne, a répondu le dirigeant britannique en conférence de presse mercredi, résolument déçu de la sortie de son pays de l’UE dans la dernière décennie. Il a également défendu l’OTAN, la qualifiant d’alliance la plus efficace de l’histoire.

Le premier ministre britannique, Keir Starmer, a tenu une conférence de presse, mercredi, après les propos de Donald Trump qui s’en est pris vivement à l’OTAN et au Royaume-Uni.
Photo : AP / Frank Augstein
J’ai eu beaucoup de pression [des États-Unis] pour revoir ma position concernant cette guerre. [Mais] j’ai été absolument clair : ce n’est pas notre guerre, et nous ne nous laisserons pas entraîner là-dedans.
Les propos de Trump ont également été dénoncés du côté français, notamment par Alice Rufo, ministre déléguée au ministère des Armées.
Permettez-moi de vous rappeler ce qu’est l’OTAN. Il s’agit d’une alliance militaire chargée d’assurer la sécurité de la région euro-atlantique. Elle n’est pas destinée à mener des opérations dans le détroit d’Ormuz, ce qui constituerait une violation du droit international, a-t-elle recadré au forum Guerres et Paix à Paris.
Dialogue de sourds
De son côté, l’Iran dit ne pas avoir répondu à la proposition en 15 points des États-Unis, qui demandait une capitulation inconditionnelle du régime iranien en échange d’un cessez-le-feu.
Je reçois des messages directement de l'envoyé spécial américain Steve Witkoff, comme auparavant, a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères. Quand c’est nécessaire, nous répondons à ces messages. [Mais] cela ne signifie pas pour autant que nous soyons en négociations, a confessé le ministre à la chaîne Al-Jazeera.
Ces propos contrastent avec les déclarations de Donald Trump, qui assure que les négociations vont bon train avec Téhéran.
Sur les réseaux sociaux aujourd’hui, le président américain a déclaré avoir reçu une demande de cessez-le-feu de la part de l’Iran, une allégation qui n’a été confirmée par aucune autre source, et démentie par le régime iranien lui-même.

Des navires sont ancrés dans le golfe Persique en raison du blocage du détroit d'Ormuz par l'Iran.
Photo : Reuters / Benoit Tessier
Le détroit d’Ormuz, où passe une portion substantielle des hydrocarbures mondiaux, est au centre du bras de fer diplomatique depuis plusieurs semaines.
Advenant une réouverture du détroit, l’Iran envisage d’imposer un péage permanent aux navires occidentaux qui désirent y transiter. Mais le régime a laissé entendre aujourd’hui que les États-Unis en seraient exclus indéfiniment.
Le président Donald Trump a annoncé une allocution télévisée ce soir, à 21 h (HAE), pour faire une annonce concernant la guerre en Iran.
Avec des informations de l’Agence France-Presse et de Reuters


2 months ago
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