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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayOn accorde beaucoup d’importance à la journée du déclenchement de la campagne électorale, étant donné son caractère très solennel. Pourtant, la semaine qui la précède est d’autant plus cruciale pour les chefs. Elle peut leur servir de rampe de lancement électorale.
Ceux qui parviennent à se propulser commencent leur campagne avec des ailes. À l’inverse, cette toute petite semaine suffit pour freiner un élan.
Pour Christine Fréchette, l’imposition de tarifs américains a l’effet d’une catapulte. Économiquement, les conséquences sont graves, mais politiquement, la première ministre sortante n’aurait pu espérer mieux pour lancer sa campagne axée sur la sécurité économique. Elle a rapidement annoncé de l’aide aux entreprises et s’est affichée deux fois plutôt qu’une aux côtés de Mark Carney durant la même semaine.
Paul St-Pierre Plamondon n’est pas parvenu à profiter de ce moment-clé préélectoral. Les yeux sont rivés sur lui comme meneur dans les sondages, mais il s’est retrouvé sur la défensive toute la semaine.
La candidature de François Gariépy, critiqué pour ses propos comme ancien journaliste de CHOI Radio X, et le parachutage politique (suivi du retrait) du Montréalais Vincent Marissal dans un comté de Québec ont fait ombrage à la présentation de l’équipe économique. Cette annonce était d’une importance capitale pour le Parti québécois. C’était l’occasion de montrer que le projet référendaire peut être soutenu par des personnalités des milieux financiers.
Difficile aussi pour le chef péquiste de maintenir son argumentaire selon lequel le gouvernement Carney affaiblit le Québec en s’ingérant constamment dans ses affaires. Le premier ministre canadien a plutôt paru comme celui qui défend les intérêts des provinces, en refusant notamment de faire des compromis sur la souveraineté culturelle et la protection du français lors des négociations commerciales avec les États-Unis.
Même si un article du New York Times révèle que le gouvernement canadien était prêt à faire des concessions sur cette question, qui croit encore les insinuations de l’administration Trump? Ce genre de situation peut obliger le chef à recadrer son message.
Charles Milliard non plus n’est pas parvenu à saisir l'occasion, et ce n’est pas faute d’avoir essayé. Lui aussi s’est retrouvé en présence de Mark Carney dans un dîner en tête-à-tête. Bien que des photos aient circulé, c’est à peine s’il a réussi à en faire parler. Le chef libéral a multiplié les propositions économiques durant la semaine, sans arriver à les faire percoler.
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Trois occasions à ne pas manquer
Ceux qui n’ont pas su profiter de cette rampe de lancement auront cependant une autre chance au milieu de la campagne électorale. Les débats des chefs représentent habituellement une deuxième occasion de se propulser dans les intentions de vote.
Le principal défi de Christine Fréchette durant la première partie de la campagne électorale jusqu’aux débats des chefs? Confirmer qu’elle ne marche pas dans les traces de François Legault, de l’aveu même de membres de son entourage.
Celui de Paul St-Pierre Plamondon? Répéter sa performance de 2022. À l’époque, il avait misé sur une campagne positive et axée sur les idées, plutôt que de répliquer aux attaques de ses adversaires. Et il n’y a pas meilleur exemple que lui pour montrer l’importance qu’un débat peut avoir sur l’avenir d’un chef politique. C’est à ce moment-là que les Québécois ont véritablement commencé à s’intéresser à sa personne parce qu’il est parvenu à les convaincre de le prendre au sérieux.
Charles Milliard? Son défi ne consiste pas uniquement à augmenter sa notoriété. Ses propres militants le souhaitent plus fougueux, plus combatif. Celui de Ruba Ghazal? Reproduire l’exploit de Manon Massé, qui a marqué les esprits en 2018 grâce à un ton moins belliqueux que ses adversaires et des propositions terre à terre pour les moins nantis. Le défi d’Éric Duhaime? Se donner l’envergure d’un chef de parti pour qu’on oublie l’ancien animateur de radio polémique.
La dernière occasion pour espérer se relancer survient souvent dans la semaine précédant le scrutin, avec le vote par anticipation. Parlez-en au François Legault de 2018. Sa victoire inattendue s’était concrétisée pratiquement la veille du scrutin, durant le dernier week-end, quand les nombreux électeurs indécis ont fini par faire leur choix.
Ceux qui peinent à choisir parce qu’ils ne voient pas lequel des chefs peut représenter un véritable changement au Parlement peuvent scruter de plus près les candidats des différents partis. Étant donné qu’environ la moitié des élus n’ont pas souhaité renouveler leur mandat en 2026, de nombreuses places se sont libérées pour de nouveaux visages.
Les baby-boomers sont en train de laisser leur place aux générations plus jeunes. Tous les chefs sont maintenant des X ou des millénariaux, et ils attirent des candidats des mêmes générations. D’ailleurs, nombreux sont ceux qui sont issus des communautés culturelles et de la communauté LGBTQ+... à l’image du Québec de 2026.
Le 5 octobre prochain, peu importe le résultat des élections, le portrait de l’Assemblée nationale sera grandement renouvelé.


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