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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLes discussions entre les États-Unis et l'Iran pour trouver une paix durable au Moyen-Orient doivent débuter dimanche matin dans un hôtel de luxe des Alpes suisses, quatre jours après la signature d'un protocole d'accord, déjà malmené, pour mettre fin aux hostilités.
Ces pourparlers, centrés sur le programme nucléaire iranien, sont prévus pour une durée renouvelable de 60 jours. Avant même qu'ils ne commencent, les écueils se sont accumulés, avec la poursuite des combats au Liban malgré une clause de l'accord prévoyant la fin des hostilités sur tous les fronts, et l'annonce par Téhéran d'une refermeture du détroit d'Ormuz en représailles.
Sur le front libanais, des frappes israéliennes ont fait au moins 30 morts samedi dans l'est et le sud du Liban, avant une accalmie constatée par un correspondant de l'AFP en fin de journée, lorsque l'armée israélienne a reçu l'ordre de cesser les affrontements avec le Hezbollah pro-iranien.
Les pourparlers débuteront dans le courant de la matinée, a annoncé la diplomatie suisse, précisant que la délégation américaine, dirigée par le vice-président américain J.D. Vance, et la délégation iranienne, menée par le président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf, étaient arrivées à l'hôtel de luxe de Bürgenstock, surplombant le lac de Lucerne, site des discussions. Les pays médiateurs, le Pakistan et le Qatar, sont également sur place.

Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi (au centre) est arrivé à l'hôtel de luxe du Bürgenstock pour les négociations.
Photo : Associated Press / Urs Flueeler
Arrivée samedi soir, la délégation iranienne compte aussi, selon la télévision d'État iranienne, le chef de la diplomatie Abbas Araghchi et le gouverneur de la Banque centrale, Abdolnaser Hemmati.
Les discussions devraient durer quelques jours, a affirmé J.D. Vance à la presse avant de s'envoler pour la Suisse samedi soir, précisant qu'il ne pourrait rester qu'un jour ou deux.
J'espère qu'on va faire des progrès sur la question nucléaire et sur la question du cessez-le-feu au Liban. Ce sont les deux points principaux sur lesquels je pense que nous allons nous concentrer.
J'espère qu'on va faire des progrès sur la question nucléaire et sur la question du cessez-le-feu au Liban. Ce sont les deux points principaux sur lesquels je pense que nous allons nous concentrer, a-t-il déclaré.
L'émissaire Steve Witkoff et le gendre du président Donald Trump, Jared Kushner, se trouvent également en Suisse, selon J.D. Vance.
Les pourparlers sont censés mener à un accord final pour mettre un terme au conflit au Moyen-Orient, déclenché par des frappes israélo-américaines sur l'Iran le 28 février. Les hostilités ont causé des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban, et ébranlé l'économie mondiale.
Protocole en danger
Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a prévenu samedi les États-Unis que le protocole serait en danger si ses clauses n'étaient pas appliquées rapidement, allusion à la situation au Liban, où les affrontements continuent entre Israël et le mouvement chiite pro-iranien Hezbollah.
Le conseiller militaire du guide suprême iranien, Mohsen Rezaei, a lui appelé à la prudence face à tout optimisme, affirmant sur X que l'ennemi a montré qu'il ne tenait pas ses promesses.
Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient par des tirs de roquettes sur Israël pour venger la mort du guide suprême iranien, tué au début de la guerre. Depuis, les opérations israéliennes au Liban ont fait 4057 morts, selon le dernier bilan, samedi, du ministère libanais de la Santé.
L'armée israélienne a annoncé pour sa part qu'un de ses soldats avait été tué samedi dans le sud du Liban, portant à 36 le nombre de ses pertes depuis le début du conflit. Elle a précisé samedi que ses troupes ne mèneraient pas de frappes proactives, mais qu'elles opéreraient de manière défensive au sein de la bande territoriale du sud du Liban occupée par Israël.

De la fumée s'élève après une frappe israélienne au Liban, le 19 juin 2026.
Photo : Reuters / Stringer
Avant son départ pour la Suisse, le vice-président américain a assuré que la situation s'améliore au Liban.
Le gros problème, c'est que vous allez avoir quelqu'un qui va commencer à tirer et ensuite quelqu'un va répondre, et donc vous avez en quelque sorte ce problème de l'œuf et de la poule où il faut réussir à arrêter les tirs suffisamment longtemps pour que le cessez-le-feu tienne, c'est ce qu'on essaie de faire, a-t-il dit.
Le détroit d'Ormuz refermé
Après les nouveaux affrontements au Liban, le commandement central de l'armée iranienne a annoncé que le détroit d'Ormuz serait fermé au trafic maritime, une première mesure en réponse à la violation des engagements par l'ennemi. Il a menacé d'autres mesures si nécessaire pour contraindre l'ennemi à respecter ses obligations.
La réouverture du détroit a constitué l'un des points clés du protocole d'accord américano-iranien. L'Iran avait verrouillé au début de la guerre cette voie maritime stratégique par laquelle transitaient auparavant quelque 20 % des hydrocarbures mondiaux, provoquant un emballement des cours du pétrole.

Des navires pris dans le détroit d'Ormuz le 18 juin 2026.
Photo : Reuters / Amirhosein Khorgooi
Après l'annonce par l'Iran de sa nouvelle fermeture, le commandement américain pour le Moyen-Orient (CENTCOM) a indiqué que ses forces demeuraient vigilantes. Selon lui, 55 navires marchands ont franchi le détroit de manière sûre samedi.
Téhéran a également évoqué la possible mise en place de frais de service maritime pour les navires voulant y transiter. Et le président américain Donald Trump a lui aussi menacé d'appliquer un péage dans le détroit en cas d'échec des discussions avec l'Iran.


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