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Cinéma Paradiso : et vive le cinéma!

1 month ago 5

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Le 10 mai, à 23 h 25, rendez-vous avec un film qui, depuis 1988, fait battre le cœur sans discontinuer.

Devant un film, on peut toujours mentionner la qualité de l’interprétation, la maîtrise de la mise en scène ou la profondeur d’un récit. Mais parfois, cela ne suffit pas.

Car le film, comme c’est le cas de Cinéma Paradiso, réalisé en 1988 par Giuseppe Tornatore et notamment lauréat du Grand prix du Festival de Cannes et de l’Oscar du meilleur film étranger, a aussi ce supplément d’âme que l’on ne peut pas tout à fait circonscrire, mais qui le rend inoubliable.

Un homme et un garçon regardent par une fenêtre.

Cinema Paradiso, de Giuseppe TornatorePhoto : Miramax

Pleurer une mort en célébrant une vie et des films

Nous sommes à Rome, au tournant des années 90. C’est là que Salvatore, célèbre cinéaste, apprend le décès de son vieil ami Alfredo. De retour dans son petit village en Sicile, Alfredo ouvre alors la porte de ses souvenirs, et notamment celle du cinéma Paradiso, une salle paroissiale où Alfredo œuvrait comme projectionniste et lui apprenait la vie en lui montrant des films.

Un voyage mémoriel dans un monde où le cinéma tenait une place centrale, une célébration de l’amitié, un récit d’émancipation émouvant porté par la géniale musique d’Ennio Morricone : en partant d’un deuil, Cinéma Paradiso parvient à être tout cela, et même plus encore.

Un homme et un garçon devant un projecteur de cinéma.

Cinema Paradiso, de Giuseppe TornatorePhoto : Miramax

Une nostalgie tendre et jamais triste

C’est bien ce qui est beau dans ce film devenu un repère : sa façon de permettre un voyage dans l’Italie d’hier et dans le cheminement d’un jeune garçon sans jamais s’appesantir, sans jamais verser dans le misérabilisme. Au contraire. C’est en déployant une immense tendresse que le film nous fait plonger avec Salvatore dans ces souvenirs de bobines coupées dans la cabine de projection pour éviter les scènes « impudiques » à la demande du curé, d’incendie qui coûtera la vue à Alfredo, d’histoire d’amour naissante avec une jeune fille de bonne famille...

La vie et le cinéma, liés dans le meilleur et dans le pire, et un regard nostalgique tout en sentiments : comment ne pas succomber?

Un garçon assis dans une salle, les yeux levés.

Cinema Paradiso, de Giuseppe TornatorePhoto : Miramax

Inoubliable Philippe Noiret

Alexandre le bienheureux, Le juge et l’assassin, La grande bouffe, Le vieux fusil, Les ripoux... Bien sûr, la carrière du comédien français aura été jonchée de grands rôles et d’interprétations mémorables. Mais dans Cinéma Paradiso, il fait plus qu’interpréter. Il est ce projectionniste-mentor parant chacune des interactions avec le jeune Salvatore (formidable et expressif Salvatore Cascio) d’une bonhommie unique, drôle, bouleversante.

Et que dire, sauf qu’elle nous manque, de cette voix chaude, profonde et éminemment sympathique dont les vibrations semblent encore résonner aujourd’hui?

Cinéma Paradiso à voir sur ICI Télé le 10 mai, à 23 h 25

La bande-annonce (source :YouTube)

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