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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLe gouvernement du Québec veut miser sur la diversification des produits dans les scieries de la province pour aider les entreprises à traverser la crise qui frappe l’industrie.
Le bois d'œuvre canadien est touché par des droits de douane américains de 45 % et rien ne semble indiquer que le conflit commercial se réglera dans un avenir rapproché. Le ralentissement des mises en chantier aux États-Unis fait aussi diminuer la demande en bois canadien.
Depuis des mois, des dizaines de scieries dans toutes les régions de la province ont fermé temporairement ou définitivement leurs portes. Des centaines de travailleurs dans les usines et en forêt ont perdu leur emploi en raison de la crise.
Une des solutions, c’est de pouvoir opérer un virage, innover, se diversifier dans nos produits, explique la ministre des Ressources naturelles et des Forêts, Kateri Champagne Jourdain. C’est là qu’on veut être présents : avec des industries qui désirent opérer un virage.
Dans l'espoir de protéger l'industrie, Québec offre donc des prêts pardonnables pour les usines qui proposent des projets à valeur ajoutée.
Ce nouveau programme de 60 millions de dollars est puisé dans la cagnotte de 365 millions de dollars sur cinq ans prévue dans le budget provincial pour soutenir l'industrie, débloqué en mars dernier.
Chaque scierie pourrait obtenir un financement maximal de cinq millions de dollars.
L’état et la performance de chaque usine seront évalués. Le gouvernement prendra également en compte la région et la compétitivité des scieries sélectionnées pour octroyer le financement.
Il faut sortir du deux par quatre!
La ministre soutient que l’objectif est de valoriser et de développer les sous-produits des scieries.
On peut faire des granules, du revêtement extérieur. On peut aussi aller vers les biomasses, le biochar [...] On parle aussi beaucoup du collé-lamellé pour faire de plus gros morceaux de bois et faire de grosses poutres, lance la ministre.

L'industrie du bois d'oeuvre est frappée de tarifs de 45 % aux États-Unis.
Photo : La Presse canadienne / Christinne Muschi
Kateri Champagne Jourdain souligne que, jusqu’à présent, les usines qui ont investi dans la deuxième et troisième transformation du bois sont plus résilientes à la crise.
Des regroupements de scieries inévitables
La ministre Champagne-Jourdain admet que l’avenir pour les scieries indépendantes au Québec s’annonce très difficile. Selon elle, une consolidation est inévitable.
Autrement dit, les gros joueurs reprendront les plus petites scieries dans un avenir rapproché, selon elle.
L’industrie en est consciente et commence à s’organiser pour pouvoir réaliser ces consolidations et être capable de reprendre parfois des usines, explique celle qui est en poste depuis un peu plus de deux mois.
La ministre Champagne Jourdain anticipe aussi une reprise du marché de la construction aux États-Unis en 2027. Une lueur d’espoir, croit-elle, puisque la demande pour le bois d'œuvre québécois pourrait reprendre.


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