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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayÀ défaut d’avoir les mêmes ambitions pour leur course respective, Magdeleine Vallières-Mill et Hugo Houle sont bel et bien arrivés à Montréal avec le même enthousiasme en vue de cette fin de semaine.
La journée de mercredi, la seule sans course pendant ces Championnats du monde de cyclisme sur route, était réservée à l’entraînement pour les coureurs qui vont attaquer le tracé autour du mont Royal à compter de demain.
Vallières-Mill et Houle ne pouvaient demander mieux comme accueil du public canadien.
Je pense que ça va nous donner des watts supplémentaires samedi! s’est réjouie Vallières-Mill, dont la famille et des amis seront nombreux aux abords du parcours.
Ça m’a redonné la motivation de continuer quelques années, a reconnu Houle. Les gens au Québec n’ont peut-être pas conscience à quel point c’est exceptionnel d’avoir un championnat du monde hors de l’Europe, tout le travail derrière pour organiser les courses.
En tant que coureur, c’est un privilège d’y être, et ce ne sont pas toutes les générations qui ont la chance de pouvoir courir à la maison sur un championnat du monde.
Ce n’est pas non plus tous les coureurs qui ont la chance de défendre un maillot arc-en-ciel à la maison. C'est toutefois la situation dans laquelle se trouve Magdeleine Vallières-Mill.
La Sherbrookoise a passé quelques semaines en Estrie; à l’entraînement à Bromont, et avec sa famille à Sherbrooke.
Mon père m’a montré des photos de moi à 8 ans au Grand Prix cycliste de Montréal. J’avais eu la chance de faire signer mon maillot par des pros, j’avais tenu leurs vélos… Ça m’a donné des étoiles dans les yeux, à voir ce qui était possible devant moi. De voir toutes les catégories junior, U23, élite, je crois que ça va donner des étoiles dans les yeux des jeunes aussi, pour qu’ils voient que c’est une possibilité pour eux aussi.
Inspirer les autres, oui, mais il y a un titre à défendre. À Kigali, Vallières-Mill a tiré le meilleur d’une situation qui se prêtait bien à ses qualités. Bien que cette année elle n’a pas gagné de course, deux choses jouent en sa faveur dans la métropole : le tracé difficile, et la profondeur de l’équipe nationale.
Le parcours de Montréal, loin d'être identique à celui du Rwanda, devrait aussi jouer sur ses qualités. Il y a des similitudes, mais c’est assez différent. À Kigali on était en altitude, la qualité de l’air était différente. Mais il y a des bonnes bosses ici aussi avec beaucoup de dénivelé.
Montréal va mettre à l’épreuve toutes les coureuses, mais Vallières-Mill a foi dans les chances du Canada.
C’est un parcours qui avantage l’équipe canadienne. Tour après tour, la fatigue va entrer en ligne de compte, il y aura de moins en moins de filles. Pour nous c’est bien, on aura une équipe forte.
Est-ce que c’est la Sherbrookoise qui sera l’arme de pointe du Canada? Vallières-Mill laisse une porte ouverte… Ou du moins, comme elle l’explique, le Canada aura plus qu’une carte à jouer.
C’est une de nos forces d’avoir plusieurs filles qui pourraient être dans la finale. Je pense que c’est comme ça qu’il faut le jouer, avec des plans de rechange. On pourra avoir une fille qui attaque pendant qu’une autre attend, on devrait pouvoir s’aider jusque très loin dans la course, ça va être la clé samedi.
Les Canadiens devront être opportunistes, selon Houle
La course élite masculine se dessine différemment. À défaut d’être optimiste, Hugo Houle était réaliste quant aux ambitions canadiennes dans la course en ligne des messieurs.
Même en l’absence de Tadej Pogacar, le peloton aura dans ses rangs une dizaine de coureurs qui ont tous des visées sur le maillot arc-en-ciel, et les moyens de l’obtenir.
À commencer par l’illustre coéquipier de Houle chez Alpecin-Premier Tech, le Néerlandais Mathieu van der Poel, arrivé au pays mardi.

Hugo Houle participera à la course en ligne dimanche aux Championnats du monde.
Photo : Radio-Canada / Sébastien Lauzon
Le champion du monde 2023 s’est permis une échappée de 175 kilomètres dimanche, lors de l’épreuve reine du Tour du Luxembourg. Pas la course à étape la plus prestigieuse de l’année, nous en conviendrons, mais c’était tout de même l’attaque la plus longue en 100 ans d’histoire cycliste.
Isaac Del Toro et Paul Seixas ont livré une belle bataille lors du Grand Prix cycliste de Montréal, et Remco Evenepoel a déjà un maillot arc-en-ciel dans ses bagages. Le Belge est arrivé au Canada avec l’objectif avoué d’être le premier homme à détenir les deux titres en même temps.
Montréal c’est un beau circuit, assez difficile, ça ne laisse pas la place à beaucoup de surprises comme vainqueur. Il y a peut-être 10 noms - si je suis généreux - qui ont la force physique pour jouer le titre sur un parcours aussi sélectif, mais je pense que tout le monde est content d’être là.
Est-ce que Michael Woods, triple gagnant d’étapes en grands tours et meilleur Canadien au dernier Grand Prix cycliste de Montréal, est de ce club sélect?
Réponse de Hugo Houle (avec le sourire, tout de même) : Je n’y crois pas.
Au moment de rencontrer les médias mercredi, Houle n’avait pas encore eu de réunion d’équipe avec Nigel Ellsay et le reste de la formation canadienne.
Changement de plan
Le forfait de Derek Gee-West et l’arrivée de Guillaume Boivin changent la donne.
Notre stratégie en tant qu’équipe, c’était d’avoir Derek Gee comme leader, donc là on n’a plus de leader, a reconnu Houle. Ça change la dynamique de l’équipe.
Je suis très content pour Guillaume. Honnêtement, je trouvais ça plate pour Guillaume; je me mettais dans sa position où il y a des championnats du monde et il ne pouvait pas être là, surtout à ce stade de sa carrière. Le départ de la course (en Montérégie) est là où il roulait dans ses jeunes années. Je suis très content pour lui, mais aussi déçu pour Derek.
En l’absence d’un travail collectif pour un coureur, les Canadiens devront saisir les occasions, selon Houle. Pour espérer un résultat, ils devront tenter de se glisser dans une attaque tôt dans la course… et tout donner pour espérer que l’échappée résiste, quand viendra la réplique des favoris.
Radio-Canada diffuse en direct les épreuves des Championnats du monde de cyclisme sur route de Montréal, de lundi à vendredi,sur ICI Tou.tv (nouvelle fenêtre)
Le fait que Pogacar n’est pas là augmente les chances de tout le monde. La Slovénie aurait roulé fort pour rendre la course difficile, alors que je crois que la Belgique ne fera pas ça. Ça joue en faveur de coureurs comme van der Poel ou Wout van Aert. Mais à la fin, ce sont les jambes qui vont parler. Oui, il y a de la stratégie, mais la course est si difficile que les tactiques ne peuvent pas tout régler.
En avant-goût des courses élite, le public pourra se mettre sous la dent une première course sur le mont Royal demain, à compter de 9 h, alors que les sœurs Ava et Isabella Holmgren et le reste de l’équipe canadienne U23 féminine auront en point de mire le titre de championne du monde.


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