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JO76 Rêver : que reste-t-il de nos ambitions?

8 hours ago 5

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Diffusé ce mardi, JO76 Rêver, réalisé par Charles Gervais, s’intéresse à l’empreinte laissée par les Jeux olympiques de Montréal. S’il ravive une certaine nostalgie de cette époque où tout semblait possible, ce documentaire montre également que la détermination à voir grand perdure chez certains.

Ce rêve-là, cette vision-là de nous-mêmes a disparu. On était bien partis. Qu’est-ce qui est arrivé?, s’interroge le metteur en scène Serge Denoncourt en introduction de JO76 Rêver grand.

Si Serge Denoncourt est davantage un habitué des salles de spectacles que des stades, c’est pourtant lui qui est, indirectement, à l’origine de ce documentaire.

En effet, c’est en séjournant à Paris, quelques mois après les Jeux olympiques de 2024, pour les besoins de Serge à Paris, que Hugo Roberge – coproducteur de cette émission animée par Serge Denoncourt et de JO76 Rêver – a eu l’idée de ce documentaire.

Quand on vit hors de notre réalité pendant quelques mois, c'est là où on se pose des questions sur notre propre ville, explique-t-il.

Serge à Paris s’intéresse aux défauts et aux qualités de Paris, mais on peut aussi se remettre en question comme Québécois et comme Montréalais, ajoute-t-il.

Le 50e anniversaire des Jeux olympiques de Montréal approchant, la réflexion de celui qui a longtemps produit Cette année-là s’est naturellement portée vers l’évolution des ambitions portées par la métropole québécoise depuis ce moment marquant de son histoire.

En 2026, à Montréal et au Québec, peut-on encore rêver grand? Est-on encore audacieux? Est-ce qu’on se démarque sur la scène internationale?

Luc Ferrandez et Liza Frulla devant la caméra

Pour trouver des pistes de réponses, JO76 Rêver a tendu le micro à une grande variété de personnalités : Liza Frulla, qui se rappelle avec émotion de ces jeux qu’elle a vécus comme hôtesse; le gymnaste Félix Dolci et la nageuse artistique Jacqueline Simoneau; le maire de Québec Bruno Marchand ou encore Dinu Bumbaru, directeur des politiques à Héritage Montréal.

Deux femmes parlent ensemble.

Liza Frulla, qui fut hôtesse lors des Jeux olympiques de Montréal, et Joëlle Brodeur, PDG du Parc olympique

Photo : Radio-Canada

Le chroniqueur et homme politique Luc Ferrandez apporte également son regard tout en partageant ses souvenirs d’enfant, lui qui visitait le chantier de construction du stade sur lequel travaillait son père et, ensuite, qui vendait des croustilles dans les gradins pendant que Bruce Jenner disputait des épreuves.

En leur compagnie, JO76 Rêver revient ainsi sur l’organisation des Jeux olympiques, sur les exploits réalisés par Nadia Comaneci ou encore Bruce Jenner, ainsi que sur la construction du Stade olympique, mais aussi sur les déboires de ce dernier.

Un homme franchit la ligne d'arrivée en criant et avec les bras dans les airs.

Bruce Jenner a gagné la médaille d'or en décathlon aux Jeux de Montréal en 1976.

Photo : Associated Press

Viser haut

Toutefois, le documentaire s’attarde surtout sur l’héritage laissé par ces jeux, du pouvoir inspirant qu’ils continuent d’exercer sur les athlètes de la nouvelle génération aux 14 infrastructures sportives – sur 24 – encore utilisées de nos jours.

Si l’ancien maire de Montréal Jean Drapeau n’est plus de ce monde, son esprit visionnaire et audacieux, qui a permis à la métropole d’obtenir les jeux olympiques en 1976, continue de s’incarner en certains Montréalais.

Le documentaire braque ainsi le projecteur sur Isabèle Chevalier et Jean-François Crevier – les cofondateurs du club de soccer féminin des Roses de Montréal – ainsi que sur des passionnés de surf de rivière.

On a aussi cherché à montrer ce côté innovant avec cette gang du surf à Montréal, qui veut faire de ce surf une future discipline olympique, explique Hugo Roberge.

Un homme et une femme sourient.

Les athlètes olympiques Félix Dolci et Jacqueline Simoneau s'entraînent dans des installations construites pour les Jeux de Montréal.

Photo : Radio-Canada

Une deuxième vie pour le Stade olympique

Non seulement le Stade olympique sera bientôt doté d’un toit fixe et rigide, mais l’enceinte sera également rénovée, a-t-on appris la semaine dernière.

Un jour, la fièvre des Jeux olympiques s’emparera-t-elle à nouveau de Montréal? Certains nourrissent cet espoir, mais, comme le montre JO76 Rêver, ce rêve, s’il est exaucé, prendra sans doute plutôt la forme d’une association avec d’autres villes coorganisatrices, comme pour les récents Jeux de Milan-Cortina.

En se lançant dans ce documentaire, Hugo Roberge s’attendait à entendre des propos plus négatifs de la part des intervenants.

C’est plutôt positif, malgré tout, constate-t-il. Tout le monde dit que ça a coûté trop cher et que ça a pris trop de place, mais ces jeux ont quand même positionné Montréal sur l’échiquier mondial.

[Au départ], on s’est demandé "peut-on rêver grand?", mais je pense que oui, on peut encore rêver!

Le documentaire JO76 Rêver sera diffusé ce mardi 21 juillet, à 20 h, sur ICI TÉLÉ et sur ICI TOU.TV (nouvelle fenêtre).

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