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Trump exclut tout cessez-le-feu avec l’Iran et s’en prend à l’OTAN

2 months ago 18

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Alors qu'aucune issue rapide à la guerre au Moyen-Orient ne se profile, Donald Trump a maintenu vendredi une rhétorique triomphaliste et belliqueuse en Iran, refusant de prévoir une quelconque fin au conflit.

Je ne veux pas faire un cessez-le-feu. Vous savez, vous ne faites pas de cessez-le-feu quand vous anéantissez littéralement l'adversaire, a déclaré le président américain devant la presse à son départ de la Maison-Blanche pour la Floride. Il a assuré que l'objectif des États-Unis et d'Israël était la victoire et ajouté à propos de l'Iran : Nous les frappons terriblement fort. Je ne crois pas qu'il soit possible d'être frappé plus fort.

Les États-Unis envisagent de réduire graduellement leurs opérations au Moyen-Orient contre le régime terroriste iranien, a dit sur sa plateforme Truth Social Donald Trump, quelques heures après avoir affirmé ne pas vouloir de cessez-le-feu.

Dans le camp adverse, le nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei a assuré vendredi que l'Iran avait porté un coup vertigineux à ses ennemis, dans un message écrit pour un Nouvel an persan. L'ennemi a été vaincu [...] au point qu'il se met maintenant à prononcer des paroles contradictoires et absurdes, a-t-il ajouté.

Le Canada et l'OTAN sont des « lâches », selon Trump

Le président avait aussi réagi, plus tôt en journée, au refus des pays de l'OTAN – ou, simplement, à leur silence – quant à l'envoi de forces militaires pour aider à débloquer le détroit d'Ormuz.

Quatre navires sont à l'arrêt.

Le détroit d'Ormuz est devenu dangereux non seulement pour les navires commerciaux, mais pour les navires militaires également, selon Rémi Landry.

Photo : Reuters / Benoit Tessier

Sans les États-Unis, l'OTAN EST UN TIGRE DE PAPIER. Ils n'ont pas voulu se joindre à la bataille pour arrêter un Iran doté de l'arme nucléaire. Maintenant que le combat militaire est GAGNÉ, avec très peu de danger pour eux, ils se plaignent des prix du pétrole élevés qu'ils doivent payer, mais ne veulent pas aider à ouvrir le détroit d'Ormuz, a écrit le locataire de la Maison-Blanche, vendredi, sur son réseau Truth Social.

Il a ajouté : LÂCHES, et nous nous en SOUVIENDRONS!

Jeudi, le Canada s’est pourtant joint au Royaume-Uni, à la France, à l’Allemagne, à l’Italie, aux Pays-Bas et au Japon après que ces derniers eurent signé une déclaration commune concernant le blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran. Dans ce document, les pays ont exprimé leur volonté de contribuer aux efforts appropriés pour garantir la sécurité de la navigation dans le détroit.

Mais le professeur à l’École de politique appliquée de l’Université de Sherbrooke Rémi Landry insiste : sécuriser le détroit d’Ormuz n'est pas une mince affaire, contrairement à ce que peut laisser croire le président américain Donald Trump.

2:01

Le reportage de Valérie Gamache

D'abord, l'Iran est soupçonné d'avoir placé des mines à la surface et à quelques mètres sous l'eau. Même s'il y a juste une mine de déployée, c’est un danger incroyable, a affirmé le lieutenant-colonel à la retraite à l'émission Midi info, sur ICI PREMIÈRE.

Ensuite, il rappelle que les côtes iraniennes n’ont pas été nettoyées avant le début des frappes israélo-américaines. Il pourrait donc, dit-il, y avoir des bateaux chargés d’explosifs.

Finalement, l'Iran fait exploser presque quotidiennement des drones dans le détroit, qui, même en temps normal, est difficile à naviguer, à cause de sa faible profondeur et de la présence de nombreuses îles. Pour toutes ces raisons, le détroit d'Ormuz est très difficile à sécuriser, précise le professeur.

Selon lui, escorter des pétroliers, comme le suggère le président Trump, ce n’est pas suffisant. De toute manière, il ne pense pas que le Canada pourrait le faire à court terme. Et, bien que l'armée canadienne possède une expertise en déminage, il faudrait du temps pour organiser une mission en Iran, soutient Rémi Landry.

Jeudi, le cabinet du premier ministre Mark Carney se disait ouvert à « contribuer à la sécurité » du détroit d'Ormuz, en signant une déclaration commune avec six autres pays. Or, la déclaration ne précise pas la nature de cette contribution. Vendredi, Ottawa a offert quelques garanties de sécurité à ses alliés du Golfe.

Trump contredit sa demande plusieurs fois

L'une des difficultés dont font face les alliés traditionnels des États-Unis est de tenter de suivre la position du président américain, qui a changé plusieurs fois au cours de la dernière semaine.

Après sa demande d'aide à l'OTAN, le président américain a assuré mardi que les États-Unis n'avaient plus besoin d'aide, et qu'ils n'en avaient jamais eu besoin pour dénouer l'impasse dans le détroit d'Ormuz.

La plupart de nos "alliés" de l'OTAN ont informé les États-Unis qu'ils ne souhaitent pas s'impliquer dans notre opération militaire contre le régime terroriste iranien au Moyen-Orient, et ce, bien que presque tous les pays aient fermement approuvé notre action et qu'il ne soit en aucun cas permis à l'Iran de posséder l'arme nucléaire, a-t-il écrit dans un message publié mardi sur les médias sociaux.

Le président américain a ajouté qu’il n’était pas convaincu que les membres de l’OTAN viendraient en aide aux États-Unis si ceux-ci avaient à nouveau besoin d’aide. Nous les protégerons, mais ils ne feront rien pour nous, en particulier en cas de besoin, a-t-il ajouté.

Avec les informations de La Presse canadienne

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