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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayL’un des policiers de Toronto inculpés dans le cadre de l’enquête projet South écope d’une peine de 10 mois de prison avec sursis à purger dans la communauté. Derek McCormick avait plaidé coupable, plus tôt mardi, de deux accusations de vol de moins de 5000 $ et d’abus de confiance.
Ayant mis en cause plusieurs agents du service de police de Toronto, le projet South est une enquête d'envergure qui a été lancée en juin 2025 sur la corruption policière et le crime organisé, après que la police régionale de York eut démantelé un complot visant l’assassinat d’un agent correctionnel supérieur du Centre de détention du sud de Toronto.
Outre l’agent McCormick, sept autres policiers de Toronto, un policier à la retraite et une vingtaine de civils ont été arrêtés dans le cadre de l’enquête.
Déclaration conjointe des faits
Derek McCormick, qui a pris sa retraite le 1er juillet, est le premier condamné dans cette affaire.
Quatre autres accusations auxquelles il faisait face ont été retirées, soit un chef d’obstruction à la justice et trois chefs de vol de moins de 5000 $.
Le policier de 56 ans, qui cumulait 28 ans de carrière, s’était rendu aux autorités le 14 janvier 2026 et avait été suspendu sans salaire en mai.

L’agent Derek McCormick a plaidé coupable de deux accusations d’abus de confiance et de vol de moins de 5000 $ devant la Cour de justice de l’Ontario. Sur l'illustration, on peut voir le procureur Vlatko Karadzic lisant la déclaration conjointe des faits au juge Jonathan Bliss.
Photo : Radio-Canada / Alexandra Newbould
Selon la déclaration conjointe des faits, le policier travaillait au comptoir du poste 52 et était dépendant des médicaments antidouleur que lui aurait procurés un coaccusé qui connaissait ses problèmes de toxicomanie.
L’agent Timothy Barnhardt lui aurait vendu à dix occasions, d’août à décembre 2025, cent cachets de Percocet.
M. Bernhardt, qui jouit toujours de la présomption d’innocence, lui aurait demandé de voler un téléphone cellulaire jetable et de récupérer un téléphone déposé en preuve au comptoir de leur poste.
Le procureur de la Couronne, Vlatko Karadzic, a toutefois précisé, en lisant la déclaration des faits, qu’il n’existait aucune preuve que l’agent McCormick connaissait le contenu du téléphone qu’il a volé au travail.
Nous pensons qu’il a joué un rôle secondaire dans cette conspiration, a-t-il déclaré au sujet du policier.

La demande de remise en liberté sous caution de l’agent Timothy Barnhardt a été rejetée à deux reprises à l’issue d’une audience de révision de la part de la défense, à la fin de l’hiver, devant la Cour supérieure de Toronto. (Photo d’archives)
Photo : @10rcop/X
M. Barnhardt est également inculpé dans le cadre de l’opération pour son rôle de premier plan dans de présumées affaires de corruption. Les accusations déposées contre lui n’ont pas encore été prouvées devant un tribunal.
La Couronne et la défense de l’agent McCormick avaient recommandé la même peine que le juge Jonathan Bliss, de la Cour de justice de l’Ontario, n’a pas contestée.
Le procureur Karadzic avait précisé que la conduite de M. McCormick n’a pas entravé le cours de la justice au sujet d’autres cas criminels devant les tribunaux.
Un châtiment « juste et approprié »
Dans sa sentence, le magistrat a retenu des facteurs atténuants, comme l’absence d’antécédents judiciaires et le plaidoyer de l’accusé, ses remords, ses problèmes d’alcoolisme et de toxicomanie et de santé mentale.
L’agent McCormick, qui est atteint d’un syndrome de stress post-traumatique, a le soutien de sa famille et il est aujourd’hui sevré depuis qu’il suit des programmes de traitement de ses dépendances.
C’est une peine juste et appropriée qui n’est pas contraire à l’intérêt public ni à la bonne administration de la justice, poursuit le juge.
Le magistrat ajoute que l’individu ne représente aucun danger pour le public ni aucun risque de récidive, et que ses perspectives de réinsertion sociale sont bonnes.

Le juge Jonathan Bliss, de la Cour de justice de l’Ontario, a rendu son jugement séance tenante après avoir entendu la Couronne et la défense plus tôt dans la matinée.
Photo : Radio-Canada / Alexandra Newbould
Il a aussi pris en compte des facteurs aggravants, comme l’abus de confiance, l’obtention de drogues de façon illicite au travail, l’acte délibéré de voler des objets pour autrui et l’élimination de preuves à conviction.
En tant que représentant de la loi, il aurait dû savoir ce dont il l’attendait s’il se faisait prendre, son crime a entaché sa réputation et celle de son service, mentionne-t-il.
Votre carrière s’achève dans la honte et le déshonneur, conclut-il.
Comme prévu, l’agent McCormick devra purger les cinq premiers mois de sa peine assignée à résidence, avec le droit de quitter la maison durant trois heures les samedis pour aller faire l’épicerie.

L'avocat de l'agent McCormick, Gary Clewley.
Photo : Radio-Canada / Michael Cole (CBC)
Il sera ensuite soumis durant les cinq derniers mois à un couvre-feu de 22 h à 7 h et à certaines restrictions au sujet de ses libertés.
Il ne pourra par exemple quitter la province sans autorisation ni troubler l’ordre public. Il n’aura toutefois pas à porter un bracelet électronique à la cheville.
Le juge Bliss l’a notamment mis en garde de ne pas enfreindre les conditions liées à son assignation à résidence ou à son couvre-feu, à défaut de quoi, il purgera le reste de sa peine dans un établissement carcéral.
L'avocat de la défense, Gary Clewley, affirme que son client a vite compris qu'il avait commis quelque chose de répréhensible et qu'il a donc fait la chose à faire.
Il est anxieux de passer à autre chose et c'est la raison pour laquelle il a plaidé coupable le plus tôt possible, confie-t-il à la presse à la sortie du tribunal.
Mon client n'a toutefois joué aucun rôle dans le Projet South, conclut-il.


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