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De plus en plus de joueurs de tennis au Canada

3 weeks ago 21

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Le nombre de joueurs de tennis au pays est en augmentation, selon un sondage dévoilé mercredi matin par Tennis Canada.

Selon le coup de sonde, plus de six millions de Canadiens ont foulé un court de tennis en 2025, ce qui représente une hausse d’un million de joueurs en deux ans.

Même s’il ne s’agit pas nécessairement de joueurs assidus, ces chiffres ont de quoi réjouir Valérie Tétreault, vice-présidente, Communications et tournois professionnels, et directrice de l’Omnium Banque Nationale à Montréal.

On ne parle pas nécessairement de six millions de joueurs qui jouent chaque semaine. Et c'est vrai qu'il y a une distinction à faire, explique en entrevue à Radio-Canada Sports l’ex-joueuse professionnelle. Mais c'est sûr que je vois ça très positivement. Je pense que ça démontre que le tennis est toujours en croissance en ce qui concerne la participation. C’est notre mission, à Tennis Canada, d'avoir plus de gens qui ont envie de prendre une raquette et de sauter sur un terrain.

La hausse la plus marquée se trouve chez les adolescents. Près de 37 % des jeunes de 12-17 ans ont joué au tennis en 2025, ce qui est une augmentation de 14 % depuis 2023.

Chez les de moins de 12 ans, 29 % ont joué au tennis l'an passé (+ 4 %). Le sport semble avoir une relève assurée.

Où c'est intéressant, c’est qu'il y avait eu un ralentissement, comme la plupart des sports, dans les années de la COVID. Mais depuis qu'on en est sorti, on voit finalement que la courbe est vraiment à la hausse. C'est quelque chose qu'on veut maintenir, indique Valérie Tétreault.

Une joueuse de tennis regarde au loin.

Victoria Mboko

Photo : La Presse canadienne / Christinne Muschi

La passion pour la raquette et la balle jaune ne tombe pas du ciel, car le sport compte de plus en plus d’athlètes qui s’illustrent sur les grands circuits. Il n’y a qu’à penser à Félix Auger-Aliassime, à Gabriel Diallo, à Leylah Annie Fernandez et à Victoria Mboko, pour ne nommer que ceux-là.

Une de nos stratégies pour encourager la participation était de commencer à investir un peu plus dans le développement de la haute performance. On a ouvert le centre national, ici, en 2007, en se disant que le meilleur moyen d'inspirer les jeunes et moins jeunes à vouloir jouer au tennis, c'est d'être un sport qui est de plus en plus vu. C'était justement d'avoir des joueurs qui pouvaient non seulement espérer être dans le top 100 mondial, mais aussi aspirer à remporter des titres d'importance. Ça s'est réalisé depuis et je pense qu'on parle beaucoup plus de tennis. Forcément, lorsqu'on suit un sport, ça nous donne envie de vouloir le pratiquer à son tour.

Aussi positive soit la hausse de participation, il faut tout de même que l’offre suive la demande. Les besoins en infrastructures dans certaines régions du Québec, surtout l’hiver, sont criants.

À Montréal, par exemple, Valérie Tétreault reconnaît que les réservations de terrain au Stade IGA se remplissent en quelques secondes, même s’il s’agit du plus grand centre de tennis intérieur au pays. La vice-présidente estime qu’il faut être créatif.

Il y a un projet au Québec qui est quand même intéressant. Ça a été fait du côté de Waterloo, au club de tennis de François Godbout. C'est une bulle qui est installée seulement pour la période hivernale. Après, elle est retirée pour permettre aux gens de jouer quand même au tennis à l'extérieur pendant la saison estivale. Donc, je pense que c'est une solution qui mérite d'être à l'étude.

Le sondage mené pour le compte de Tennis Canada ne montre qu’une légère baisse de participation chez les 55 ans et plus. En fait, la diminution est de 1 % et pourrait s’expliquer par la popularité du pickleball, qui est considéré comme plus accessible pour certaines personnes.

J'ai vu une donnée comme quoi la moitié des joueurs de pickleball joue aussi au tennis, affirme Valérie Tétreault. Donc je pense qu'il y en a plusieurs qui vont jouer aux deux sports. Nous, on voit le pickleball comme un sport qui peut s'inscrire dans le parcours d'un joueur de tennis.

Ce qui est primordial, c'est de reconnaître qu'on a deux sports qui sont en croissance et que ce sont deux sports qui ont des besoins en infrastructures. Alors, de prendre les infrastructures d'un sport pour les convertir à l'autre sport, ça ne vient pas nécessairement régler le problème, conclut-elle.

Avec les informations d'Antoine Deshaies.

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