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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLe tribunal de Gênes a reconnu coupables et a condamné jeudi à de la prison ferme 32 accusés pour leur rôle dans l'effondrement du pont Morandi en 2018 dans cette ville du nord-ouest de l'Italie, un drame qui avait fait 43 morts.
Des peines allant jusqu'à 12 ans de prison ont été prononcées contre les accusés, dont plusieurs ex-cadres de la société d'autoroutes Autostrade per l'Italia (Aspi), gestionnaire de cet immense viaduc situé sur l'autoroute reliant l'Italie à la France.

Les proches des victimes et des dizaines de médias étaient présents à l'audience au tribunal de Gênes.
Photo : afp via getty images / MARCO BERTORELLO
Aujourd'hui, nous pouvons dire qu'il existe des coupables pour nos proches assassinés, a lancé Michele Matti Altadonna, le frère d'une des victimes, à l'issue de ce procès-fleuve qui s'était ouvert en 2022.
L'ex-directeur général de la société d'autoroutes gestionnaire du viaduc, Giovanni Castellucci, déjà en prison pour un autre accident meurtrier survenu en 2013 sur un viaduc du sud de l'Italie, a été reconnu coupable de négligence et d'homicide involontaire.
Je me sens responsable, mais pas coupable, avait-il déclaré face aux juges, malgré le constat accablant des magistrats chargés de l'enquête sur cette catastrophe dont les images ont fait le tour du monde.
Ceux-ci avaient notamment pointé qu'entre l'inauguration [du pont] en 1967 et l'effondrement, 51 ans plus tard, il n'a pas été procédé aux interventions de maintenance minimales pour renforcer les câbles du pilier numéro 9, qui s'est affaissé le jour du drame.

Le pont autoroutier Morandi en partie détruit, en 2018.
Photo : La Presse canadienne / Luca Zennaro/AP
Innocent
Cette tragédie avait jeté une lumière crue sur le piètre état des infrastructures de transport en Italie et sur le rôle trouble de la société d'autoroutes Autostrade, accusée d'avoir failli à l'entretien de l'ouvrage d'art pour réaliser des économies.
Me Giovanni Paolo Accinni, avocat de Giovanni Castellucci, a cependant estimé jeudi que son client était innocent et qu'il fera appel.

Giovanni Paolo Accini, l'avocat de l'ancien PDG d'Atlantia, Giovanni Castellucci, s'adresse aux médias au palais de justice.
Photo : Getty Images / MARCO BERTORELLO
Selon la thèse principale de la défense, c'est un vice de construction caché, soit une corrosion des câbles du pont, qui a provoqué son écroulement, et non un manque d'entretien.
Si leurs anciens dirigeants se sont retrouvés sur le banc des accusés, la société Autostrade et sa filiale Spea ont en revanche échappé au procès grâce à un accord conclu avec le parquet.
Au moment du drame, Autostrade appartenait au groupe Atlantia, contrôlé par la richissime famille Benetton, qui a fini par céder sa part en mai 2022 à l'Etat, poussé vers la sortie sous la pression de la classe politique et de l'opinion publique.
À quelques kilomètres du tribunal, au-dessus d'un mémorial pour les victimes, un nouveau pont dessiné par l'architecte génois Renzo Piano et inauguré en 2020 accueillait jeudi le dense trafic des vacanciers.


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