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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayIl y a moins de drapeaux acadiens qui flottent aujourd’hui à Saint-Paul. Ils sont en fait assez durs à trouver.
Plusieurs familles francophones ont quitté le village, incluant celle de Marc Henrie. En 2022, il a déménagé en banlieue de Moncton pour se rapprocher d’une école francophone. La famille veut aussi vivre dans une communauté où il y a encore une francophonie vibrante, plus proche des services et des loisirs.

Quand l’école a fermé, le district scolaire a proposé deux choix aux parents. Ils pouvaient inscrire leurs enfants à l’école Mont-Carmel de Sainte-Marie, située à 20 km, ou à l’école Le Sommet de Moncton, à une quarantaine de kilomètres.
Les chiffres semblent montrer que la plupart des familles de Saint-Paul n’optent pas pour la solution proposée par le district scolaire.
En 2022, un rapport intitulé Favoriser le continuum en éducation en français au sein de la communauté de Saint-Paul établit que, parmi les enfants d’âge scolaire de la communauté de Saint-Paul, une seule personne est inscrite à la maternelle d’une des deux écoles francophones de la région scolaire.
Ce nombre démontre la détérioration de la situation après la fermeture de l’école en 2016, décrit l'auteur du rapport, Marc LeBlanc.
Une réflexion croisée des données du recensement et des inscriptions dans le système francophone laisse croire, avec une grande certitude, que les autres enfants de la communauté sont scolarisés en langue anglaise, écrit-il.
Le conseiller municipal, Léandre Bastarache, constate, de son côté, que beaucoup de personnes qui déménagent aujourd’hui à Saint-Paul sont des anglophones, qui viennent souvent de l’Ontario, en quête de propriétés abordables pas trop loin des grands centres.

Aujourd'hui, on n'est plus une paroisse francophone, on est une communauté bilingue, indique Léandre Bastarache.
Lui et d’autres citoyens et citoyennes, dont Marc Henrie, ont cherché des solutions pour les jeunes familles : un projet de garderie et des classes de la maternelle à la 2e année au Club de l’âge d’or.
Mais le District a estimé que le niveau d'intérêt de la communauté pour ces services était trop faible, et les projets n'ont pas abouti.
Au village, les têtes grisonnent et le français s’entend de moins en moins. May et Adélard Cormier appréhendent l’avenir de leur langue maternelle dans leur communauté.
C’est un gros point de question, on ne sait pas. Tous les francophones ne sont pas partis, mais comment [on peut savoir que] des francophones vont venir?, se demande May.

Aujourd’hui, à l’exception du bureau de poste, de la caserne et de l'église, tout a fermé.
Une communauté sans école, c'est une communauté qui n'a pas grand vie. La jeunesse, c'est l'avenir. Pas d'étudiants à l'école, ça veut dire que ça devient comme une communauté-dortoir , se désole Adélard Cormier.


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