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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayOttawa va prolonger le congé de la taxe d'accise fédérale sur l'essence et le diesel au moins jusqu'à la fin du mois de janvier 2027. À partir de ce moment, le gouvernement rétablira une taxe réduite de 50 %, jusqu'à la fin mars.
Le ministre des Finances, François-Philippe Champagne, en a fait l'annonce mercredi après-midi en conférence de presse, à Ottawa.
Le gouvernement canadien avait d'abord suspendu, en avril dernier, cette taxe de 10 ¢ par litre sur l'essence ordinaire et de 4 ¢ par litre sur le diesel, afin de donner un répit à la pompe aux Canadiens.
Ottawa prolonge ainsi jusqu'au 31 janvier cette mesure, qui devait initialement prendre fin le 7 septembre. Dès février, la taxe sera de retour, mais partiellement : elle passera à 5 ¢ par litre et 2 ¢ par litre, respectivement, et ce, jusqu'à la fin mars. Elle sera ensuite complètement rétablie en avril.
Les prix à la pompe ont fortement augmenté depuis le début du conflit en Iran. La fermeture du détroit d'Ormuz, où transite 20 % du pétrole mondial, est notamment en cause.
Une chose dont nous avons tenu compte est que nous voulons tous la fin du conflit au Moyen-Orient et la réouverture du détroit d’Ormuz, mais plus vous discutez avec des collègues à travers le monde, plus vous réalisez que cela aura un impact durable, a déclaré le ministre Champagne.
En observant les actions ailleurs dans le monde, je dirais que c’est la mesure la plus significative que nous puissions élaborer. Parce que réduire la taxe d’accise fédérale sur l'essence est une mesure directe. Elle s’applique à travers le pays d’un océan à l’autre, peu importe où vous vivez au pays.
Cette annonce survient au moment où le prix du litre d'essence franchissait de nouveau la barre de 2 $ dans certaines régions du Québec.
Si les prix sont particulièrement élevés au Québec, le phénomène est répandu à l'échelle du pays.
Au Nouveau-Brunswick, le prix à la pompe pouvait atteindre 1,83 $ par litre la semaine dernière, soit 36 ¢ de plus que le prix maximal à pareille date l'an dernier.
La Colombie-Britannique ainsi que l'Ontario faisaient également état de prix élevés de l'essence récemment.
C'est l'essence du message : se concentrer sur ce que nous pouvons contrôler, bâtir une économie plus forte et plus résiliente, et rendre la vie plus abordable pour les Canadiens, a martelé François-Philippe Champagne.
De passage mardi à la réunion des ministres des Finances du G20, en Caroline du Nord, le ministre avait assuré avoir à l'œil les raffineurs.
Évidemment, la mesure qu’on a faite, on a vu que cela a eu un impact positif pour les consommateurs à travers le pays, a-t-il indiqué. Et avec le Bureau de la concurrence, c’est un enjeu qu’on suit de très près pour s’assurer [...] que les mesures prises favorisent d’abord et avant tout et j’allais dire, uniquement, les ménages, les consommateurs, les gens qui vont faire le plein d’essence.
Poilievre et Ford se réjouissent
Le chef conservateur Pierre Poilievre, qui réclamait ce prolongement, s'est félicité, mercredi, de cette autre victoire de son parti qui va vous permettre d'économiser lorsque vous faites le plein.
Il est toutefois allé plus loin en demandant l'élimination de toutes les taxes sur l'essence, ce qui permettrait d'économiser jusqu’à 25 ¢/L, a-t-il soutenu dans un message publié sur les réseaux sociaux.
Le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford, s'est dit satisfait du prolongement, tout en plaidant pour qu'elle devienne permanente.
La décision du gouvernement a aussi été accueillie favorablement par CAA-Québec, qui déplore que les automobilistes payent beaucoup trop cher leur essence actuellement, de l'avis de Simon Bourassa, porte-parole de l'organisme.
Je suis d'accord avec les automobilistes qui vont dire qu'on n'a pas nécessairement senti l'effet de cette mesure-là, a-t-il affirmé, mercredi, en entrevue sur les ondes d'ICI RDI. Mais n'eût été le prolongement de la mesure, on payerait encore plus cher.

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Entrevue avec Simon Bourassa, porte-parole de CAA-Québec
Parmi les sceptiques, on peut compter Équiterre, dont l'analyste en politiques climatiques et énergétiques Charles-Édouard Têtu a réagi à la nouvelle.
Le gouvernement estime à 5,3 milliards de dollars le coût de cet allègement fiscal en 2026-2027. Selon M. Têtu, ce montant sera retourné dans les poches des pétrolières, qui empocheront des profits records de 100 milliards de dollars d'ici la fin de l'année, a-t-il écrit à Radio-Canada.
N'oublions pas qu'en avril dernier, les Canadien(ne)s ont sauvé 5 $ par plein pendant dix jours avant que le prix remonte. Il ne s'agit pas d'une solution sérieuse pour répondre à la crise, a-t-il poursuivi.
Avec des informations de Fannie Olivier, de Christian Noël et de Daniel Thibeault


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