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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayEn marge du sommet de l'OTAN qui s'amorce mardi en Turquie, le président américain, Donald Trump, a multiplié les égards envers le pays hôte et son homme fort, tout en réitérant ses griefs à l'endroit des pays de l'Alliance.
S'il n'a pas écarté une réduction des effectifs militaires américains en sol européen, il s'est montré beaucoup plus conciliant à l'endroit de la Turquie.
Il a ainsi exprimé son intention de lever les sanctions imposées à Ankara pendant son premier mandat, évoquant aussi la possibilité de lui permettre de nouveau d'acquérir des chasseurs F-35.
Un tel scénario se heurterait toutefois à une résistance d'élus du Congrès et inquiéterait Israël.
Depuis 2020, la Turquie est sous le coup de sanctions américaines et ne peut acheter de F-15 depuis l'acquisition d'un système de défense antiaérienne russe.
Alors que Washington craignait alors que Moscou puisse apprendre à détecter, voire neutraliser les avions de chasse américains, le président américain a balayé toute préoccupation.
Je n’ai aucune inquiétude en ce qui concerne la Turquie. Je dirais que nos relations avec elle sont probablement meilleures aujourd’hui qu’elles ne l’ont jamais été, a-t-il lancé, aux côtés du président Recep Tayyip Erdogan, assis à côté de lui.
Nous allons lever les sanctions, a affirmé le président américain. Il est temps. Nous ne voulons pas sanctionner des amis, a-t-il dit.
La Turquie, qu'il a qualifiée de grande alliée, a été beaucoup plus loyale aux États-Unis que d'autres pays, a-t-il affirmé, se réjouissant qu'elle ne soit pas entrée dans le conflit aux côtés de la Turquie.
Il a par ailleurs vanté le travail incroyable de l'homme fort de la Turquie ainsi que la relation qu'il a avec son homologue turc.
Nous sommes de grands amis. Depuis le début, nous avons une chimie incroyable. Nous avons une relation très spéciale.

Le président américain, Donald Trump, et son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, ont eu une rencontre à la base aérienne d’Etimesgut, près d’Ankara, avant sa participation au 36e sommet des chefs d’État et de gouvernement des pays de l’OTAN, le 7 juillet 2026.
Photo : Getty Images / AFP / SAUL LOEB
Devant l'annonce d'une possible vente de F-15 à la Turquie, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a multiplié les interventions dans les médias américains, tout en prenant soin de ménager le président Trump et de minimiser leurs différends, notamment sur le protocole de paix avec l'Iran.
En entrevue à CNN, il a affirmé qu'un tel scénario détruirait l'équilibre des pouvoirs au Moyen-Orient, un argument qu'il avait précédemment martelé sur les ondes de Fox News.
Je pense que tout le monde comprend que, malgré les liens d’amitié personnels entre les présidents Trump et Erdogan, la Turquie n’est pas pour autant un pays ami des États-Unis. Au contraire, a mis en garde le premier ministre israélien. Ce n'est pas un allié modèle des États-Unis, a-t-il plaidé, ajoutant que la Turquie menaçait de détruire Israël.
Accueilli en grande pompe par le président Erdogan, à l'image de la réception que lui réservent plusieurs pays, le président Trump s'est cependant montré sensible aux gestes de flatterie diplomatique d'Ankara.
Je viens d’atterrir à l’aéroport, et voir un si bel aéroport, avec un bâtiment qui porte mon nom, m’a fait très plaisir, a-t-il lancé pendant leur entretien devant les médias.
Inauguré avant le sommet, le nouvel aéroport de la capitale ne porte pas le nom de Donald Trump, mais il est possible que les autorités turques aient baptisé un terminal VIP temporaire ou un salon d'accueil en l'honneur du président américain.
Trump n'exclut pas une nouvelle réduction des effectifs militaires en Europe

