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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwaySeule une petite proportion des personnes ayant demandé l'accès à la résidence permanente en vertu du nouveau Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ) ont maintenant en main le document pour l’obtenir.
En date du 31 juillet, Québec confirme que 2792 Certificats de sélection (CSQ) ont été délivrés depuis la création du programme l'été dernier.
Mardi après-midi, le ministère de l'Immigration, de la Francisation et de l'Intégration (MIFI) a précisé que, durant la même période, Québec a invité 16 677 personnes à présenter leur demande de résidence pour eux-mêmes et pour certains membres de leur famille.
De ce nombre, 11 288 demandes de sélection permanentes ont été présentées.
Le CSQ permet aux personnes immigrantes de faire une demande de résidence permanente auprès du gouvernement canadien.
Le PSTQ en bref :
Lancé à l'été 2025, le PSTQ était jusqu'a tout récemment la seule voie d'accès permettant d'obtenir un Certificat de sélection du Québec (CSQ). Depuis juillet, le Programme de l'expérience québécoise (PEQ) permet également à certaines personnes immigrantes de faire une demande de résidence permanente.
Les personnes souhaitant obtenir un CSQ déclarent leur intérêt dans le PSTQ.
Québec envoie des invitations à déposer un dossier uniquement aux requérants qui répondent aux critères établis par le ministre de l’Immigration, après quoi les requérants ont 30 jours pour accepter l’invitation, ensuite 60 jours pour déposer leur dossier.
Un dossier peut comporter plusieurs personnes, par exemple le conjoint ou la conjointe du requérant principal ou ses enfants, tandis que le CSQ est propre à un individu.
Un échec, selon un avocat
Le PSTQ, c’est une catastrophe, tonne l’avocat en droit d’immigration Maxime Lapointe. Tous les jours, il accueille des clients en larmes, dévastés et anxieux par rapport à leur avenir migratoire au Québec.
Le fait que le [nouveau] ministre de l’Immigration, sa première décision, M. Bonnardel, a été de dresser la priorité de traitements de dossier par rapport a l’expiration des permis de travail, ça veut dire que le ministre n'avait rien foutu les six mois auparavant.
Selon lui, le programme n’a pas été utilisé à sa juste valeur, et il accuse Québec d'avoir agi à des fins électoralistes.
On voit que le gouvernement contrôle l’immigration au niveau des cibles d’immigration, au niveau des invitations, au niveau des approbations de CSQ uniquement pour pouvoir dire à la population : "Vous voyez, cette année, on n’a pas trop pris d’immigrants", dénonce-t-il

Maxime Lapointe, avocat en droit de l'immigration.
Photo : Radio-Canada / Marika Wheeler
Des milliers de demandes au PEQ
Par ailleurs, plus de 10 487 demandes ont été déposées auprès du Programme de l'expérience québécoise (PEQ) depuis sa réouverture le mois dernier. Il permet à certains travailleurs étrangers et personnes immigrantes diplômés au Québec d'obtenir la résidence permanente.
Soulignons que, parmi celles-ci, certaines demandes peuvent être jugées non recevables, met en garde un porte-parole du ministère de l’Immigration, de la Francisation, et de l’Intégration (MIFI) par courriel.
Il est encore trop tôt pour communiquer le nombre de certificats de sélection du Québec émis dans le cadre de ce programme.
Rappelons que le gouvernement Fréchette a fait renaître de ses cendres le populaire programme, à partir du 2 juillet. Seules les personnes ayant au moins deux ans d’expérience de travail ou qui avaient obtenu un diplôme au Québec avant le 19 novembre 2025 peuvent déposer un dossier.

Le ministre de l'Immigration, de la Francisation et de l'Intégration, François Bonnardel.
Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers
La décision d’arrêter d’accepter les dossiers, sans préavis et sans clause de droit acquis, avait été vivement critiquée par plusieurs, dont le Conseil du patronat, des chambres de commerce, les maires de Montréal et de Québec, le PDG du CHU de Québec. Plusieurs manifestations avaient été organisées pour soutenir ceux que l’on a baptisés les orphelins du PEQ.
La nouvelle mouture du programme n’a pas de plafond, avait précisé le ministre Bonnardel lors de l’annonce de la réouverture.
Un chiffre à prendre avec des pincettes
Les volumes ne me surprennent pas, mais j’ai hâte de voir les résultats, affirme l’avocat en droit d’immigration Maxime Lapointe.
Selon lui le nombre de dossiers est un chiffre à prendre avec des pincettes, car il s’attend à ce qu’un bon nombre soient refusés en raison de leur non-conformité ou du fait que le demandeur n’aura pas une réponse assez rapidement.
On a un permis de travail à prolonger ou à maintenir pendant que le MIFI traite le dossier, puis, nous, des refus de permis de travail qui vient à échéance, on en a 10 par semaine, illustre-t-il.
Un large effort organisationnel
L'examen des demandes reçues au PSTQ se poursuit en parallèle à celles déposées au PEQ, indique le ministère de l’Immigration.
Le MIFI réalise un large effort organisationnel pour répondre aux demandes reçues de la clientèle dans le PEQ, avec la mise en place d’équipes dédiées pour traiter ces demandes, indique le porte-parole.
Le gouvernement du Québec promet de maintenir sa cible de 45 000 immigrants permanents par année et a donc réduit le nombre de personnes invitées par le PSTQ d'environ 2500 personnes par mois à environ 500.
Les invitations dans le PSTQ [visent] majoritairement les personnes qui ne peuvent se prévaloir du PEQ , explique le MIFI. Me Lapointe demande au gouvernement de faire un état des lieux avant l’élection provinciale pour avoir les bons chiffres par rapport aux inventaires des dossiers de personnes immigrantes souhaitant accéder à la résidence permanente et ceux en voie de l’obtenir.


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