PROTECT YOURSELF with Orgo-Life® QUANTUM TECHNOLOGY
Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayÉcouter l’article | 4 minutes
La version audio de cet article est générée par la synthèse vocale, une technologie basée sur l’intelligence artificielle.
Réfugié dans un abri anti-bombe de la région de Kherson, dans le sud de l’Ukraine, le biologiste Oleksiy Vasyliuk se prépare à s’aventurer sur la ligne de front boisée, où il mène avec son équipe des recherches, malgré la menace des drones et des bombardements.
Très peu de biologistes sont prêts à s’aventurer dans de telles conditions, raconte-t-il à CBC, depuis l'abri où les scientifiques ont établi un laboratoire de fortune.
Les biologistes estiment que l’invasion menée par la Russie en Ukraine a un impact dévastateur sur l'écosystème du pays et menace d’extinction plusieurs espèces indigènes.
Dans les zones de combat, des soldats ont notamment découvert des nids d'oiseaux construits à partir des câbles de fibres optiques utilisés pour guider des drones.

Un nid d'oiseau constitué de câbles de fibres optiques, utilisé pour guider des drones en Ukraine.
Photo : National Museum of the History of Ukraine in Second World War / RomanPupenko
Ces câbles sont tellement omniprésents dans la zone de combat que les soldats n'ont pas été pas surpris de voir les oiseaux les utiliser, affirme Mykhailo Mlechko de la brigade Hart de l’armée ukrainienne, qui a découvert l'un de ces nids à 10 kilomètres de la ligne de front.
Mais, selon le biologiste Oleksiy Vasyliuk, les câbles de fibres optiques constituent une menace pour les populations d'oiseaux.
Des dizaines d'espèces endémiques concernées
Selon Oleksiy Vasyliuk, au moins 22 espèces végétales et 12 espèces animales sont endémiques de la région, ce qui signifie qu’elles ne vivent nulle part ailleurs.
Ce ne sont pas des espèces que l’on trouve partout sur la planète, et à cause du conflit, il est probable que nous ne revoyions plus jamais aucune de ces espèces, prévient-il.
Le scientifique s'intéresse plus particulièrement à la restauration de l'écosystème après la destruction, en juin 2023, du barrage de Nova Kakhovka, occupé par la Russie, qui a provoqué le déversement de 83 000 tonnes de polluants dans les cours d'eau de la région.
L'une des espèces en danger d'extinction, que Vasyliuk étudie, est le rat-taupe des sables, que l'on retrouve uniquement le long du fleuve Dniepr, devenu une zone de combat depuis le début des hostilités.

Un rat-taupe des sables, une espèce en danger d'extinction, que l'on retrouve uniquement le long du fleuve Dniepr.
Photo : iNaturalist / csdeant
Oleksiy Vasyliuk espère qu’après la guerre, les efforts de restauration ne seront pas menés à l’aveuglette. Nous ne pourrons pas replanter cette forêt, car le climat a changé, dit-il. L’Ukraine sera différente.
Il exhorte la classe politique à considérer ces espèces endémiques lors de la reconstruction de l'Ukraine.

Le cheval de Przewalski est une espèce menacée qui a été réintroduit avec succès dans la zone d'exclusion de Tchernobyl en 1998. (Photo d'archives)
Photo : CBC / Svitlana Kudrenko
Le cheval de Przewalski, espèce menacée d'extinction et dernier cheval sauvage au monde, qui a trouvé refuge dans la zone d'exclusion de Tchernobyl, subit aussi les contrecoups de ce conflit.
Des images de caméras de chasse récupérées par des soldats révèlent que la remilitarisation de cette région du nord de l’Ukraine, le long de la frontière biélorusse, a un impact considérable sur leurs populations.
Selon la chercheuse Svitlana Kudrenko, non seulement les chevaux modifient généralement leurs habitudes de pâturage pour éviter l'activité humaine, ce qui les rend plus vulnérables aux prédateurs, mais ils sont aussi suffisamment lourds pour déclencher des mines antichars. Trois d'entre eux ont déjà été tués, a-t-elle précisé.
Le cas de la mer Noire
Des organisations telles que l’Observatoire des conflits et de l’environnement (CEOBS) documentent les dommages de la guerre sur les écosystèmes et militent pour de meilleures protections de l'environnement.
Linas Svolkinas, chercheur au CEOBS, se spécialise dans les conséquences des conflits sur les espèces indigènes de la mer Noire.
Selon lui, la mer Noire a longtemps été négligée par la communauté scientifique en raison de la situation géopolitique instable de la région. Aujourd'hui, les recensements des populations de dauphins et de marsouins, autrefois rares, sont impossibles.
Tout ce que nous pouvons faire, en réalité, c’est simplement compter les animaux échoués, dit-il, en affirmant que les scientifiques ont enregistré une augmentation des animaux échoués depuis le début de la guerre.
D'après un texte de Sophie Wallace, de CBC News


17 hours ago
5






















English (US) ·
French (CA) ·
French (FR) ·