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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayFace à l'exaspération des chefs et des aînés autochtones qui réclament l'expulsion des groupes criminels qui prolifèrent dans leurs communautés, le gouvernement du Québec annonce le déploiement imminent d’une stratégie alliant nouvelles lois, force policière et guérison culturelle.
La situation est particulièrement alarmante dans la communauté de Kanesatake, à l’ouest de Montréal. Des résidents se plaignent du climat d'insécurité qui y prévaut, marqué notamment par des décharges d'armes à feu en pleine nuit et des courses illégales de véhicules.
S’exprimant lors de l’étude de crédits à l’Assemblée nationale, mardi, le ministre responsable des Relations avec les Premières Nations et les Inuit, Ian Lafrenière, a expliqué que l'instabilité politique et le modèle de gouvernance actuel de la communauté contribuent grandement à l'emprise du crime organisé sur ce territoire.
Pour y remédier, le ministre a annoncé le lancement très prochain, d'ici quelques semaines, d'un plan d'action costaud, élaboré en étroite collaboration avec le gouvernement fédéral.
Contacté par Espaces autochtones pour avoir plus de détails sur le plan en préparation, le bureau de M. Lafrenière a refusé d'en dire plus pour le moment.
Répression et présence policière accrue
Pour contrer l'influence de ces groupes criminels, le gouvernement mise sur plusieurs mesures répressives concrètes, dont la loi anti-patch. Grâce à l'adoption de la loi 13, il est désormais interdit aux groupes criminalisés de s'afficher avec leurs couleurs.
D’après le ministre Lafrenière, cette initiative a eu un effet de dissuasion direct, incitant les motards criminels à annuler leur first run (première sortie annuelle) au Québec cette année.
Québec compte aussi sur la mise en place d’unités combinant l'expertise de policiers autochtones et allochtones, du SPVM et de la Sûreté du Québec. Déployée notamment à Sept-Îles, cette force d'intervention a récemment mené à un bilan impressionnant de 70 arrestations.
Le gouvernement table également sur des modifications législatives qui permettent aux communautés de se regrouper pour former des régies de police régionales.
Au-delà de la répression
Bien que la lutte au crime organisé soit une priorité, le ministre Lafrenière souligne que la répression, seule, est vouée à l'échec à long terme. Si on sort les vendeurs [de drogues], mais si on met rien en place, le lendemain, il y a un autre vendeur qui va prendre la place parce qu'il y a mal de vivre.
Le gouvernement du Québec dit collaborer avec les organisations autochtones et inuit pour développer des mesures préventives axées sur la santé et les services sociaux.
L'accent est mis sur les initiatives culturelles visant à aider les individus vulnérables à se reconnecter avec leurs racines et à rebâtir leur attachement au territoire, pour rompre avec la vulnérabilité exploitée par les réseaux criminels.


3 weeks ago
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