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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLa séquence de 546 matchs consécutifs de Nick Suzuki, la deuxième parmi les joueurs de la Ligue nationale de hockey (LNH), prendra fin vendredi soir à Chicago.
Le capitaine du Canadien ratera de deux à quatre semaines d’activités après s’être blessé à la main gauche, mardi soir, lorsqu’il a été atteint par un tir de Michael Kesselring, des Sharks de San José, en fin de troisième période.
Cela signifie que Suzuki, si l’échéancier se confirme, pourrait rater entre 7 et 14 matchs.
Le Canadien n’a pas tout à fait la fiche qu’il souhaiterait avoir en ce début de saison, et la perte de Suzuki n’aidera pas à demeurer compétitif dans une division aussi coupe-gorge que l’Atlantique. Heureusement, le calendrier est favorable de ce point de vue, car le Canadien jouera la grande majorité de ses 14 prochains matchs contre des équipes de l’Ouest, et seulement deux face à des rivaux de sa divison.
C’est la première fois que le CH aura à composer avec l’absence de Suzuki depuis son arrivée dans la LNH.
C’est sûr que Suzy est un gros morceau, mais je pense que ce qui nous aide toujours à continuer, c'est le jeu collectif, estime l’entraîneur-chef Martin St-Louis. Ça a beaucoup plus de pouvoir, le jeu collectif, que de passer juste par un individu. Alors, on se base là-dessus.
L’équipe est non seulement privée de son meilleur marqueur, mais également du joueur qui permettait à la ligne de centre de garder un peu de mordant.
Oliver Kapanen aura l’occasion de retourner à sa position naturelle lors du voyage de quatre matchs qu’entreprend l’équipe vendredi. Il s’est retrouvé au centre de Cole Caufield et de Juraj Slafkovsky à l’entraînement, jeudi, et il reconnaît qu’il y a là pour lui une belle occasion d’améliorer son profil au sein de l’équipe.
Mais, même si Slafkovsky, qui a joué abondamment avec Kapanen l’an dernier, a tenu des propos flatteurs à son endroit, il est utopique d’espérer que Kapanen duplique le travail du meilleur pointeur de l’équipe et de l’attaquant le plus utilisé.
C’est une perte énorme, a reconnu son complice Cole Caufield. Personne ne peut vraiment remplacer Suzy et on en est conscients. En tant qu’équipe, tout le monde va devoir élever son jeu. Je pense que Kappy est un joueur intelligent, on peut en quelque sorte le placer n’importe où dans la formation, et j’espère qu’on trouvera le moyen de créer des choses ensemble, mais tout le monde va devoir se mobiliser.
De l’imputabilité
Il ne faudrait pas négliger non plus ce que pourrait représenter l’absence de Suzuki en matière de leadership.
On a senti dernièrement que les joueurs voulaient augmenter le niveau d’imputabilité entre eux, exiger davantage d’eux-mêmes, mais l’environnement dans lequel cela se déroule doit demeurer sain. Perdre pendant quelques semaines le joueur qui préside le plus à la cohésion dans le vestiaire rend le moment un peu plus délicat.
Quand tu as de l’imputabilité, ça ne veut pas dire que tu pointes du doigt, a fait valoir St-Louis. Mais si tu es pour prendre ces actions-là, tu es mieux de te juger toi-même en premier, et de te regarder dans le miroir.
Mais je pense qu'on a ça. On n’est pas un groupe qui pointe du doigt. On est un groupe qui prend ses responsabilités, qui a de l’honnêteté et qui se regarde dans le miroir.
En ce sens, a ajouté l’entraîneur-chef, l’esprit de corps chez le Canadien ne dépend pas seulement de son principal leader, et l’équipe peut très bien naviguer sans lui pendant un certain temps.
Je sais que Suzy, c'est notre capitaine, mais on a beaucoup de leaders à travers ça, et notre culture va nous aider à passer à travers ces affaires-là. C'est sûr que tu perds un gros morceau, mais je pense qu’on va être capable de continuer.
Le jeune Ivan Demidov portait encore sa botte protectrice mardi et son retour n’est pas imminent. C’est donc dire que le Canadien doit se débrouiller prochainement sans les services de deux de ses quatre meilleurs attaquants.
Des changements en avantage numérique
L’absence de Suzuki a par ailleurs forcé St-Louis à redessiner son avantage numérique. Ainsi, il a décidé de garder intact le nouveau trio Caufield-Kapanen-Slafkovsky dans la première unité et de lui assigner deux défenseurs, soit le duo Hutson-Dobson.
Mike Matheson s’approche d’un retour au jeu, mais c’est Adam Engström qui œuvrait à la pointe dans la deuxième unité d’avantage numérique.
Owen Beck a par ailleurs été rappelé du Rocket de Laval, de manière à donner au CH un attaquant de plus durant son voyage. Florian Xhekaj semble de retour en santé, du moins suffisamment pour que Beck ait été le joueur d’extra à l’entraînement.


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