PROTECT YOURSELF with Orgo-Life® QUANTUM TECHNOLOGY
Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayÉcouter l’article | 5 minutes
La version audio de cet article est générée par la synthèse vocale, une technologie basée sur l’intelligence artificielle.
Guerre au Moyen-Orient, fermeture de l’espace aérien, augmentation du prix des carburants : tout semblait indiquer que les compagnies aériennes allaient vivre un été catastrophique.
Plusieurs d'entre elles, y compris canadiennes, avaient réduit leurs vols les moins rentables. La compagnie Spirit Airlines, basée en Floride, avait même complètement cessé ses activités en mai.
Malgré ces vents contraires, le secteur a tenu bon et le désir de voler des passagers n’a pas diminué.
L'Europe, qui était en passe de manquer de carburant pour l'aviation, a trouvé d'autres sources de carburant. Le trafic de passagers, de son côté, s'est maintenu, et une hausse de 2,1 % est attendue cette année.
Un nombre record de vols commerciaux a même été enregistré le 23 juillet, selon Flightradar24, une entreprise qui suit le nombre de vols en temps réel.
Ce record n’a pas une explication unique, mais a probablement été stimulé par la demande de l'hémisphère Nord, selon le magazine Newsweek. Les compagnies aériennes ont déployé leur capacité maximale pour la saison où les voyages atteignent généralement leur apogée.
Les vols canadiens en augmentation
Les vols commerciaux canadiens ont aussi augmenté au cours de l'été, selon les relevés de Flightradar24. Ils affichent une hausse de 16 % entre le 1er avril et le 23 juillet, tandis que les vols mondiaux ont progressé de 11 % sur cette même période.
Mais le nombre de vols à lui seul ne donne pas toujours une image précise de la situation, rappelle Amra Durakovic, directrice des relations publiques et des communications chez l'agence de voyages Flight Centre Travel Group Canada. Le nombre total de vols commerciaux annuels reste en effet inférieur de 20 % à celui de 2019, précise-t-elle, citant des données du cabinet d'analyse Cirium.

Amra Durakovic, directrice des relations publiques et des communications chez Flight Centre Travel Group Canada (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Jessica Chen
L'augmentation mondiale des vols est probablement tirée par de grandes économies émergentes, comme la Chine et l'Inde, qui multiplient leurs vols à mesure que leurs marchés se développent, selon elle.
En revanche, les pays aux industries aériennes plus établies – comme le Canada – ont plutôt augmenté la taille moyenne de leurs avions tout en éliminant progressivement les plus petits. Ce qui signifie qu'en fin de compte, davantage de personnes sont transportées.
Mme Durakovic note également une tendance intéressante chez les Canadiens qui se rendent en Europe : ils ont eu tendance à réserver leurs vols à la dernière minute, contrairement à leurs habitudes. Elle attribue ce phénomène à l'incertitude persistante entourant le coût du carburant et les conflits de travail.
Autre fait notable, selon elle : les voyages d'été du Canada vers le Japon via Flight Centre Canada ont bondi de 37 % par rapport à l'année précédente. Le chiffre est significatif; ce pays d'Asie de l'Est se trouve en effet à une distance de vol long-courrier, à une époque où le coût reste une priorité pour beaucoup de voyageurs.
Cette demande se prolonge durant les mois d'hiver, car les Canadiens découvrent qu'il peut être plus abordable d'aller skier au Japon, en grande partie grâce à la faiblesse du yen, selon Mme Durakovic.
C'est ce qui oriente largement les décisions de voyage de nombreux Canadiens : où vont-ils trouver le meilleur rapport qualité-prix?, analyse-t-elle.
Incertitudes sur l'avenir
Jusqu'à présent, la guerre au Moyen-Orient ne semble pas avoir affecté de manière significative les projets estivaux en dehors de cette région.
La situation pourrait changer à mesure que le conflit se prolonge, s’ajoutant à des événements comme la récente grève de WestJet, par exemple, qui peuvent éroder la confiance des voyageurs.

La grève des agents de bord de WestJet n'a pas duré longtemps, mais a causé de nombreuses perturbations.
Photo : La Presse canadienne / Evan Mitsui
Je pense que plus il y aura d'incertitude et plus les prix augmenteront... plus nous assisterons à un repli de la demande, estime Ian Petchenik, directeur des communications chez Flightradar24.
Selon lui, il pourrait y avoir un report vers des voyages plus locaux.
Quant aux prix des billets, il faut s'attendre à ce qu'ils continuent d'augmenter, selon l'Association internationale du transport aérien (IATA). Les compagnies aériennes restent rentables, mais leurs marges subissent de fortes pressions en raison des prix du carburant, et il leur reste peu de moyens pour réduire leurs coûts.
Mme Durakovic s'attend néanmoins à ce que la demande reste élevée dans un avenir proche. Écoutez, cela représente un budget conséquent, mais voyager, nous adorons tous ça, n'est-ce pas?. Les gens sont généralement prêts à réduire d'autres dépenses pour pouvoir s'offrir un voyage, juge-t-elle. Cela en dit long sur son importance.
D'après un texte de Hanna Lee, de CBC News


3 hours ago
2






















English (US) ·
French (CA) ·
French (FR) ·