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Deux nuits sans frappes en Iran, Trump laisse « de la place » aux négociations

3 days ago 2

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Donald Trump laisse « de la place » pour des pourparlers avec l'Iran, selon son ambassadeur à l'ONU, après une accalmie des frappes américaines qui fait chuter les prix du pétrole lundi.

Ce que fait le président en ce moment, [...] c'est laisser de la place aux négociations. Les négociations se poursuivent, a soutenu dimanche Mike Waltz dans des médias américains, tout en soulignant que M. Trump n'avait pas renoncé à la nouvelle escalade dont il a menacé la République islamique : il n'écarte aucune option.

Aucun bombardement américain n'a été signalé en Iran, dimanche, ce qui marque une pause dans les hostilités après deux semaines de bombardements sans précédent depuis le cessez-le-feu d'avril.

De son côté, l'Iran n'a revendiqué aucune attaque contre ses voisins du Golfe alliés de Washington, et ces derniers n'ont fait état d'aucune alerte nocturne. Comme notre stratégie est essentiellement basée sur la riposte, nous avons également interrompu nos opérations, a commenté le porte-parole de l'armée iranienne, Mohammad Akraminia.

Signe de soulagement, les cours du pétrole s'affichent en forte baisse tôt lundi : près de deux heures après l'ouverture de ce marché, le Brent de la mer du Nord, référence internationale, cédait près de 5 %, autour de 92 dollars le baril, après être même passé brièvement sous la barre des 90 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), reculait d'autant, à environ 84 dollars.

Alors que la guerre dure depuis bientôt cinq mois, la presse américaine fait état d'un possible manque de munitions.

Selon le New York Times, qui cite deux sources proches du dossier, le gouvernement américain s'inquiète de la diminution des stocks de systèmes d'interception de missiles Patriot et d'autres équipements défensifs protégeant les pays de la région.

L'armée américaine dispose de tout ce dont elle a besoin pour mener cette campagne avec toute l'efficacité requise, a rétorqué Mike Waltz, annonçant le déploiement au Moyen-Orient de plus de ressources.

Donald Trump.

Le président américain, Donald Trump

Photo : Getty Images / Eric Lee

Soutien de Nétanyahou

Pour Téhéran, les États-Unis sont dans une situation difficile et instable, et cherchent probablement une nouvelle stratégie, a estimé Mohammad Akraminia.

À deux jours d'une visite à Washington de Benyamin Nétanyahou, partisan d'une ligne dure, il a mis en garde les Américains : s'ils se laissent à nouveau tromper par Israël et insistent pour continuer la guerre, particulièrement par des frappes aériennes, elle s'étendra géographiquement.

Le premier ministre israélien a, lui, dit soutenir pleinement les efforts de Donald Trump pour parvenir à mettre fin aux ambitions nucléaires de Téhéran. S'il peut y arriver sans revenir à des combats de haute intensité, c'est très bien, a-t-il déclaré dimanche sur Fox News.

La guerre au Moyen-Orient a débuté le 28 février par une campagne de bombardements israélo-américains en Iran et fait des milliers de morts dans la région. Elle a aussi ébranlé l'économie mondiale en bloquant le trafic dans le détroit d'Ormuz, entre l'Iran et la péninsule arabique, par lequel transitait avant-guerre un cinquième du commerce mondial d'hydrocarbures.

La République islamique, qui verrouille cette voie maritime stratégique et veut instaurer un péage, a annoncé avoir tenu vendredi et samedi de nouvelles discussions avec Oman, dont les côtes bordent également le détroit, sur sa future gestion.

Un navire dans le détroit d'Ormuz.

Un navire dans le détroit d'Ormuz, au large d'Oman, le 23 juillet 2026.

Photo : Reuters / Stringer

Front yéménite

Un protocole d'accord signé le 17 juin par Washington et Téhéran, prévoyant l'ouverture d'un cycle de négociation de paix de 60 jours, a volé en éclats moins d'un mois après son entrée en vigueur.

Le détroit d'Ormuz, rouvert à la faveur de la signature, est de nouveau contrôlé par l'Iran. Six navires ayant tenté de le traverser sans son autorisation ont été stoppés dans les 24 dernières heures, selon la télévision d'État. Et pour riposter, les États-Unis ont réimposé le blocus des ports iraniens.

Un panache de fumée s'élève en Arabie saoudite après des attaques revendiquées samedi par les Houthis du Yémen contre les installations d'Aramco, à Jizan et à Yanbu.

Un panache de fumée s'élève en Arabie saoudite après des attaques revendiquées samedi par les Houthis du Yémen contre les installations d'Aramco, à Jizan et à Yanbu.

Photo : Reuters / Social Media

Si une accalmie semble s'être installée depuis deux jours dans le Golfe, un nouveau front dans la guerre s'est ouvert avec la reprise, le 13 juillet, des hostilités entre l'Arabie saoudite et les rebelles Houthis du Yémen, soutenus par Téhéran.

Les Houthis ont annoncé dimanche avoir abattu un drone de reconnaissance saoudien.

C'est le contrôle du ciel du pays qui a réveillé la discorde : l'Iran avait envoyé à Sanaa un avion transportant une délégation rebelle sans solliciter l'autorisation de Riyad, contrairement à l'usage depuis 10 ans, ce qui a déclenché des frappes attribuées au royaume sur l'aéroport de Sanaa.

En retour, les Houthis ont attaqué le territoire saoudien pour la première fois depuis 2022. Ils ont notamment visé samedi des installations pétrolières.

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