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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLe CHSLD Saint-Alexandre de Thetford Mines a maintenant une chatte en résidence depuis l’automne dernier. Alexandra dispose d’une chatterie, d’un chariot et des caresses des résidents et employés.
4h45 du matin, un peu après l’Halloween.
Karianne Veilleux, une préposée aux bénéficiaires, sort fumer sa cigarette. Une dernière avant la fin de son chiffre de préposée aux bénéficiaires. Dans le stationnement, un chat vient se frotter contre ses jambes.
C'est la première fois que je voyais autre chose qu'une moufette ou une marmotte ici. J'étais ben contente! relate-t-elle avec enthousiasme.

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Une chatte a été adoptée au CHSLD Saint-Alexandre, à Thetford Mines. Voyez le reportage d'Eugénie Emond.
Photo : Radio-Canada
Les nuits sont fraîches alors Karianne décide de la déposer dans le jardin clôturé sur le côté de la bâtisse, espérant que ses collègues la trouvent le lendemain matin. Elle met aussi une affiche sur les médias sociaux pour retrouver le propriétaire.

Alexandra peut se reposer dans la chatterie que lui ont construite les employés.
Photo : Radio-Canada / Eugénie Emond
Jamais elle n’aurait pu se douter du projet collectif qui mènerait vers l’adoption de cette chatte nommée Alexandra en l’honneur du CHSLD de 108 résidents.
J'pense qu'elle avait déjà choisi sa maison avant même qu'on choisisse que nous, on la gardait!
Une chatte qui apaise
Ce matin, Alexandra se promène librement dans les couloirs. Une préposée la dépose sur les genoux d’Hélène Gamache, une résidente assise dans son fauteuil qui tente de la garder sur ses genoux.
Lorsqu’on lui demande ce que la chatte apporte au CHSLD, elle répond sans hésiter: De l'amour.

Alexandra se promène librement au CHSLD Saint-Alexandre où des résidents comme Hélène Gamache peuvent la caresser.
Photo : Radio-Canada / Eugénie Emond
Ici, environ 80% des résidents ont des troubles cognitifs. Emilie Dallaire, une éducatrice spécialisée en troubles du comportement, énumère les bienfaits que leur apporte Alexandra pour gérer les crises, les personnes qui vivent de l’anxiété, de l'ennui [ou pour susciter]de la réminiscence, rappeler des souvenirs.
Même pour les gens en fin de vie. Elle se couche sur le résident, raconte Céline, une préposée aux bénéficiaires. Tu vois un moment donné un petit éclair, comme quelque chose qui brille dans leurs yeux, c’est comme s’il se passait quelque chose, ajoute-t-elle, les yeux brillants elle aussi.
Un projet collectif
La gestionnaire responsable du CHSLD Saint-Alexandre, Anne Turgeon, a beau être allergique aux chats, elle a tout de suite vu le potentiel pour les résidents et raconte la mobilisation des employés pour garder l’animal. Les employés l'ont cachée au sous-sol. Puis, dans leur tête ils ont commencé à mijoter le projet, se rappelle-t-elle
En tant qu’humain j’ai dit "Wow, c’est une super idée pour les résidents", mais en tant que gestionnaire j’ai dit "un instant".
Anne Turgeon ne veut pas que le chat occasionne des frais pour l’organisation. C’est des sous, c’est du temps, puis on prendra pas l’argent des contribuables pour un chat. Montez-moi un projet , relate-t-elle, pragmatique.

Anne Turgeon est gestionnaire responsable au CHSLD Saint-Alexandre.
Photo : Radio-Canada
Un questionnaire est remis aux résidents et à leur famille pour savoir si certains ont des allergies ou des craintes face à l’arrivée du félin. Tout a été correct, assure la gestionnaire.
Dans le hall du lumineux CHSLD, la chatterie trône au fond de la salle. Une œuvre en bois rendue possible grâce à la belle-famille d’Émilie Dallaire qui a fourni le bois. Des collègues ont prêté main forte pour le construire.

Emilie Dallaire a recours à la présence d'Alexandra dans le cadre de son travail comme éducatrice spécialisée en troubles de comportement.
Photo : Radio-Canada / Eugénie Emond
Les soins sont offerts gratuitement par un vétérinaire. Des dons ont été faits par des familles. Les employés ramassent et vendent les cannettes pour pouvoir acheter la nourriture.
Même au sein des préposés, Alexandra a apporté de l’harmonie.
Elle a apporté tout ce qui manquait ici
Elle-même, aux prises avec un trouble d’anxiété généralisée, apprécie de pouvoir flatter Alexandra après des moments plus stressants au boulot. J’adore mon travail, mais c'est pas un travail qui est facile, je vous mentirai pas, relève Karianne.
Un deuxième chat?
Anne Turgeon ne cache pas son envie d'accueillir un deuxième, voire un troisième chat pour accompagner Alexandra, qui est très sollicitée.

Alexandra a un agenda dans lequel il est prévu des temps de repos.
Photo : Radio-Canada / Eugénie Emond
Depuis qu’Alexandra est ici, elle inspire aussi d'autres CHSLD à faire de même. Plusieurs m’ont contactée, alors je leur envoie les informations, explique fièrement la gestionnaire. Sur le territoire de la Chaudière-Appalaches, deux autres CHSLD possèdent déjà un chat ou un chien à résidence.
Quand on pense au bien-être des résidents, je pense que tout le monde devrait embarquer dans ces projets-là, résume-t-elle.
Depuis qu’elle est ici, tous semblent y gagner, donc. Il y a seulement Alexandra qui a pris un peu de poids. La faute aux trop nombreuses gâteries.


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