Des avions de combat de l'OTAN s'alignent sur la base aérienne américaine de Ramstein, en Allemagne, en juin 2024.
Photo : Reuters / Thilo Schmuelgen
Depuis longtemps critique de l'OTAN, le président américain a accentué ses remises en question de l'engagement américain au cours des derniers mois – une position qu'il a maintenue à l'aube de la rencontre avec les dirigeants des pays alliés.
Le président américain, qui a annoncé il y a deux mois le retrait de 5000 militaires stationnés en Allemagne, n'a pas fermé la porte à une nouvelle réduction des effectifs militaires américains en Europe.
On va voir, a-t-il répondu à un journaliste.
Selon CNN, il envisage de réduire d'un tiers les troupes américaines déployées sur le continent.
J’ai été très déçu par l’OTAN. Et, franchement, si le sommet ne s’était pas tenu en Turquie, où mon ami est un dirigeant très fort, je ne serais peut-être même pas venu, a-t-il ajouté avant d'énumérer ses doléances habituelles.
Donald Trump est notamment revenu à la charge sur le Groenland.
C’est ce qui a nui à ma relation avec l’OTAN. Parce que le Groenland n’aide pas le Danemark. Le Danemark ne dépense pas vraiment d’argent pour aider le Groenland, alors que c’est un élément important pour les États-Unis. Et il est entouré de navires chinois et russes, a-t-il réitéré.
Le Groenland devrait être sous le contrôle des États-Unis, pas du Danemark. Nous pourrions retirer tous nos soldats d’Europe. Ils feraient mieux de faire attention.
Le président américain a par ailleurs de nouveau déploré le refus des pays de l'Alliance de s'engager aux côtés des États-Unis dans la guerre israélo-américaine contre l'Iran.
L’Italie nous a dit non, l’Allemagne nous a dit non et la France nous a dit non, leur a-t-il reproché, tout en affirmant que les États-Unis n'avaient pas besoin de leur aide. Dans un sens, je leur faisais passer un test, a-t-il dit.
Pourquoi dépensons-nous des centaines de milliards de dollars s’ils ne sont pas là pour nous? Nous, nous avons toujours été là pour eux, a-t-il répété. L'OTAN a invoqué une seule fois l'article 5, en vertu duquel une attaque contre un pays membre de l'OTAN est considérée comme une attaque contre tous : c'était pour se porter à la défense des États-Unis en Afghanistan après les attaques terroristes du 11 septembre 2001.
C'est dans ce climat que se tiendra le sommet, pendant lequel il sera notamment question des dépenses militaires des pays membres. Les États-Unis réclament qu'ils renforcent leurs capacités de défense.
Dans l'espoir de convaincre Washington du sérieux des pays de l'organisation, le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, a annoncé mardi plusieurs contrats d'armement qui se chiffrent [...] littéralement [en] milliards de dollars.
L'an dernier, les 32 pays de l'Alliance se sont engagés à consacrer d'ici 2035 au moins 5 % de leur produit intérieur brut à leurs dépenses de sécurité, dont 3,5 % pour leurs dépenses militaires.
Malgré ses critiques, Trump dit bien aimer Meloni
Le sommet marquera la première rencontre entre le président américain et la première ministre italienne, Giorgia Meloni, depuis leur échange des coups sur les réseaux sociaux, après le sommet du G7 en France, le mois dernier.
Interrogé sur sa plus récente provocation, Donald Trump n'en a pas expliqué le sens, réitérant ses griefs, tout en disant l'apprécier.
Lundi, le président américain a publié sur sa plateforme Truth Social une image trafiquée montrant la dirigeante italienne en train de le regarder de façon admirative, accompagnée de la légende Ordonnance de protection nécessaire.
Je pense qu’elle est quelqu'un de bien, en fait. [...] [Notre relation] s’est un peu dégradée parce qu’elle a refusé de nous aider. Je ne lui ai pas mis beaucoup de pression, mais elle a refusé de s’impliquer dans le dossier du détroit d’Ormuz, ou, plus largement, de l’Iran. Cela a quelque peu refroidi ma relation avec elle, mais je l’aime bien, a-t-il répondu aux journalistes.
Après le sommet du G7, il avait écrit que la dirigeante d’extrême droite italienne l’avait supplié de se faire photographier avec elle, ce qu'elle avait démenti avec véhémence sur les réseaux sociaux.
Le président américain avait ensuite affirmé qu'elle voulait de nouveau être amie avec lui pour accroître sa popularité en berne.
Monsieur le président Trump, ces attaques constantes et non provoquées n’ont aucun sens, avait-elle répliqué.
Quant à ma popularité, être votre amie ne l’a certainement pas aidée, et elle ne dépend pas non plus de ma relation avec vous. Ma popularité ne vous regarde pas. Je vous suggère de vous concentrer sur la vôtre, avait-elle asséné.
Avec les informations de Agence France-Presse


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