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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLégende vivante du septième art, Martin Scorsese se met lui aussi à l’intelligence artificielle (IA) générative. Le cinéaste américain est désormais le conseiller de Black Forest Labs, une jeune pousse spécialisée dans la génération par IA d’images et de vidéos.
L’entreprise allemande a dévoilé la nouvelle, mardi, sur son site Internet et dans une vidéo à laquelle a participé Martin Scorsese.
Mieux transmettre sa vision à son équipe
Selon Martin Scorsese, l’utilisation de l’IA facilite la préproduction des films. Depuis 70 ans, je crée mes propres scénarimages, explique-t-il sur le site de Black Forest Labs. Il y a toujours eu ce problème : comment communiquer ce qu’on a en tête à ses acteurs et à son équipe technique?
Maintenant, avec cet outil, je peux partager ce que je visualise plus clairement et plus efficacement à mon équipe de création – le directeur artistique, le concepteur visuel et le directeur de la photographie – afin qu’elle s’appuie dessus pour enrichir la proposition cinématographique, a-t-il ajouté.
Lors du processus de préproduction, le temps, c’est de l’argent, alors cela nous permet d’avancer plus vite sans sacrifier la qualité ou le savoir-faire, a précisé le cinéaste âgé de 83 ans.
Toutefois, il n’indique pas recourir à l’IA pour générer une partie d’un film.
Dans la vidéo de Black Forest Labs mise en ligne sur YouTube, on voit Martin Scorsese demander à Flux – le produit développé par l'entreprise – de créer l’image d’une petite ville médiévale du Caucase aux rues étroites et pavées, telle qu’il l’a visualisée dans son esprit.
Sur le site de la jeune pousse, Martin Scorsese rappelle qu’il a utilisé la technologie 3D pour son film Hugo (2011), et une technologie de rajeunissement pour The Irishman (2019) afin de faire paraître Robert De Niro, Al Pacino et Joe Pesci plus jeunes.
Rappelons-nous que le cinéma est un médium encore jeune — il n’a qu'environ 125 ans —, nous devons donc rester ouverts à la façon dont il peut évoluer, a également souligné le réalisateur des Affranchis, de Taxi Driver ou encore du Loup de Wall Street.
D’autres cinéastes en faveur de l'IA
Martin Scorsese n’est pas le premier cinéaste à se rapprocher d’une entreprise spécialisée en IA. Depuis 2024, James Cameron (Avatar, Titanic) est membre du conseil d’administration de Stability AI, qui développe des générateurs d’images, de vidéos, mais aussi de 3D et d’audio.
Le réalisateur Darren Aronofsky, à qui l’on doit les films Requiem for a Dream et Black Swan, a créé le studio spécialisé en IA Primordial Soup, qui a produit des courts métrages en partenariat avec Google DeepMind.
Quant à Steven Soderbergh, il s’est associé avec Meta pour générer des séquences de son documentaire John Lennon : The Last Interview, dévoilé lors du Festival de Cannes.
Le mois dernier, lors du Festival de Cannes, Peter Jackson, connu pour avoir réalisé les films de la saga Le seigneur des anneaux, a affiché son ouverture à l’IA, déclarant que, bien utilisé, c’était un outil comme un autre.
Le 10 juin, le festival de films Tribeca présentera, en première, Dreams of Violets, un film entièrement généré par IA sur la résistance du peuple iranien.
Toutefois, le recours à l’IA continue de diviser à Hollywood. Le mois dernier, l’Académie des Oscars a annoncé que les acteurs et les scénarios générés par IA ne seront pas admissibles aux Oscars.
Avec les informations de Variety et Deadline


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