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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLe chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon, a fait un lien entre le Parti libéral du Québec (PLQ) et le crime organisé au dernier jour de la législature avant les élections de l'automne.
Pour lancer ses attaques vendredi matin, M. St-Pierre Plamondon s'est fondé sur l'enquête de l'Unité permanente anticorruption (UPAC) en cours concernant des allégations de financement illégal lors de la course à la direction du PLQ l'année dernière.
Ce qu’on a déjà appris du Parti libéral, c’est qu’on y a fait du financement qui est à l’évidence illicite et ce sont des activités qui impliquaient des dizaines de personnes, a déclaré le chef péquiste lors de son bilan de fin de session.
Il y a des liens qui ont été faits avec un député fédéral. Est-ce qu’il y a des liens avec le crime organisé? Ce qu’on sait avec certitude, c’est qu’il y a un événement de financement pour créer une caisse occulte qui a lieu.
Il a affirmé qu'il n'avait pas d'indications laissant croire à des liens entre le PLQ et le crime organisé, mais que, selon lui, c'est une question qui est absolument légitime et logique.
Comment se finançait cette caisse occulte? a-t-il demandé.
Si vous êtes capable de financer à coups de 500 $ comptant à peu près n'importe qui qui vient dans un cocktail de financement, la première question qu'on va vous poser, c'est : d'où vient l'argent? Il a fallu que quelqu'un finance cette affaire-là. Et des sources de financement occultes, il y en a plusieurs, ça peut venir d'activités criminelles, mais ça peut venir aussi du fédéral.
Il soutient que l'électorat doit obtenir des réponses à quelques mois du scrutin.
Le chef péquiste a reconnu qu'il ne peut pas demander des résultats à l'UPAC, un corps policier indépendant, avant les élections, mais il a tenu à passer un message.
Je pense que la population a besoin de réponses à ces questions légitimes, a-t-il plaidé. La question que je pose est : qui finance? Il me semble qu'elle devrait être répondue à ce stade-ci.
Milliard aussi veut des réponses
Dans une publication sur les réseaux sociaux, M. St-Pierre Plamondon a tenu par la suite à clarifier ses propos.
En général la corruption politique implique plus d'une personne et une coordination dans l'obtention du retour pour le pot-de-vin versé, j'avais ici en tête la définition juridique de crime organisé et non une organisation criminelle précise en tête, a-t-il écrit.
Mais même le chef libéral Charles Milliard a laissé entendre qu'il souhaitait que cette incertitude qui plane sur sa formation se dissipe.
Je pense que dans l'intérêt suprême des Québécois, on a besoin d'avoir la lumière sur des choses qui se sont passées dans le cadre de la dernière course au leadership (du Parti libéral) et non qui visent le Parti libéral directement.

Le chef du Parti libéral du Québec, Charles Milliard
Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel
La première ministre Christine Fréchette a été beaucoup plus prudente et a refusé d'attaquer les libéraux ou d'exiger des résultats rapidement. Mais elle a décoché une flèche à l'endroit de M. St-Pierre Plamondon.
Je ne suis pas une enquêteur, ce n’est pas mon travail, je ne pense pas que ce soit le travail d’un chef de parti politique, à plus forte raison de chef d’un gouvernement de lancer ce type d’attaque, je pense qu'il y a des gens qui sont spécialisés là-dedans, qui sont des experts et c’est à eux qu'il faut s’en remettre.

La première ministre Christine Fréchette a fait son bilan en compagnie du vice-premier ministre, Ian Lafrenière (à gauche sur la photo), et du leader parlementaire du gouvernement, François Bonnardel (à droite).
Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel
Enquête depuis décembre
L’UPAC a ouvert cette enquête en décembre dernier à la suite de nombreuses révélations des médias concernant des allégations de pratiques de financement illégal.
Ces allégations visaient l’équipe de Pablo Rodriguez, qui a été élu chef en juin 2025, dans une course à la direction où il avait devancé M. Milliard.
Peu de temps après sa victoire, Le Journal de Montréal avait révélé des textos suggérant que des membres qui appuyaient Pablo Rodriguez lors de la course auraient reçu des récompenses en argent. Les personnes à l’origine de ces messages n'étaient toutefois pas nommées dans l’article.

Pablo Rodriguez a quitté la chefferie du Parti libéral du Québec après six mois de règne. (Photo d'archives)
Photo : La Presse canadienne / Christinne Muschi
De même, La Presse révélait en décembre que le producteur et importateur de porto et de vin Emanuel Cabral avait versé des montants de 500 $ à certains de ses employés pour rembourser leurs dons à M. Rodriguez, pour sa campagne à la direction du PLQ.
En mai, à la suite d'une enquête, la commissaire à l’éthique de l’Assemblée nationale a recommandé une sanction de 8000 $ contre la députée Sona Lakhoyan Olivier, en lien avec la course à la direction au PLQ.
Elle s'était servie de son bureau de circonscription et de son personnel pour des activités partisanes en appui à M. Rodriguez, ce qui est interdit en vertu des règles de l’Assemblée nationale.
Je ne peux pas être responsable des courses au leadership des autres, avait plaidé M. Milliard en mai.
Aucune autre information ne lui prouve qu’un autre député libéral ou bureau de circonscription a contrevenu aux règles, avait-il aussi indiqué.


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